• [^] # Re: P2P : Quelle utilisation pour quels usages ?

    Posté par . En réponse à la dépêche P2P : Quelle utilisation pour quels usages ?. Évalué à 2.

    ""Loin de moi cette idée. Mais sans faire l'apologie des maisons de disques il ne faut pas faire le contraire en croyant qu'elles ne servent qu'à prendre des sous. Leur boulot est réel.
    Je pense que beaucoup d'artiste les utilisent par choix. Tout le monde n'a pas envie de faire l'homme d'affaire, le chef du personnel, le commercial, le .... surtout dans le milieu artistique. ""

    Les artistes n'utilisent pas les maisons de disques par choix, ils sont obligés de passer par les maisons disques pour que leurs oeuvres soient distribuées, diffusées au grand publique.

    Ou du moins, on leur suggère ça. Comme tu le dis, maintenant etre artiste ça signifie qu'il faut avoir des commerciaux derrière soit, devenir un homme d'affaire etc ...

    Voila pourquoi je disais au dessus que les licences art libre, et que le format numérique sont de véritables révolutions, car elles libèrent les artistes d'organisations qui se sont imposées à eux, et qui les ont séparés du monde.

    ""Quelle est ta définition d'indépendante ? Sony est indépendant d'apres ma définition de dico, mais je suppose que tu voulais parler plutot de "petite maison de disque qui n'appartient pas à une grosse".
    C'est à dire la classique peur du gros, comme quoi un gros c'est forcément pire qu'un petit. ""

    Je ne vois pas en quoi une société qui a un objectif principal de profit peut etre indépendante dans son domaine, etant donné qu'a la base son objectif n'est pas de servir son domaine mais de faire du profit. Je n'exclue pas la rentabilité tant qu'elle reste au service de l'objectif principal qui est de produire un artiste.

    Si on prend par exemple sony (meme si ça n'a rien à voir avec l'industrie musicale), sony fait de la chaine hifi en série, et vend du bas de gamme . Sony est une marque surexposée qui brasse le grand publique, tout le monde a la projection d'une grande marque, mais c'est peu reconnu par les audiophiles.

    ""Comment ca se passe à ton avis ? c'est la grosse qui vient manger la petite peut etre ? ben non, c'est la petite qui se vend volontairement à la grosse. ""

    Les maisons de disque ne se vendent pas par consentement, elles sont récupérées suite à des pressions boursières et des faillites, qui sont elles meme occasionné par les grosses maisons de disque qui influent sur la sacem, sur les médias, sur les boites qui pressent les supports, sur les lieux d'expositions supermarché, fnac, salle de concerts.

    Tu va à la fnac, t'as 50 disques produits par des maisons de disques différentes noyés au milieu de 20 000 disques vendus par la meme maison de disque.

    Aucune maison de disque ne se cède dans la joix et la bonne humeur comme tu le laisses entendre. Il suffit de te réferer à l'élocution de noir désir quand Barkley a été racheté par Vivendi.

    ""Oui, et c'est tres bien. Mais contrairement à ce que tu penses ca ne fait qu'appuyer mes propos. Si ces filières existent ca renforce le fait que sauf exceptions (genre la star académy sous contrat avant meme d'apprendre à chanter) les artistes souscrivent volontairement aux maisons de disque, et parce qu'elles rendent un besoin/service utile/nécessaire avec un rapport prix/activité pas si mauvais par rapport à tes labels "indépendants". ""

    Oui c'est essentiellement ça la différence.

    Il y a comme tu dis des filières, qui ne sont rien d'autres que des gens affranchis d'un dogme qui leur a été imposé, et qui se consacrent à leur art, car l'appat du gain etait une conscession trop importante.

    Ces gens modestes vivent avec des salaires bas ou importants, et sont reconnus comme des artistes par des artistes dans leur domaine, car ils font de l'art.

    A coté il y a une industrie musicale qui fait du profit sur l'illusion de l'art reconnu. Demain, si tu te mets à coté d'une formule1 avec un casque, que et tu passes à la télé, pour peu que la voiture soit belle, tout le monde t'envieras, et te reconnaitra comme pilote.

    Tu me saisis ?

    Aujourd'hui cette industrie musical est devenue obèse, aseptisée, normalisée et fonctionne sur ces clichés. On fait tourner les jeunes clones polaroïds, et on recycle les anciens qu'on arrive pas évacuer car le publique y est trop attaché.

    Je ne le dis pas, ce sont les artistes eux meme, qui dénnoncent le monde clôturé, factice qu'on a construit médiatiquement en France autour d'eux.

    Le plus gros probleme de cette industrie, est donc de reussir à reimplanter fermement dans la (in)conscience global, l'envie de consommer à travers la suggestion de l'information qu'elle a commencé à perdre lors de la libération de la communication entre les individus sur internet.

    Et le probleme pour les artistes ou pseudo artistes maintenant, c'est de créer, quelque chose de vrai en somme...