Le salariat est la caractéristique principale du capitalisme. Sans salariat, ce n'est plus du capitalisme, mais autre chose (la capitalisation ne peut se faire alors que sur des biens non humains). [...]
Mhhh alors je suis bien mal placé pour me lancer dans une discussion très approfondie sur le sujet mais il me semble quand-même que ta caractérisation du capitalisme et ta description du marché de l'emploi sont... disons surprenantes.
Je vais bêtement citer wikipédia:
Le capitalisme peut être défini par deux caractéristiques principales : la propriété privée des moyens de production ; une dynamique fondée sur l'accumulation du capital productif guidée par la recherche du profit
Je pense que c'est très important de garder en vue la propriété privée des moyens de productions pour comprendre l'effondrement du socialisme – la réponse politique à l'apparition du capitalisme – comme force politique en France et en Allemagne. Avec l'agrandissement de la part du tertiaire dans l'économie, la dépendance des salariés aux propriétaires des moyens de productions se réduit d'autant. En Allemagne l'économie est plus industrielle qu'en France mais on voit un rééquilibrage des rapports de force historiques entre main d'œuvre et propriétaires des moyens de production causé par l'accroissement de la qualification technique de cette main d'œuvre et le déclin démographique du pays.
Si on prend le salariat comme phénomène clef du capitalisme on ne se donne pas le moyen de comprendre le déclin du socialisme en France et en Allemagne, un des phénomènes majeurs de l'histoire politique de ces pays de l'après guerre à nos jours.
Ça signifie que le profit de l'employeur est basé sur combien il sous-paye son employé par rapport aux fruits de son travail.
C'est une des nombreuses composantes qui permet à une entreprise d'être profitable mais ce n'est ni la seule ni la plus durable, ce qui est d'autant plus vrai si on observe le seul domaine du développement logiciel et des métiers voisins.
[^] # Re: Je le savais que ça méritait un journal
Posté par Michaël (site web personnel) . En réponse à la dépêche Virevoltantes valses de licences libres et non libres dans les bases de données. Évalué à 4.
Mhhh alors je suis bien mal placé pour me lancer dans une discussion très approfondie sur le sujet mais il me semble quand-même que ta caractérisation du capitalisme et ta description du marché de l'emploi sont... disons surprenantes.
Je vais bêtement citer wikipédia:
Je pense que c'est très important de garder en vue la propriété privée des moyens de productions pour comprendre l'effondrement du socialisme – la réponse politique à l'apparition du capitalisme – comme force politique en France et en Allemagne. Avec l'agrandissement de la part du tertiaire dans l'économie, la dépendance des salariés aux propriétaires des moyens de productions se réduit d'autant. En Allemagne l'économie est plus industrielle qu'en France mais on voit un rééquilibrage des rapports de force historiques entre main d'œuvre et propriétaires des moyens de production causé par l'accroissement de la qualification technique de cette main d'œuvre et le déclin démographique du pays.
Si on prend le salariat comme phénomène clef du capitalisme on ne se donne pas le moyen de comprendre le déclin du socialisme en France et en Allemagne, un des phénomènes majeurs de l'histoire politique de ces pays de l'après guerre à nos jours.
C'est une des nombreuses composantes qui permet à une entreprise d'être profitable mais ce n'est ni la seule ni la plus durable, ce qui est d'autant plus vrai si on observe le seul domaine du développement logiciel et des métiers voisins.