Pour revenir sur quelques passages des commentaires:
* Linux n'a pas un micro-noyau, vous lavez compris majoritairement mais j'ai cru voir certain commentaires voulant le faire s'en rapporcher. Non, même si vous pensez qu'il est proche, il n'est pas.
* Rapidité du noyau Linux ? Ah! vaste sujet, beaucoup de recherche a été dessus. Mais bon, le résulat est que l'on se confrontera toujours à la barrière "compromis entre portabilité et compatibilité au niveau hardware contre vitesse d'execution". C'est un fait, une constante.
Pourquoi Linux est un noyau modulaire (macro-noyau) ? L'origine vient de la façon dont le "grand ordonnanceur" travail et les temps de latence dans les changement de contextes (tâches, ITs). Le cpu d'origine étant de la classe des CISC (même si maintenant les Intel & Co. sont un curieux mélange) et au vu des instructions proposées, il n'était pas possible de développer micro-noyau rapide, contrairement à ce que l'on peut faire avec un cpu comme les PowerPC. En découlera tout son développement, ses critiques et encouragement.
Pour moi Linux s'est imposé car il est arrivé au bon moment, celui où beaucoup de monde ne voulait d'une dérive de l'informatique, de système monolithique (au sens global, pas seulement sur le noyau). Il était le contre-pied à MS-Win. Et c'était intéressant de voir comment on pouvait inversé la vapeur d'un complexe financié et ce par la volonté non pas d'entreprises quelconque mais d'utilisateurs/développeur/etc... indépendants. Tout cela ajouté au phénomène "chouette moi aussi je peux bidouiller mon OS", intrinséque à "l'open source".
Maintenant regardons ce qu'est devenus Linux. Personnellement j'ai peur. Oui, ce que j'ai redouté il y a 4-5 ans quand j'était heureux de bidouiller dans Linux est arrivé: ça popularité grandissante, il en est maintenant victime. Le developpement (dans son sens complet, pas seulement le système) est éparpillé sur beaucoup d'équipes, chacune possédant sa propre "philosophie" de de programmation et donc pas facile de faire cohabité tout ce petit monde parfois (remarque au sujet des drivers bidouillards). Le problème est mathématique, je ne critique pas les possibilités qu'apporte l'ouverture d'un système (toutes les possibilitées sont vues, etc...) mais lorsque qu'une certaine masse critique de developpeurs, la gestion, la distribution et la publicité (au près des utilisateur) devient difficiles et vague (pour le pauvre Mr lambda en bout de chaine). C'est d'ailleur pour cela que beaucoup de gens encore ne sont pas près de faire le pas vers Linux: pas toujours intuitif (vous me direz c'est le crédo des distributions de faire des choses prètes à l'emploi).
Heureusement pour me rassurer je vois qu'il y a pour les principaux développement des équipes bien faites (pas trop grosses, ni trop petites) qui assurent un suivis et aussi garantissent "la pérénnité" des connaissances et non pas son éparpillement.
* Pour ce qui est du developpement en Inde: on dit "ils sont bon en informatique" ça c'est bon pour le discours d'un manager. Ils aiment bien la réduction des idées. L'informatique étant un vaste domaine, il serait bien difficile qu'un peuple soit bon completement sur tout un domaine aussi vaste. En faite ils sont plutôt bon pour ce qui est du code de haut niveau et d'un truc tout à fait industriel "la qualité" (les niveaux CMM par exemple), ne confondez pas avec la qualité de travail, c'est pas toujours lié (malheureusement). Par contre si maintenant vous allez demander de faire un driver temps-réel à indien vous aller vous mordre les doigts. J'en ai fait l'expérience.
Evidemment vous trouvez toujours l'exception. Mais je parle globalement bien-sûr.
Donc faut crâcher sur tout, mais faut pas non plus faire tout avec des composantes uniques (développeurs Indiens ici par exemple).
Voilà et à plus tard ;-)
PS: sinon le bouquin est bien, bon Tanenbaum à toujours été un peu absolus sur certaines de ses idées. Mais dans l'ensembe il ne dit pas que des conneries. :)
# Re: Seconde édition de "Systèmes d'exploitation"
Posté par Yomgui . En réponse à la dépêche Seconde édition de "Systèmes d'exploitation". Évalué à 1.
* Linux n'a pas un micro-noyau, vous lavez compris majoritairement mais j'ai cru voir certain commentaires voulant le faire s'en rapporcher. Non, même si vous pensez qu'il est proche, il n'est pas.
* Rapidité du noyau Linux ? Ah! vaste sujet, beaucoup de recherche a été dessus. Mais bon, le résulat est que l'on se confrontera toujours à la barrière "compromis entre portabilité et compatibilité au niveau hardware contre vitesse d'execution". C'est un fait, une constante.
Pourquoi Linux est un noyau modulaire (macro-noyau) ? L'origine vient de la façon dont le "grand ordonnanceur" travail et les temps de latence dans les changement de contextes (tâches, ITs). Le cpu d'origine étant de la classe des CISC (même si maintenant les Intel & Co. sont un curieux mélange) et au vu des instructions proposées, il n'était pas possible de développer micro-noyau rapide, contrairement à ce que l'on peut faire avec un cpu comme les PowerPC. En découlera tout son développement, ses critiques et encouragement.
Pour moi Linux s'est imposé car il est arrivé au bon moment, celui où beaucoup de monde ne voulait d'une dérive de l'informatique, de système monolithique (au sens global, pas seulement sur le noyau). Il était le contre-pied à MS-Win. Et c'était intéressant de voir comment on pouvait inversé la vapeur d'un complexe financié et ce par la volonté non pas d'entreprises quelconque mais d'utilisateurs/développeur/etc... indépendants. Tout cela ajouté au phénomène "chouette moi aussi je peux bidouiller mon OS", intrinséque à "l'open source".
Maintenant regardons ce qu'est devenus Linux. Personnellement j'ai peur. Oui, ce que j'ai redouté il y a 4-5 ans quand j'était heureux de bidouiller dans Linux est arrivé: ça popularité grandissante, il en est maintenant victime. Le developpement (dans son sens complet, pas seulement le système) est éparpillé sur beaucoup d'équipes, chacune possédant sa propre "philosophie" de de programmation et donc pas facile de faire cohabité tout ce petit monde parfois (remarque au sujet des drivers bidouillards). Le problème est mathématique, je ne critique pas les possibilités qu'apporte l'ouverture d'un système (toutes les possibilitées sont vues, etc...) mais lorsque qu'une certaine masse critique de developpeurs, la gestion, la distribution et la publicité (au près des utilisateur) devient difficiles et vague (pour le pauvre Mr lambda en bout de chaine). C'est d'ailleur pour cela que beaucoup de gens encore ne sont pas près de faire le pas vers Linux: pas toujours intuitif (vous me direz c'est le crédo des distributions de faire des choses prètes à l'emploi).
Heureusement pour me rassurer je vois qu'il y a pour les principaux développement des équipes bien faites (pas trop grosses, ni trop petites) qui assurent un suivis et aussi garantissent "la pérénnité" des connaissances et non pas son éparpillement.
* Pour ce qui est du developpement en Inde: on dit "ils sont bon en informatique" ça c'est bon pour le discours d'un manager. Ils aiment bien la réduction des idées. L'informatique étant un vaste domaine, il serait bien difficile qu'un peuple soit bon completement sur tout un domaine aussi vaste. En faite ils sont plutôt bon pour ce qui est du code de haut niveau et d'un truc tout à fait industriel "la qualité" (les niveaux CMM par exemple), ne confondez pas avec la qualité de travail, c'est pas toujours lié (malheureusement). Par contre si maintenant vous allez demander de faire un driver temps-réel à indien vous aller vous mordre les doigts. J'en ai fait l'expérience.
Evidemment vous trouvez toujours l'exception. Mais je parle globalement bien-sûr.
Donc faut crâcher sur tout, mais faut pas non plus faire tout avec des composantes uniques (développeurs Indiens ici par exemple).
Voilà et à plus tard ;-)
PS: sinon le bouquin est bien, bon Tanenbaum à toujours été un peu absolus sur certaines de ses idées. Mais dans l'ensembe il ne dit pas que des conneries. :)