• # Oui, mais toutes les œuvres n'ont pas intérêts à être libres

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Rappelons la base du libre : pour tous les usages. Évalué à 1.

    En ce moment, je me demande s'il est possible de définir des critères de pertinence, ou au contraire «d'impertinence», des licences libres. Est-ce qu'on peut savoir si certaines œuvres ou données présentent un intérêt particulier à être libres ou inversement ne devraient pas l'être libres. Le premier exemple qui me vient en tête serait une base de données contenant des informations privées sur des personnes. Je me demande également dans quelles mesures les textes de loi ou les œuvres (plans, cartes, etc.) ayant vocation à définir des règles ou à les faire appliquer doivent être libres.

    Ces questions me touchent particulièrement dans le cadre de mes recherches en sciences humaines. Si certains tenants de la science ouverte voudraient que toutes les données de projet de recherche financé par l'argent public soient ouvertes, il reste quand même le problème des données privées, ou permettant l'identification des personnes (et là, ça devient compliqué à définir, surtout lorsqu'on travaille sur des communautés bien situées et de taille réduite). Ces données sont nécessaires à l'étude d'un corpus de données mais leur publication est problématique car elles permettent l'identification de personnes qui ne voudraient pas être identifiées (point important lorsqu'on travaille sur des sujets liés à des tabous, sensibles, illégaux, etc.) ou révèlent des faits qui n'ont pas à être publics).

    Il me semble que les licences libres posent un problème particulier lorsqu'on travaille avec des données publiées du fait de l'accord donné par les personnes qui sont présentes ou représentées par ces données. Le libre empêche dans une certaine mesure de revenir sur cet accord.