Je n'ai plus la convention d'honoraire avec le premier avocat (j'en ai changé après la première instance) et du coup je ne voudrais pas affirmer n'importe quoi.
Comme je l'ai dit plus haut, ce qui me dérange dans ma relation avec le syndicat est:
D'abord, on m'a recommandé un avocat qui n'ÉTAIT PAS spécialiste de la défense des travailleurs, et ça se ressentait: j'ai dû lui expliquer à de nombreuses reprises les métriques de charge de travail qui était au coeur du litige. (jour homme ? mois homme ? connait pas)
Je n'ai jamais reçu d'autre aide du syndicat, aucun coup de fil, etc. Vous allez me dire: "pourquoi ?, tu as demandé de l'aide ?". Ben non, pas tellement.
Je n'ai pas envie de nommer le syndicat, ils n'ont pas été plus mauvais que d'autres, juste pas meilleurs. Encore une fois, j'expose juste ce que j'ai vécu et comment je l'ai vécu. Un autre commentaire parlait de solitude. C'est exactement ça.
Quand on fait un burn-out:
* on ne le sait pas
* on ne vas pas demander à son médecin 6 mois d'arrêts
* on veut juste sauver sa peau et quitter le boulot
* on a un comportement agressif, dépressif, on est insupportable -> on peut perdre beaucoup d'amis (en même temps, ceux qu'on garde...)
* on fait des mauvais choix
* on appelle pas des syndiqués inconnus tous les 4 matins pour leur raconter notre mal-être,
* etc
* etc
En ce qui concerne la démission, oui c'est ce qui m'a été recommandé. Après avoir fait des courriers recommandés, convoqué le délégué syndical et le DG mais à la fin on m'a bien recommandé de démissionner.
Peut-être que l'avocat avait conclu des réponses à mes courriers et de la réunion avec le DG qu'il n'y avait rien d'autre à faire. Je ne sais pas. Je l'ai suivi.
Voilà, après, les heureuses personnes qui n'ont pas vécu ça peuvent toujours vous expliquer avec toute la rationalité possible qu'il faudrait faire comme ci, comme ça (après coup surtout) on n'est pas dans en capacité d'analyser les faits et de prendre des décisions rationnelles.
Pour aller de l'avant, ce que j'ai fait:
* je pose les limites de mon boulot tout de suite (j'ai eu un patron qui m'a engueulé parce que je n'avais pas répondu au téléphone le dimanche matin, il n'a pas réessayé),
* quand je vois un collègue qui fait trop d'heures sup, je l'engueule gentiment je n'attend pas de témoigner pour lui lors d'un procès ou le consoler quand c'est trop tard...
* ...et maintenant j'essaye de partager mon témoignage
"Liberté, Sécurité et Responsabilité sont les trois pointes d'un impossible triangle" Isabelle Autissier
[^] # Re: Sacré histoire
Posté par Jean Parpaillon . En réponse au journal Comment se faire justice soi-même ?. Évalué à 9. Dernière modification le 06 janvier 2021 à 16:45.
Je n'ai plus la convention d'honoraire avec le premier avocat (j'en ai changé après la première instance) et du coup je ne voudrais pas affirmer n'importe quoi.
Comme je l'ai dit plus haut, ce qui me dérange dans ma relation avec le syndicat est:
D'abord, on m'a recommandé un avocat qui n'ÉTAIT PAS spécialiste de la défense des travailleurs, et ça se ressentait: j'ai dû lui expliquer à de nombreuses reprises les métriques de charge de travail qui était au coeur du litige. (jour homme ? mois homme ? connait pas)
Je n'ai jamais reçu d'autre aide du syndicat, aucun coup de fil, etc. Vous allez me dire: "pourquoi ?, tu as demandé de l'aide ?". Ben non, pas tellement.
Je n'ai pas envie de nommer le syndicat, ils n'ont pas été plus mauvais que d'autres, juste pas meilleurs. Encore une fois, j'expose juste ce que j'ai vécu et comment je l'ai vécu. Un autre commentaire parlait de solitude. C'est exactement ça.
Quand on fait un burn-out:
* on ne le sait pas
* on ne vas pas demander à son médecin 6 mois d'arrêts
* on veut juste sauver sa peau et quitter le boulot
* on a un comportement agressif, dépressif, on est insupportable -> on peut perdre beaucoup d'amis (en même temps, ceux qu'on garde...)
* on fait des mauvais choix
* on appelle pas des syndiqués inconnus tous les 4 matins pour leur raconter notre mal-être,
* etc
* etc
En ce qui concerne la démission, oui c'est ce qui m'a été recommandé. Après avoir fait des courriers recommandés, convoqué le délégué syndical et le DG mais à la fin on m'a bien recommandé de démissionner.
Peut-être que l'avocat avait conclu des réponses à mes courriers et de la réunion avec le DG qu'il n'y avait rien d'autre à faire. Je ne sais pas. Je l'ai suivi.
Voilà, après, les heureuses personnes qui n'ont pas vécu ça peuvent toujours vous expliquer avec toute la rationalité possible qu'il faudrait faire comme ci, comme ça (après coup surtout) on n'est pas dans en capacité d'analyser les faits et de prendre des décisions rationnelles.
Pour aller de l'avant, ce que j'ai fait:
* je pose les limites de mon boulot tout de suite (j'ai eu un patron qui m'a engueulé parce que je n'avais pas répondu au téléphone le dimanche matin, il n'a pas réessayé),
* quand je vois un collègue qui fait trop d'heures sup, je l'engueule gentiment je n'attend pas de témoigner pour lui lors d'un procès ou le consoler quand c'est trop tard...
* ...et maintenant j'essaye de partager mon témoignage
"Liberté, Sécurité et Responsabilité sont les trois pointes d'un impossible triangle" Isabelle Autissier