Les télécoms, c'est un mythe. Il y a eu des innovations techniques importantes (fibre optique, ADSL). Certains sont arrivés au bon moment. Fausse attribution.
D'ailleurs 1, 3 ou 4 c'est la même chose, c'est un oligopôle. C'est pour ça qu'il y a des régulateurs sur les télécoms. Localement c'est même un monopole (un seul opérateur tient la fibre sur un immeuble / un quartier / une ville : y'a sûrement des gens plus calés que moi sur le sujet pour les détails...). Côté mobile faut une license, pour des raisons techniques (plages de fréquence, tout ça) donc le nombre d'opérateurs est forcément limité. Ensuite c'est de la revente de traffic.
Il y a un régulateur qui contraint FT de ne pas profiter de sa situation monopolistique historique. Mais qui veille aussi sur les autres. Parce que dans un marché concurrentiel, le plus gros bouffe les autres. C'est là toute l'ironie... et la différence entre libéralisme et néo-libéralisme (voir par exemple Barbara Stiegler). libéralisme = laisser-faire pour favoriser un marché concurrentiel => mais ça marche pas. Donc néo-libéralisme = l'État organise le marché concurrentiel. Et ça en vrai ça fait 70 ans que c'est acté. En vrai le débat initié par les quelques (削除) paumés (削除ここまで)libéraux qui traînent ici, c'est complètement à l'ouest.
À terme, un marché concurrentiel tend vers le monopole. Surtout quand le bien/service fourni s'appuie sur des structures économiques naturellement monopolistique (un réseau, une ressource limité, etc.). Toutes ces privatisations dont on parle, ce sont d'anciennes société oligopole ou monopole, privée, qui ont été nationalisées parce que devenues trop puissante (situation avant-guerre = presse aux mains des grandes fortunes de l'époque entre autre). EDF est un cas d'école en la matière (allez faire un tour sur Wikipedia).
L'électricité qui augmente, c'est aussi un bon moyen de réaligner le prix régulé sur le prix du marché. On le fait avant la privatisation, pour obtenir l'adhésion des populations. (rappel: prix du marché = prix d'équilibre = prix de rentabilité maximum, prix régulé => des considérations politiques peuvent jouer — accessibilité aux populations, stratégie industrielle long terme, choix budgétaire / redistribution possible).
Je renvoie au bouquin de Juan Branco pour comprendre ce que c'est qu'un marché public (au niveau national) et des relations entretenues entre l'État et les grandes fortunes (c'est particulièrement vrai pour les télécoms parce que régulateur étatique justement...). Il explique très bien pourquoi, notamment, les grandes fortunes se sont mise à racheter les titres de presse...
[^] # Re: Usine à dettes
Posté par Pierre_Roc . En réponse au journal Hercule démantèlera-t-il l'électricité de France. Évalué à 10.
Les télécoms, c'est un mythe. Il y a eu des innovations techniques importantes (fibre optique, ADSL). Certains sont arrivés au bon moment. Fausse attribution.
D'ailleurs 1, 3 ou 4 c'est la même chose, c'est un oligopôle. C'est pour ça qu'il y a des régulateurs sur les télécoms. Localement c'est même un monopole (un seul opérateur tient la fibre sur un immeuble / un quartier / une ville : y'a sûrement des gens plus calés que moi sur le sujet pour les détails...). Côté mobile faut une license, pour des raisons techniques (plages de fréquence, tout ça) donc le nombre d'opérateurs est forcément limité. Ensuite c'est de la revente de traffic.
Il y a un régulateur qui contraint FT de ne pas profiter de sa situation monopolistique historique. Mais qui veille aussi sur les autres. Parce que dans un marché concurrentiel, le plus gros bouffe les autres. C'est là toute l'ironie... et la différence entre libéralisme et néo-libéralisme (voir par exemple Barbara Stiegler). libéralisme = laisser-faire pour favoriser un marché concurrentiel => mais ça marche pas. Donc néo-libéralisme = l'État organise le marché concurrentiel. Et ça en vrai ça fait 70 ans que c'est acté. En vrai le débat initié par les quelques
(削除) paumés (削除ここまで)libéraux qui traînent ici, c'est complètement à l'ouest.À terme, un marché concurrentiel tend vers le monopole. Surtout quand le bien/service fourni s'appuie sur des structures économiques naturellement monopolistique (un réseau, une ressource limité, etc.). Toutes ces privatisations dont on parle, ce sont d'anciennes société oligopole ou monopole, privée, qui ont été nationalisées parce que devenues trop puissante (situation avant-guerre = presse aux mains des grandes fortunes de l'époque entre autre). EDF est un cas d'école en la matière (allez faire un tour sur Wikipedia).
L'électricité qui augmente, c'est aussi un bon moyen de réaligner le prix régulé sur le prix du marché. On le fait avant la privatisation, pour obtenir l'adhésion des populations. (rappel: prix du marché = prix d'équilibre = prix de rentabilité maximum, prix régulé => des considérations politiques peuvent jouer — accessibilité aux populations, stratégie industrielle long terme, choix budgétaire / redistribution possible).
Je renvoie au bouquin de Juan Branco pour comprendre ce que c'est qu'un marché public (au niveau national) et des relations entretenues entre l'État et les grandes fortunes (c'est particulièrement vrai pour les télécoms parce que régulateur étatique justement...). Il explique très bien pourquoi, notamment, les grandes fortunes se sont mise à racheter les titres de presse...