J'ai eu, dans le même bassin, un soucis avec un de mes employeurs (en PME perfusée au CIR et au pseudo projet de recherche) qui a brusquement arrêté de nous payer, a franchis un cran en matière de harcèlement moral et menacé physiquement certains de mes collègues.
J'ai contacté syndicats, avocats et conseils des prudhommes. J'ai été effrayé de la solitude dans laquelle se trouvent les salariés en mal-être et en conflit avec un employeur. Les syndicats ne voyaient pas comment nous aider mais nous proposaient de cotiser, les avocats nous proposaient d'attaquer sur les heures sup et les prudhommes nous disaient que vu leurs délais ça ne valait pas le coup de les saisir en référé. L'inspection du travail, quand à elle, si elle prêtait une oreille compatissante à nos représentants était surtout préoccupée par préserver l'emploi...
L'affaire ayant finie, après quelques mois (dont jusqu'à 3 consécutifs sans salaire !), par des licenciements économiques puis la liquidation-rachat, les affaires de harcèlement n'ont pas été menées à leur terme.
Pour la petite histoire, on a appris par la suite que les dirigeants ont vraisemblablement, même si on ne peut pas le prouver, organisé la faillite et extradé de l'argent vers une société chinoise qui a ensuite racheté la boite à prix bradé lors de la liquidation. On avait tous bien envie de leur péter les genoux, mais on a préféré passer à autre chose... et bien rigoler à regarder ce que devenait une boite technologique sans ses ingénieurs :/
Bref, je compatis, je te félicite pour ta ténacité et je suis content de voir que les choses vont mieux pour toi en dépit de tes déconvenues judiciaires.
[^] # Re: bravo !
Posté par aiolos . En réponse au journal Comment se faire justice soi-même ?. Évalué à 10.
J'ai eu, dans le même bassin, un soucis avec un de mes employeurs (en PME perfusée au CIR et au pseudo projet de recherche) qui a brusquement arrêté de nous payer, a franchis un cran en matière de harcèlement moral et menacé physiquement certains de mes collègues.
J'ai contacté syndicats, avocats et conseils des prudhommes. J'ai été effrayé de la solitude dans laquelle se trouvent les salariés en mal-être et en conflit avec un employeur. Les syndicats ne voyaient pas comment nous aider mais nous proposaient de cotiser, les avocats nous proposaient d'attaquer sur les heures sup et les prudhommes nous disaient que vu leurs délais ça ne valait pas le coup de les saisir en référé. L'inspection du travail, quand à elle, si elle prêtait une oreille compatissante à nos représentants était surtout préoccupée par préserver l'emploi...
L'affaire ayant finie, après quelques mois (dont jusqu'à 3 consécutifs sans salaire !), par des licenciements économiques puis la liquidation-rachat, les affaires de harcèlement n'ont pas été menées à leur terme.
Pour la petite histoire, on a appris par la suite que les dirigeants ont vraisemblablement, même si on ne peut pas le prouver, organisé la faillite et extradé de l'argent vers une société chinoise qui a ensuite racheté la boite à prix bradé lors de la liquidation. On avait tous bien envie de leur péter les genoux, mais on a préféré passer à autre chose... et bien rigoler à regarder ce que devenait une boite technologique sans ses ingénieurs :/
Bref, je compatis, je te félicite pour ta ténacité et je suis content de voir que les choses vont mieux pour toi en dépit de tes déconvenues judiciaires.