• [^] # Re: P2P : Quelle utilisation pour quels usages ?

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche P2P : Quelle utilisation pour quels usages ?. Évalué à 1.

    > Il faut arreter de délirer en faisant l'apologie des maisons de disque, et de
    > dire que sans elle, les artistes n'arriveraient pas à s'en sortir.

    Loin de moi cette idée. Mais sans faire l'apologie des maisons de disques il ne faut pas faire le contraire en croyant qu'elles ne servent qu'à prendre des sous. Leur boulot est réel.
    Je pense que beaucoup d'artiste les utilisent par choix. Tout le monde n'a pas envie de faire l'homme d'affaire, le chef du personnel, le commercial, le .... surtout dans le milieu artistique.

    > des maisons de disques indépendantes

    Quelle est ta définition d'indépendante ? Sony est indépendant d'apres ma définition de dico, mais je suppose que tu voulais parler plutot de "petite maison de disque qui n'appartient pas à une grosse".
    C'est à dire la classique peur du gros, comme quoi un gros c'est forcément pire qu'un petit.


    > D'ailleurs ces maisons de disques se font par la suite rebouffer par la
    > maison de disque mère

    Comment ca se passe à ton avis ? c'est la grosse qui vient manger la petite peut etre ? ben non, c'est la petite qui se vend volontairement à la grosse.

    Personne ne peut acheter une boite sans l'accord des propriétaires. Cet accord passe par la revente de parts de la société (que ce soit par la bourse ou en direct) ou la revente de l'actif. Résultat, d'une manière ou d'une autre c'est toujours celui qui est vendu qui décide de vendre.

    Elles ne se font donc pas bouffées, elles choisissent volontairement de se vendre, la différence est de taille (et ca fait vachement moins passer les gros pour les méchants et les petits pour les gentils).

    Le seul cas différent c'est quand le petit est forcé de vendre car en mauvaise situation financière. Mais du coup ca ne peut faire que valider le fait que c'est une activité chere (et que son % redistribué n'était pas viable pour son activité).

    > Il existe aussi depuis des années en france des mouvements parrallèle qui
    > se développent, créent et distribuent de la musique sous ce qu'on appelle
    > des "Whites label".

    Oui, et c'est tres bien. Mais contrairement à ce que tu penses ca ne fait qu'appuyer mes propos. Si ces filières existent ca renforce le fait que sauf exceptions (genre la star académy sous contrat avant meme d'apprendre à chanter) les artistes souscrivent volontairement aux maisons de disque, et parce qu'elles rendent un besoin/service utile/nécessaire avec un rapport prix/activité pas si mauvais par rapport à tes labels "indépendants".


    > Enfin il y a un nombre incalculables de raisons qui expliquent pourquoi
    > l'artiste ne veut pas, ou plus passer par des grosses maisons de disque,
    > ni par la sacem.

    Si il ne veut pas comme tu l'as bien montré : il n'y est pas obligé techniquement, certains ne le font pas. Alors qu'on ne rale pas contre l'existance des maisons de disques, elles n'existent que parce que des artistes ont fait volontairement appel à elles.
    Et du coup ca apparait vachement moins comme des parasites qui mangent le pain aux artistes mais comme des sociétés qui fournissent un service utile à ces artistes (meme si c'est tres cher), et si ca ne leur lait pas ils peuvent aller voir ailleurs.