Le minimalisme est un rapport coût/bénéfice conscient (comme le décrit très bien Cal Newport dans "Digital Minimalism").
Par exemple, regarder un film est un besoin très concret. Ne pas pouvoir regarder un film est pour moi une limitation forte. (ce qu’on entend par "multimedia" parce que, comme précisé, Plan9 permet d’écouter de l’audio).
Par contre, le "web moderne" est très vague et dépend des usages. Mais ce rapport coût/bénéfice, une fois conscientiser, n’est pas clair du tout.
Quel est le bénéfice d’aller sur Facebook ? Et quel est le coût ? Ce coût est en fait plus important que ce qu’on imagine (c’est un peu le business de ces boites).
Exemple frappant : quels sont les avantages d’un Slack par rapport à IRC. Il y’en a, certes. Ce qui justifie l’engouement pour Slack.
Maintenant, quel est le coût d’utilisation de Slack ? Il est en fait énorme ! (outre le coût financier dès qu’on sort de la version gratuite, il y’a le coût de la dépendance à une entreprise centralisée, le coût d’un logiciel propriétaire qu’on ne peut pas utiliser à sa guise sans compter le coût hallucinant d’utilisation du CPU pour faire tourner Slack).
Est-ce que ce coût est justifié en rapport aux bénéfices ? Cela dépend de chacun mais j’ai l’impression que c’est très rarement le cas une fois qu’on y réfléchit.
Et quel est le coût/bénéfice une fois qu’on dit : « Désolé, je ne peux pas utiliser Slack, contactez-moi autrement ».
La sobriété numérique c’est justement remettre en question les usages. Tous les usages. Vouloir de la sobriété numérique mais en gardant tout "le web moderne", c’est ne pas être intéressé par la sobriété numérique, tout simplement. (un peu comme dire : "le vélo, c’est très bien, je suis pour, mais on ne sait pas aller à 120km/h sur une autoroute avec").
Mes livres CC By-SA : https://ploum.net/livres.html
[^] # Re: Sobriété numérique ?
Posté par ploum (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Plan9, l’OS installé parce qu’OpenBSD était trop mainstream. Évalué à 7.
Le minimalisme est un rapport coût/bénéfice conscient (comme le décrit très bien Cal Newport dans "Digital Minimalism").
Par exemple, regarder un film est un besoin très concret. Ne pas pouvoir regarder un film est pour moi une limitation forte. (ce qu’on entend par "multimedia" parce que, comme précisé, Plan9 permet d’écouter de l’audio).
Par contre, le "web moderne" est très vague et dépend des usages. Mais ce rapport coût/bénéfice, une fois conscientiser, n’est pas clair du tout.
Quel est le bénéfice d’aller sur Facebook ? Et quel est le coût ? Ce coût est en fait plus important que ce qu’on imagine (c’est un peu le business de ces boites).
Exemple frappant : quels sont les avantages d’un Slack par rapport à IRC. Il y’en a, certes. Ce qui justifie l’engouement pour Slack.
Maintenant, quel est le coût d’utilisation de Slack ? Il est en fait énorme ! (outre le coût financier dès qu’on sort de la version gratuite, il y’a le coût de la dépendance à une entreprise centralisée, le coût d’un logiciel propriétaire qu’on ne peut pas utiliser à sa guise sans compter le coût hallucinant d’utilisation du CPU pour faire tourner Slack).
Est-ce que ce coût est justifié en rapport aux bénéfices ? Cela dépend de chacun mais j’ai l’impression que c’est très rarement le cas une fois qu’on y réfléchit.
Et quel est le coût/bénéfice une fois qu’on dit : « Désolé, je ne peux pas utiliser Slack, contactez-moi autrement ».
La sobriété numérique c’est justement remettre en question les usages. Tous les usages. Vouloir de la sobriété numérique mais en gardant tout "le web moderne", c’est ne pas être intéressé par la sobriété numérique, tout simplement. (un peu comme dire : "le vélo, c’est très bien, je suis pour, mais on ne sait pas aller à 120km/h sur une autoroute avec").
Mes livres CC By-SA : https://ploum.net/livres.html