• # À propos de cryptsetup / dm-crypt / LUKS

    Posté par . En réponse au message Deux systèmes de chiffrement cote à cote pour un système dual boot. Évalué à 5.

    Quelle solution de chiffrement (libre/open-source) avec une communauté toujours active conviendrait le mieux pour ce cas de figure? Cryptsetup, LUKS, Veracrypt, dm-crypt, autre ?

    Alors en gros, cryptsetup, LUKS, et dm-crypt, c’est plus ou moins la même chose, ou plus exactement ça désigne différents composants d’un même système.

    dm-crypt, c’est la couche au sein du noyau Linux qui s’occupe du chiffrement des volumes.

    LUKS (Linux Unified Key Setup) est une sorte de « surcouche » à dm-crypt. En gros c’est un volume dm-crypt associé à un en-tête contenant la clef de chiffrement du volume, l’en-tête étant lui-même chiffré par un ou plusieurs mots de passe. Le principal intérêt de LUKS est ainsi de séparer le chiffrement proprement dit du volume de la gestion des mots de passe : on peut ainsi par exemple changer de mot de passe sans toucher au volume chiffré et utiliser plusieurs mots de passe pour un seul et même volume.

    cryptsetup, c’est l’outil en espace utilisateur permettant de créer et manipuler des volumes dm-crypt ou LUKS.

    Donc en l’espèce, le choix est entre :

    • le chiffrement de volume natif de Linux (dm-crypt, avec ou sans l’extension LUKS — en pratique je ne vois pas de raison d’éviter LUKS qui est très pratique — et mis en place avec cryptsetup) ;
    • le chiffrement de volume par une solution tierce comme VeraCrypt.

    L’utilisation de VeraCrypt peut être pertinente pour un volume externe (clef USB ou assimilé) que l’on souhaite utiliser à partir de plusieurs systèmes différents (VeraCrypt est portable et un volume VeraCrypt créé par exemple sous GNU/Linux est déchiffrable avec VeraCrypt sous Windows). Pour un volume système, je ne vois pas de raison de ne pas utiliser le chiffrement natif (dm-crypt donc).