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    Posté par . En réponse à la dépêche Mc Carthy accélère la procédure : vote le 30 juin 2003 !. Évalué à 2.

    20/02/2002 - PROPOSITION DE BASE

    OBJECTIF : harmoniser les droits nationaux des brevets en ce qui concerne la
    brevetabilité des inventions mettant en oeuvre un logiciel.
    CONTENU : la Commission propose de réglementer les inventions mettant en
    oeuvre un logiciel. De telles inventions peuvent d'ores et déjà être brevetées
    par l'Office européen des brevets (OEB) ou les offices nationaux des brevets,
    mais les modalités précises de la brevetabilité varient.
    La proposition de directive est l'aboutissement de vastes consultations menées
    depuis 1997. Elle est basée sur la pratique existante et doit permettre aux
    auteurs de nouvelles inventions mises en oeuvre par ordinateur de tirer profit
    de leur créativité. En même temps, la proposition doit éviter d'entraver la
    concurrence, de bloquer les petites entreprises ou de freiner le développement
    de logiciels interopérables.
    Le principe de base de la proposition est que le concept de "contribution
    technique" est le critère fondamental de toute invention brevetable. Cette
    doctrine est conforme à la jurisprudence établie au fil des ans par l'OEB et
    les États membres. Elle implique qu'une invention mise en oeuvre par
    ordinateur qui représente une "contribution technique" à l'état de la
    technique dans un domaine technique, qui n'est pas évidente pour une personne
    du métier, est plus qu'un programme informatique "en tant que tel" et peut
    donc être brevetée.
    Les programmes informatiques en tant que tels ne pourront pas être brevetés
    selon la proposition, ni les méthodes pour l'exercice d'activités économiques
    ("business methods") qui sont fondées sur des idées technologiques existantes
    et les appliquent, par exemple, en matière de commerce électronique. Ces
    programmes continueront, le cas échéant, d'être protégés par le droit d'auteur
    ou le régime de confidentialité.
    La proposition engage la Commission à suivre l'incidence des inventions mises
    en oeuvre par ordinateur et à présenter au Parlement et au Conseil un rapport
    sur la mise en oeuvre de la directive dans les trois ans à compter de sa
    transposition par les États membres.
    La directive n'aura aucun effet juridique direct sur l'Office européen des
    brevets. Cependant, dès que la directive aura été mise en oeuvre, la
    Commission envisagera les mesures nécessaires pour résoudre les conflits
    éventuels apparus dans le cadre de la convention sur le brevet européen. En
    tout état de cause, les brevets européens, dès qu'ils seront délivrés, seront
    assujettis au droit national de sorte que tout brevet délivré après l'entrée
    en vigueur de la directive qui serait non conforme à ses dispositions devra
    être modifié en conséquence (ou être révoqué).