Les modèles climatiques ne présentent que des tendances les plus vraisemblables à l'instant présent. Autrement dit personne n'a les moyens de garantir que tous les éléments pertinents soient pris en compte correctement. Qu'on les trouve lénifiant — « bah 8 ou 9 degrés de plus dans cent ans ça nous fait une belle jambe, on plantera les vergers au Groenland. » — ou au contraire alarmiste — « qui nous dit qu'une éruption volcanique majeure ne va pas provoquer prochainement un grand refroidissement, vite produisons des gaz à effet de serre pendant qu'il est encore temps. » — ils restent partiellement basés sur des estimations de vraisemblance ontologiquement impossible à valider scientifiquement (i.e. par la reproduction expérimentale).
La portion de trajectoire climatique qui constitue les seules données factuelles intéressantes que l'on puisse tester — l'argument d'y ajouter Mars et Vénus paraissant bien oiseux à quiconque aurait suivi un cycle d'étude primaire en France (où l'on étudie le cycle de l'eau) — est un élément bien peu discriminant. Pour donner une idée, et reprendre votre comparaison avec des modèles de la matière basés sur de la mécanique quantique, donc pour produire des modèles empirique d'interaction atomique il est courant de se baser sur des milliers, ou des millions de trajectoires. Et encore dans la littérature trouvera-t-on bien souvent des modèles ainsi produits très peu transférables et incapables de prédiction hors du minuscule domaine utilisé pour leur ajustement (au risque de paraître employer un argument d'autorité, et juste pour l'anecdote, je suis payé pour le savoir depuis 20 ans ; mais la littérature sur le sujet, et les codes libres pour le vérifier sont très abondant et assez facilement accessibles).
Il me semble donc important de savoir raison garder quant à ces modélisations climatiques. Si elles représentent l'état de l'art, il n'est pas invraisemblable que le futur les voient grandement évoluer. Non pas seulement à cause des moyens de calculs, mais à cause d'observations.
Voici pour le doute.
Quant à son but, d'une part ne pas tomber dans un discours techno-scientifique béat qui décrédibiliserait les efforts liés au climat, l'état de l'art en science n'est pas nécessairement une panacée, encore moins un apogée ; et d'autre part souligner que si les risques sont peut-être moindres qu'envisagés ils peuvent aussi être bien pire, et qu'il serait sans doute urgent d'envisager des actions plus sérieuse que l'interdiction du coton-tige en plastique, ou le renouvellement du parc automobile par des véhicules plus gourmand en énergie pour ne pas obérer les chances de survie de l'espèce humaine.
Subtile précision : le climat, l'horlogerie, la météo, les particules, et cætera, sont bel et bien régis par les mêmes lois pour autant qu'on le sache à l'heure actuelle. Il est juste inenvisageable pour nous (et non pertinent par ailleurs) de les modéliser de la même manière.
[^] # Re: Ah ! Sept jours...
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse à la dépêche Quelles températures après 2080 ?. Évalué à 0.
Les modèles climatiques ne présentent que des tendances les plus vraisemblables à l'instant présent. Autrement dit personne n'a les moyens de garantir que tous les éléments pertinents soient pris en compte correctement. Qu'on les trouve lénifiant — « bah 8 ou 9 degrés de plus dans cent ans ça nous fait une belle jambe, on plantera les vergers au Groenland. » — ou au contraire alarmiste — « qui nous dit qu'une éruption volcanique majeure ne va pas provoquer prochainement un grand refroidissement, vite produisons des gaz à effet de serre pendant qu'il est encore temps. » — ils restent partiellement basés sur des estimations de vraisemblance ontologiquement impossible à valider scientifiquement (i.e. par la reproduction expérimentale).
La portion de trajectoire climatique qui constitue les seules données factuelles intéressantes que l'on puisse tester — l'argument d'y ajouter Mars et Vénus paraissant bien oiseux à quiconque aurait suivi un cycle d'étude primaire en France (où l'on étudie le cycle de l'eau) — est un élément bien peu discriminant. Pour donner une idée, et reprendre votre comparaison avec des modèles de la matière basés sur de la mécanique quantique, donc pour produire des modèles empirique d'interaction atomique il est courant de se baser sur des milliers, ou des millions de trajectoires. Et encore dans la littérature trouvera-t-on bien souvent des modèles ainsi produits très peu transférables et incapables de prédiction hors du minuscule domaine utilisé pour leur ajustement (au risque de paraître employer un argument d'autorité, et juste pour l'anecdote, je suis payé pour le savoir depuis 20 ans ; mais la littérature sur le sujet, et les codes libres pour le vérifier sont très abondant et assez facilement accessibles).
Il me semble donc important de savoir raison garder quant à ces modélisations climatiques. Si elles représentent l'état de l'art, il n'est pas invraisemblable que le futur les voient grandement évoluer. Non pas seulement à cause des moyens de calculs, mais à cause d'observations.
Voici pour le doute.
Quant à son but, d'une part ne pas tomber dans un discours techno-scientifique béat qui décrédibiliserait les efforts liés au climat, l'état de l'art en science n'est pas nécessairement une panacée, encore moins un apogée ; et d'autre part souligner que si les risques sont peut-être moindres qu'envisagés ils peuvent aussi être bien pire, et qu'il serait sans doute urgent d'envisager des actions plus sérieuse que l'interdiction du coton-tige en plastique, ou le renouvellement du parc automobile par des véhicules plus gourmand en énergie pour ne pas obérer les chances de survie de l'espèce humaine.
Subtile précision : le climat, l'horlogerie, la météo, les particules, et cætera, sont bel et bien régis par les mêmes lois pour autant qu'on le sache à l'heure actuelle. Il est juste inenvisageable pour nous (et non pertinent par ailleurs) de les modéliser de la même manière.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace