« Parce que la position qui consiste à dire "Cette licence ne me convient pas, je m'octroie donc le droit de ne pas la respecter." et à juger ce genre de comportement normal enlève toute légitimité à toutes les licences, qu'elles soient propriétaires ou libres. ? »
Regarde ce que je t'ai dit en 2ème point : tu as une vision orientée licence, ou orientée droit d'auteur. C'est à dire que tu associes une violation de licence à n'importe quelle violation de licence. Or j'ai bien tenu, à la fin, à indiquer que la vision que je présentais n'était pas du tout orientée comme ça, mais orientée libertés/droits. Si je considère que la copie devrait être un droit, une liberté, une licence qui interdit la copie est une entrave à cette liberte, je ne l'apprécie pas, je la condamne. Ca ne veut pas dire que je fais des copies illégales, ou que j'incite à le faire (une bien meilleure solution est d'utiliser du logiciel libre !), ça veut simplement dire que je ne trouve pas le warez condamnable, parce qu'il ne fait qu'exploiter une liberté que j'estime légitime. Ce n'est qu'un avis politique que je donne, et cet avis n'est pas incompatible avec une certaine vision du libre.
« Comment dans ces conditions faire respecter la GPL ? »
Eh bien avec ce point de vue orientée libertés/droits (je parle là des libertés du LL), la GPL n'entrave aucune de ces libertés. Une violation de GPL (passage en proprio) y est une atteinte au lois, tandis qu'une copie ne l'est pas. Je parle d'un point de vue qui considère une approche du copyright radicalement différente. En fait, ta question ne se pose que lorsqu'on reste dans l'approche « droit d'auteur », elle ne se pose plus vraiment dans la vision (l'idéal) que j'évoquais.
« Vouloir opposer droits et libertés des auteurs aux droits et libertés des utilisateurs est un non sens. Si les droits des uns commencent à rogner sur ceux des autres, on aboutit à une situation où il n'est clairement plus question de liberté, mais de rapport de force. »
Là on ne discute pas de droits et de libertés des auteurs et des utilisateurs, puisque dès le départ, tu décrètes que les auteurs ont certains droits bien définis (je suppose qu'il s'agit de ceux du droit d'auteur). Tu ne démontres rien, tu aboutis à une conclusion qui est identique à ton hypothèse. Et surtout, il n'y a rien à démontrer : ce sont des points de vue politiques différents et incompatibles. Je comprends très bien ton point de vue, je le respecte, mais je ne suis pas d'accord, je n'ai pas ces convictions là mais d'autres. Je pensais avoir pris assez de précautions, mais je le répète encore, je ne dis certainement pas que cet avis politique là est plus légitime que les autres, simplement que c'en est un comme un autre.
Si je ne cherchais que l'intérêt à court terme du libre, j'irai aussi vers cette vision « droit d'auteur ». Seulement mon interprétation est plus forte que ça, et il se trouve qu'elle a des conséquences (ne pas condamner le warez) qui ne vont pas vers l'intérêt à court terme du libre (si la copie illégale pouvait être stoppée, ça bénéficierait énormément au libre). Seulement les choses ne sont pas toujours simples, et les convictions que le logiciel libre m'a donné ne vont pas forcément dans le sens de son intérêt à court terme. C'est dommage mais c'est comme ça. Après on choisit soit l'intérêt à court terme (soit ses convictions, la seule vision qu'on trouve cohérente). Ce n'est qu'un choix, un avis politique.
[^] # Re: Logiciel de pirates
Posté par #3588 . En réponse à la dépêche Mldonkey 2.5.3 est sorti. Évalué à 1.
Regarde ce que je t'ai dit en 2ème point : tu as une vision orientée licence, ou orientée droit d'auteur. C'est à dire que tu associes une violation de licence à n'importe quelle violation de licence. Or j'ai bien tenu, à la fin, à indiquer que la vision que je présentais n'était pas du tout orientée comme ça, mais orientée libertés/droits. Si je considère que la copie devrait être un droit, une liberté, une licence qui interdit la copie est une entrave à cette liberte, je ne l'apprécie pas, je la condamne. Ca ne veut pas dire que je fais des copies illégales, ou que j'incite à le faire (une bien meilleure solution est d'utiliser du logiciel libre !), ça veut simplement dire que je ne trouve pas le warez condamnable, parce qu'il ne fait qu'exploiter une liberté que j'estime légitime. Ce n'est qu'un avis politique que je donne, et cet avis n'est pas incompatible avec une certaine vision du libre.
« Comment dans ces conditions faire respecter la GPL ? »
Eh bien avec ce point de vue orientée libertés/droits (je parle là des libertés du LL), la GPL n'entrave aucune de ces libertés. Une violation de GPL (passage en proprio) y est une atteinte au lois, tandis qu'une copie ne l'est pas. Je parle d'un point de vue qui considère une approche du copyright radicalement différente. En fait, ta question ne se pose que lorsqu'on reste dans l'approche « droit d'auteur », elle ne se pose plus vraiment dans la vision (l'idéal) que j'évoquais.
« Vouloir opposer droits et libertés des auteurs aux droits et libertés des utilisateurs est un non sens. Si les droits des uns commencent à rogner sur ceux des autres, on aboutit à une situation où il n'est clairement plus question de liberté, mais de rapport de force. »
Là on ne discute pas de droits et de libertés des auteurs et des utilisateurs, puisque dès le départ, tu décrètes que les auteurs ont certains droits bien définis (je suppose qu'il s'agit de ceux du droit d'auteur). Tu ne démontres rien, tu aboutis à une conclusion qui est identique à ton hypothèse. Et surtout, il n'y a rien à démontrer : ce sont des points de vue politiques différents et incompatibles. Je comprends très bien ton point de vue, je le respecte, mais je ne suis pas d'accord, je n'ai pas ces convictions là mais d'autres. Je pensais avoir pris assez de précautions, mais je le répète encore, je ne dis certainement pas que cet avis politique là est plus légitime que les autres, simplement que c'en est un comme un autre.
Si je ne cherchais que l'intérêt à court terme du libre, j'irai aussi vers cette vision « droit d'auteur ». Seulement mon interprétation est plus forte que ça, et il se trouve qu'elle a des conséquences (ne pas condamner le warez) qui ne vont pas vers l'intérêt à court terme du libre (si la copie illégale pouvait être stoppée, ça bénéficierait énormément au libre). Seulement les choses ne sont pas toujours simples, et les convictions que le logiciel libre m'a donné ne vont pas forcément dans le sens de son intérêt à court terme. C'est dommage mais c'est comme ça. Après on choisit soit l'intérêt à court terme (soit ses convictions, la seule vision qu'on trouve cohérente). Ce n'est qu'un choix, un avis politique.