Pour clarifier mon point de vue : je travaille principalement pour des PME.
Pour des particuliers qui se contentent de se brancher derrière une box, oui, IPv6 n'apporte pas vraiment de contrainte. Tu branches, ça marche et voilà. Pour les grands groupes, ils ont des équipes dédiées, et de bonnes raisons de passer sur IPv6 (saturation des plages RFC1918, pb d'interco de site, coût des équipements se chargeant du NAT, conquêtes de marchés émergents potentiellement en IPv6 uniquement etc.)
Puis au milieu de ça, il y a les structures intermédiaires. Chez qui les équipes techniques sont déjà sous dimensionnées (quand elles existent), les coûts des équipements se chargeant du NAT sont négligeables, il n'y a pas de pb de saturation de plages privées, pas ou peu de pb d'interco de sites, et tous leurs clients peuvent les joindre en IPv4. Bref, dans ces cas là, l'IPv6 n'apporte pas de gain. Ni à court, ni à moyen terme. Pour quelle raison celui qui signe les chèques en ferait un pour ça ?
Un autre problème qui vient avec l'IPv6 pour ces structures : ça les lie fortement à leur opérateur. Et souvent, elles aiment pas ça (et je les comprend). Le jour où tu veux changer d'opérateur, tu dois refaire tout ton plan d'adressage interne. À moins de n'utiliser que les adresses fd00:/8 en interne, mais du coup, ça supprime une partie des avantages de l'IPv6.
Bref, de mon point de vue, c'est surtout pour ces structures intermédiaires (mais nombreuses) que l'IPv6 représente un coût démesuré par rapport aux gains (à peu de choses près nuls)
[^] # Re: Pour ce que ça change...
Posté par dani . En réponse au journal Fini l'obligation de compatibilité IPv6 par la loi. Évalué à 3.
Pour clarifier mon point de vue : je travaille principalement pour des PME.
Pour des particuliers qui se contentent de se brancher derrière une box, oui, IPv6 n'apporte pas vraiment de contrainte. Tu branches, ça marche et voilà. Pour les grands groupes, ils ont des équipes dédiées, et de bonnes raisons de passer sur IPv6 (saturation des plages RFC1918, pb d'interco de site, coût des équipements se chargeant du NAT, conquêtes de marchés émergents potentiellement en IPv6 uniquement etc.)
Puis au milieu de ça, il y a les structures intermédiaires. Chez qui les équipes techniques sont déjà sous dimensionnées (quand elles existent), les coûts des équipements se chargeant du NAT sont négligeables, il n'y a pas de pb de saturation de plages privées, pas ou peu de pb d'interco de sites, et tous leurs clients peuvent les joindre en IPv4. Bref, dans ces cas là, l'IPv6 n'apporte pas de gain. Ni à court, ni à moyen terme. Pour quelle raison celui qui signe les chèques en ferait un pour ça ?
Un autre problème qui vient avec l'IPv6 pour ces structures : ça les lie fortement à leur opérateur. Et souvent, elles aiment pas ça (et je les comprend). Le jour où tu veux changer d'opérateur, tu dois refaire tout ton plan d'adressage interne. À moins de n'utiliser que les adresses fd00:/8 en interne, mais du coup, ça supprime une partie des avantages de l'IPv6.
Bref, de mon point de vue, c'est surtout pour ces structures intermédiaires (mais nombreuses) que l'IPv6 représente un coût démesuré par rapport aux gains (à peu de choses près nuls)