Ce n'est pas si péremptoire que ça, c'est bien trop facile...
Je reprends un peu aussi sur ce qu'avance Christophe Turbout.
Les entreprises en question auraient-elles eu le succès avec l'outil qu'elles ont produit s'il n'avait pas été open-source ?
Réponse : non !
[...]mais mon pari est qu'elles n'auraient pas eu leur succès présent en propriétaire
Je vais surtout argumenter pour le NewSQL plus que les systèmes NoSQL. J'ai mon opinion relativement bien tranchée dessus.
Pour ce qui concernent les bases de données, je ne serais pas aussi affirmatif.
Il y a suffisamment d'exemples en "closed source" sur le marché pour montrer que choisir l'open-source va bien au-delà de la vitrine pour le projet.
On parle des systèmes qui vont stocker "la mémoire" d'une entreprise, institution, d'un simple site web...
Pour beaucoup la recherche de clients passe par autre chose que juste l'opportunité de vitrine fournie par le libre ou l'open-source.
Quand un nouveau système répond à des besoins nouveaux que les "éléphants" (comprendre les gros) bien implantés sur le marché daigne y répondre parce qu'ils estiment qu'ils tiennent bien le marché. Il n'y a pas besoin de vitrine de ce type. Juste d'aligner les arguments techniques qui répondent à ce besoin.
Des exemples? Google Spanner, SnowFlake, Fauna, Vertica, NuoDB etc...
Si ce besoin demande de l'open-source alors c'est différent et cette vitrine compte (typiquement SciDb de Paradigme4)
Donc, stratégiquement, l'entreprise met en opensource ce qu'elle produit pour gagner en visibilité et accroître plus rapidement sa renommée et vendre plus de service, son but ce n'est pas de la philanthropie, c'est de faire de l'argent !
C'est un choix : le sien.
Malheureusement, je trouve l'argument trop péremptoire quand bien même qu'effectivement s'il n'y a pas de viabilité économique, on disparait...
Il y en a qui prennent le risque d'aller "questionner" le marché en créant des boites avec des idées issues tout droit de la recherche académique ou encore des problématiques industrielles contemporaines auxquels ils essaient d'apporter une réponse.
Typiquement CockroachDB est à mon avis dans ce jeux. Ils proposent quand même en "open-source" (je le prends dans le sens code visible) une "réécriture" des architectures des moteurs des systèmes de base de données qui datent des années 70-80 pour répondre à des problématiques contemporaines de disponibilités, de cohérence de donnée (sériabilité) avec répartition géographique. Ils voulaient proposer un système "new age" open-source comme ce que propose Google Spanner.
Ce n'est pas simple, ils osent.
2 des créateurs de CockroachDB sont les 2 auteurs initiaux de GIMP que Jehan ne mentionnent pas.
Ce sont probablement des personnes qui initialement ont naturellement mis leur "copie" en open-source. Ce sont des ingénieurs avant tout pas des spécialistes de la tendance marché avec une analyse du facteur d'impact de la vitrine open-source...
Donc si une autre entreprise arrive à proposer des services meilleurs avec l'outil qu'elle produit elle, il est où le problème (et je ne suis vraiment pas fan d’Amazon, mais c'est un autre sujet) ?
Le problème est comment rémunérer, répartir ou encore protéger socialement une prise de risque que d'autre ne font pas.
Ce que tu mets en avant c'est la problématique principale : l'outil est contrôlé par une seule entreprise qui décide du jour au lendemain de changer de licence par ce qu'elle ne fait pas assez d'argent. C'est du faux opensource ce qu'elle fait et c'est bien le problème par rapport à ce que tu proposes dans la vision historique.
Si l'outil opensource est piloté par une communauté, cela ne pose aucun soucis. Là le soucis c'est qu'il est exclusivement piloté par une entreprise qui fait la pluie et le beau-temps et qui veut en tirer profit.
Croire qu'un "produit" ou encore un soft parce qu'il est du "vrai" open-source implique une viabilité est une affirmation que je trouve bancale.
Certains projets libres ou open-source acceptés socialement sont gérés par des "dictateurs bienveillants" dit-on. Je me demande comment tout cela va réagir quand Linus quittera tôt ou tard le navire linux...
Cependant une communauté qui s'organise selon un mode plus démocratique, ou encore limitant fortement l'apparition d'éléments impactant trop fortement un projet me semblerait plus viable. Dans tous les cas, c'est plus une question d'organisation ou d'interaction sociale que de licence.
Cela aurait donné des logiciels qui peinent à se faire une place sur un marché déjà saturé (notamment par les autres gros propriétaires, comme Oracle DBMS, Microsoft SQL, puis par les autres qui auraient fait le choix du libre, que ce soit PostgreSQL ou autre...). En gros, de nos jours, hormis si on est un très très gros, il y a quasi qu'en faisant du libre qu'on peut se trouver une place sur ce marché.
Je ne pense que ce soit juste. Snowflake en est un exemple et il y en a d'autres.
Justement concernant les systèmes de base de données, les gros quand bien même un capital à leur avantage ont des difficulté à "adapter" leur code aux architectures contemporaines comme par exemple SQL serveur et son moteur Hekaton. Il en est de même pour Oracle. Egalement, ces systèmes ne répondent pas tout le temps à tous les besoins aussi.
Le marché est en concurrence mais pas vraiment saturé. Par contre il est claire que certaines technos montrent leur limites. "Il est temps d'une réécriture" ;-)
Ensuite oui, Amazon est un rapace.[...]Alors soyons clair, ce sont aussi des rapaces [...]Et non, le combat avec les rapaces n'est jamais une bonne excuse
Rapaces, requins, hyènes, loups...On peut trouver d'autres symboles que ceux historiquement un peu déprécié, non?
Je les trouve fort bien utile dans l'écosystème naturel moi ces animaux :-).
Zenitram, je crois, s'étonnait, de l'absence de certains projets à utiliser la licence AGPL.
Il y a des projets type NewSQL qui optent pour AGPL, VoltDB ...sont-ils plus malins ou c'est parce que il y a comme un bug social pour l'absence de moyen à supporter le risque créatif tout en étant "open-source"?
[^] # Re: AWS ?
Posté par wolowizard . En réponse à la dépêche Virevoltantes valses de licences libres et non libres dans les bases de données. Évalué à 1. Dernière modification le 06 février 2021 à 16:30.
Ce n'est pas si péremptoire que ça, c'est bien trop facile...
Je reprends un peu aussi sur ce qu'avance Christophe Turbout.
Je vais surtout argumenter pour le NewSQL plus que les systèmes NoSQL. J'ai mon opinion relativement bien tranchée dessus.
Pour ce qui concernent les bases de données, je ne serais pas aussi affirmatif.
Il y a suffisamment d'exemples en "closed source" sur le marché pour montrer que choisir l'open-source va bien au-delà de la vitrine pour le projet.
On parle des systèmes qui vont stocker "la mémoire" d'une entreprise, institution, d'un simple site web...
Pour beaucoup la recherche de clients passe par autre chose que juste l'opportunité de vitrine fournie par le libre ou l'open-source.
Quand un nouveau système répond à des besoins nouveaux que les "éléphants" (comprendre les gros) bien implantés sur le marché daigne y répondre parce qu'ils estiment qu'ils tiennent bien le marché. Il n'y a pas besoin de vitrine de ce type. Juste d'aligner les arguments techniques qui répondent à ce besoin.
Des exemples? Google Spanner, SnowFlake, Fauna, Vertica, NuoDB etc...
Si ce besoin demande de l'open-source alors c'est différent et cette vitrine compte (typiquement SciDb de Paradigme4)
Malheureusement, je trouve l'argument trop péremptoire quand bien même qu'effectivement s'il n'y a pas de viabilité économique, on disparait...
Il y en a qui prennent le risque d'aller "questionner" le marché en créant des boites avec des idées issues tout droit de la recherche académique ou encore des problématiques industrielles contemporaines auxquels ils essaient d'apporter une réponse.
Typiquement CockroachDB est à mon avis dans ce jeux. Ils proposent quand même en "open-source" (je le prends dans le sens code visible) une "réécriture" des architectures des moteurs des systèmes de base de données qui datent des années 70-80 pour répondre à des problématiques contemporaines de disponibilités, de cohérence de donnée (sériabilité) avec répartition géographique. Ils voulaient proposer un système "new age" open-source comme ce que propose Google Spanner.
Ce n'est pas simple, ils osent.
2 des créateurs de CockroachDB sont les 2 auteurs initiaux de GIMP que Jehan ne mentionnent pas.
Ce sont probablement des personnes qui initialement ont naturellement mis leur "copie" en open-source. Ce sont des ingénieurs avant tout pas des spécialistes de la tendance marché avec une analyse du facteur d'impact de la vitrine open-source...
Le problème est comment rémunérer, répartir ou encore protéger socialement une prise de risque que d'autre ne font pas.
Croire qu'un "produit" ou encore un soft parce qu'il est du "vrai" open-source implique une viabilité est une affirmation que je trouve bancale.
Certains projets libres ou open-source acceptés socialement sont gérés par des "dictateurs bienveillants" dit-on. Je me demande comment tout cela va réagir quand Linus quittera tôt ou tard le navire linux...
Cependant une communauté qui s'organise selon un mode plus démocratique, ou encore limitant fortement l'apparition d'éléments impactant trop fortement un projet me semblerait plus viable. Dans tous les cas, c'est plus une question d'organisation ou d'interaction sociale que de licence.
Je ne pense que ce soit juste. Snowflake en est un exemple et il y en a d'autres.
Justement concernant les systèmes de base de données, les gros quand bien même un capital à leur avantage ont des difficulté à "adapter" leur code aux architectures contemporaines comme par exemple SQL serveur et son moteur Hekaton. Il en est de même pour Oracle. Egalement, ces systèmes ne répondent pas tout le temps à tous les besoins aussi.
Le marché est en concurrence mais pas vraiment saturé. Par contre il est claire que certaines technos montrent leur limites. "Il est temps d'une réécriture" ;-)
Rapaces, requins, hyènes, loups...On peut trouver d'autres symboles que ceux historiquement un peu déprécié, non?
Je les trouve fort bien utile dans l'écosystème naturel moi ces animaux :-).
Zenitram, je crois, s'étonnait, de l'absence de certains projets à utiliser la licence AGPL.
Il y a des projets type NewSQL qui optent pour AGPL, VoltDB ...sont-ils plus malins ou c'est parce que il y a comme un bug social pour l'absence de moyen à supporter le risque créatif tout en étant "open-source"?