La question intéressante, c'est pas vraiment de savoir s'il s'agit d'une licence libre au sens des quatre libertés. Plutôt, ce qui m'intéresse, c'est de savoir si elle répond mieux ou non aux buts que l'on recherchait avec le logiciel libre, c'est-à-dire empêcher les développeurs d'avoir du pouvoir sur les utilisateurs.
Du logiciel libre qui permet à une entreprise de faire du non libre qui contrôle l'utilisateur échoue un peu dans son objectif : comme la licence ne protège que l'utilisateur direct, sans transitivité (même le copyleft n'offre qu'une transitivité partielle), les libertés n'arrivent pas à l'utilisateur final. De nos jours le libre a « gagné », mais les utilisateurs finals utilisent pour la plupart du non libre : les licences libres n'ont pas suffit à les protéger.
Personnellement, après pas mal d'années, je n'ai pas encore l'impression d'avoir fait le tour du truc : est-ce que la définition de libre était le mieux qu'on puisse faire en pratique ? Je sais pas trop. Je ne suis par exemple pas très convaincu de la viabilité pratique de licences comme la licence anti-capitaliste, qui offre les quatre libertés aux individus, mais pas à toutes les organisations. Cela dit, je trouve intéressant et pas stupide du tout que des gens tentent des trucs pour s'approcher plus du but d'origine, même si ça ne porte pas ses fruits.
[^] # Re: vieux débat !
Posté par anaseto . En réponse au journal Rappelons la base du libre : pour tous les usages. Évalué à 6.
La question intéressante, c'est pas vraiment de savoir s'il s'agit d'une licence libre au sens des quatre libertés. Plutôt, ce qui m'intéresse, c'est de savoir si elle répond mieux ou non aux buts que l'on recherchait avec le logiciel libre, c'est-à-dire empêcher les développeurs d'avoir du pouvoir sur les utilisateurs.
Du logiciel libre qui permet à une entreprise de faire du non libre qui contrôle l'utilisateur échoue un peu dans son objectif : comme la licence ne protège que l'utilisateur direct, sans transitivité (même le copyleft n'offre qu'une transitivité partielle), les libertés n'arrivent pas à l'utilisateur final. De nos jours le libre a « gagné », mais les utilisateurs finals utilisent pour la plupart du non libre : les licences libres n'ont pas suffit à les protéger.
Personnellement, après pas mal d'années, je n'ai pas encore l'impression d'avoir fait le tour du truc : est-ce que la définition de libre était le mieux qu'on puisse faire en pratique ? Je sais pas trop. Je ne suis par exemple pas très convaincu de la viabilité pratique de licences comme la licence anti-capitaliste, qui offre les quatre libertés aux individus, mais pas à toutes les organisations. Cela dit, je trouve intéressant et pas stupide du tout que des gens tentent des trucs pour s'approcher plus du but d'origine, même si ça ne porte pas ses fruits.