Après, il ne faut pas nécessairement voir ça comme tout blanc ou tout noir (:-) c'est à dessein que manichéen n'est pas employé ici pour brosser une tableau plus nuancé). Le point de vue de M. Delafosse cité par l'article est intéressant à cet égard :
« Comment voudrait-on qu’un Noir, dont la langue est d’une simplicité rudimentaire et d’une logique presque toujours absolue, assimile rapidement un idiome aussi raffiné et illogique que le nôtre ? C’est bel et bien le Noir - ou, d’une manière plus générale, le primitif - qui a forgé le petit-nègre, en adaptant le français à son état d’esprit. »
S'il y a là du préjugé simplificateur à l'égard des « Noirs », il me semble que l'on trouve y aussi, sous-jacent, un constat lucide sur une langue dont les arcanes échappent bien souvent même à ses locuteurs natifs.
[^] # Re: Le bislama comme inspiration pour la novlangue.
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal Orwell dans le domaine public: nouvelle traduction chez Agone (et deux autres chez Gallimard). Évalué à 0.
Après, il ne faut pas nécessairement voir ça comme tout blanc ou tout noir (:-) c'est à dessein que manichéen n'est pas employé ici pour brosser une tableau plus nuancé). Le point de vue de M. Delafosse cité par l'article est intéressant à cet égard :
S'il y a là du préjugé simplificateur à l'égard des « Noirs », il me semble que l'on trouve y aussi, sous-jacent, un constat lucide sur une langue dont les arcanes échappent bien souvent même à ses locuteurs natifs.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace