Les limitations que tu pointes sont pertinentes, même si dans l'absolu il existe des équivalents IPv6 à presque tout (et il existe de meilleures manières de faire que ce que tu cites, qui sont des conceptions « anciennes » et problématiques de voir le réseau). Mais c'est sûr que viser le dual-stack, c'est multiplier par plus que deux la complexité : la vraie bonne solution, qui est poussée par pas mal de monde aujourd'hui, est de faire de l'IPv6 uniquement et de compter sur les technologies de transition pour relier les deux mondes.
Ensuite, la complexité que tu vois sur l'adressage et le routage du réseau, c'est en définitive pour simplifier l'aval du réseau, qui est aujourd'hui un sac de nœud sans nom : regarde la gueule des technos réseau autour d'OpenStack, Docker et k8s, c'est un bordel immonde ; ou alors toutes les technos client pour « traverser » les NAT. Le problème est effectivement que comme le bordel a été « factorisé » dans ces technos et t'es livré inclus de base, on ne le « voit » plus, du coup on ne comprends pas l'intérêt d'avoir un réseau avec un plan d'adressage correct. Mais peut-être qu'un jour certains apprécieront, quand ils auront compris qu'on peut simplifier l'infra et l'applicatif avec une technologie réseau — car c'est le vrai but d'Internet à la base, de faciliter l'interopérabilité d'applications.
Bref, le dual-stack c'est compliqué, c'est sûr, et quand on réalisera qu'on pourra simplifier l'applicatif avec un réseau plus simple, l'IPv6 commencera peut-être à prendre.
[^] # Re: Pour ce que ça change...
Posté par benoar . En réponse au journal Fini l'obligation de compatibilité IPv6 par la loi. Évalué à 10.
Les limitations que tu pointes sont pertinentes, même si dans l'absolu il existe des équivalents IPv6 à presque tout (et il existe de meilleures manières de faire que ce que tu cites, qui sont des conceptions « anciennes » et problématiques de voir le réseau). Mais c'est sûr que viser le dual-stack, c'est multiplier par plus que deux la complexité : la vraie bonne solution, qui est poussée par pas mal de monde aujourd'hui, est de faire de l'IPv6 uniquement et de compter sur les technologies de transition pour relier les deux mondes.
Ensuite, la complexité que tu vois sur l'adressage et le routage du réseau, c'est en définitive pour simplifier l'aval du réseau, qui est aujourd'hui un sac de nœud sans nom : regarde la gueule des technos réseau autour d'OpenStack, Docker et k8s, c'est un bordel immonde ; ou alors toutes les technos client pour « traverser » les NAT. Le problème est effectivement que comme le bordel a été « factorisé » dans ces technos et t'es livré inclus de base, on ne le « voit » plus, du coup on ne comprends pas l'intérêt d'avoir un réseau avec un plan d'adressage correct. Mais peut-être qu'un jour certains apprécieront, quand ils auront compris qu'on peut simplifier l'infra et l'applicatif avec une technologie réseau — car c'est le vrai but d'Internet à la base, de faciliter l'interopérabilité d'applications.
Bref, le dual-stack c'est compliqué, c'est sûr, et quand on réalisera qu'on pourra simplifier l'applicatif avec un réseau plus simple, l'IPv6 commencera peut-être à prendre.