• # Pareil mais pas la même.

    Posté par . En réponse au journal Comment se faire justice soi-même ?. Évalué à 10.

    Attaque aux prud'hommes pour harcèlement moral, manquement à l'obligation de sécurité (initialement c'est le client qui se rend coupable de harcèlement, protégé par mon employeur, qui est responsable en dernier ressort dans tous les cas).

    De ce que j'ai pu voir chez le client c'est une méthode de management, et c'est un grand groupe qui en est rendu à 3 suicides en trois ans dans sa ville. Ça passe sous les radars.

    Le dossier a été survolé par les prud'hommes qui ont émis un jugement complètement à côté de la plaque (copié-collé de la défense, qui a consisté globalement à ignoré mes pièces — pas même de mention pour rejet— ou en faisant du cherry picking de ce que j'ai pu dire ou faire — pourtant mon seul pétage de câble, ce qui aurait pu m'être légitimement reproché au final, n'a pas été mentionné au dossier —, ce qui se fait de pire en matière de jugement). J'avais porté plainte aussi — harcèlement moral => pénal —, sans y compter, mais pour laisser une trace si jamais (à l'époque on en était à 1 suicide au siège). Quant tu vois ce qu'il a fallu pour que la justice se bouge le cul à FT !

    Contrairement à toi je n'ai pas trop misé sur la justice (faut dire j'y suis allé sans avocat, je croyais que c'était mon erreur, mais au final à te lire je constate que ça ne change rien, au moins j'ai pas perdu d'argent là-dessus). Ma priorité absolue était ma santé mentale et de m'en sortir professionnellement. Il faut dire que j'avais beaucoup lu sur je sujet et que je savais donc à quoi m'attendre. Bienvenue en France \o/

    Du coup j'ai effectué mon préavis (chez un autre client beaucoup plus correct, mais ça aurait terminé en burn-out si j'étais resté), contacts purement écrit avec l'employeur, sauf mon solde... plus d'un mois pour le récupérer...), je me suis fait payer mon déménagement retour en laissant mon employeur aller dans son délire (il a quand même essayé de me la faire à l'envers en mode "tu avances les frais et je te rembourses" — moi intérieurement: mais oui prend moi pour un couillon — extérieurement: j'ai pas les moyens -_- mais c'était pas bien dur au final car ça relevait de la psychiatrie chez lui, menteur compulsif, et j'en passe, j'ai vécu quelques semaines en 5ème dimension, une fois que t'as compris que savoir faire raisonner un fou relève d'un travail de professionnel aguéri et qu'il ne faut pas le tenter soi-même...).

    Ma seule satisfaction, c'est qu'au final mon employeur a perdu beaucoup plus d'argent que moi dans l'affaire (pour dire son niveau de délire : il fait silence radio pendant 2 mois d'intercontrat et c'est moi, son employé, qui le recontacte pour faire avancer les choses, mais c'est lui qui douille au final...), et le client avait clairement un pêt au casque pour avoir eu un comportement encore pire à mon égard (ils savaient ce qu'ils faisaient tous les deux, aucune trace écrite... mais l'absence de communication écrite dans un métier qui l'exige pourtant aurait dû se retourner contre eux, si les prud'hommes avaient fait leur taf' le pire c'est que ce point a été mentionné par le président lui-même en audience... mais rien dans le jugement).

    PS : après les Prud'hommes j'ai lâché l'affaire. La justice à ce stade, il ne faut pas oublier que ça vise seulement la réparation d'un préjudice ; faut toujours faire un calcul bénéfice/risque et à moins que le préjudice s'élève à des sommes qui le justifient et avec de vraies chances de récupération faut rester raisonnable; l'engagement financier doit rester en proportion.

    C'est dur émotionnellement parlant parce qu'on attache traditionnellement beaucoup de chose à la notion de justice et qu'on en attend beaucoup trop. Mais faut pas hésiter à se désengager de l'affaire quand ça se présente mal.

    Faut vraiment faire la distinction : la justice c'est pour la finance. Point. Si tu as du mal à faire la part des choses émotionnellement ou psychologiquement, amis, famille, proches, voir psychologue.

    PS : les frais au dépens en Prud'Homme c'est pas vraiment significatif, ils ont pu te considérer légitime dans ta démarche tout en te donnant tort sur le fond ?

    Sinon, je tiens à le rappeler : la politique, ce n'est pas juste de l'idéologie, c'est pas du débat d'idées. Ça a des conséquences matérielles. Voilà. L'État, c'est, entre-autres, la Justice. Elle sort pas du cul d'une poule toute seule, faut des moyens, importants... Tant qu'on votera pour des gens qui considèrent à priori, que l'État c'est forcément le mal et que ça coûte trop cher...