• [^] # La vaccination massive est indispensable

    Posté par . En réponse au lien Du désastre du début de la vaccination contre la covid-19 en France . Évalué à 5.

    Surtout que si la Covid peut être grave notamment au delà de 70 ans,

    Oui, quand on est mort (5 % des plus de 80 ans atteints, 17 % des plus de 90), c’est quand même grave.

    Et puis ce n’est pas parce qu’on est plutôt jeune et qu’on n’en mort pas qu’on s’en sort sans y « perdre des plumes ».

    ce n'est pas non plus, par elle même, une maladie de fin du monde.

    Elle ne fait « pas trop » de morts et quasiment que parmi les personnes âgées... parce que les hôpitaux ne sont pas débordés. Sinon, ce ne serait pas du tout du tout pareil (voir mon petit calcul ici).

    Les hôpitaux ne sont pas débordés, parce qu’on confine avant qu’ils le soient.

    Si on veut continuer comme ça (avec les masques, les confinements, plus de restaurants ni de spectacles, l’économie partiellement paralysée et la dette de l’État qui monte) pendant 6 ou 8 ans et qu’on est prêt à 400 000 morts, on est effectivement pas pressés de vacciner. Ah mince, sans dépasser notre capacité hospitalière, les premiers patients ne seront plus immunisés avant qu’on ait atteint l’immunité globale. Du coup, ça voudrait dire continuer comme ça indéfiniment.

    Et puis pendant que nos dirigeants patinent, la maladie bouge. Les variants du Royaume Uni et d’Afrique du Sud, bien plus contaminants, ont déjà été identifiés en France. Avec eux, il faudra revoir à la hausse le taux nécessaire de personnes immunisées pour atteindre l’immunité globale. Et puis les mesures qu’ils imposeront quand ils seront majoritaires nous feront sûrement regretter le « bon temps » de la variante moins contaminante.

    Cela dit, le premier problème n’est pas tant de vacciner avant que les variants plus contaminants ne se répandent, ni de refaire partir l’économie, ni de convaincre les gens de se faire vacciner en proportion suffisante pour atteindre l’immunité globale. Le premier problème est d’arriver à vacciner au moins tous les gens qui sont prêts à se faire vacciner avant que les premiers vaccins n’aient perdu leur efficacité et soient à refaire. Ce n’est pas une condition suffisante, loin de là, mais c’est le minimum du minimum pour qu’on puisse s’en sortir un jour.

    On n’a plus le choix de vacciner la population ou pas. Macron a déjà fait ce choix quand il a fait celui de « vivre avec » le virus (j’ai trouvé ça effarant au moment) plutôt que de tout faire pour l’éradiquer comme la Corée du Sud ou la Nouvelle‐Zélande. Ce n’est par parce que le zéro cas est inatteignable (surtout quand d’autres pays laissent le virus proliférer), que ce n’est pas ce qu’il aurait fallu viser si on avait voulu avoir assez peu de cas pour choisir éventuellement de ne pas vacciner.

    En prolongeant un peu plus le premier confinement, le temps d’avoir encore moins de malades et suffisamment de tests ; en faisant sérieusement le traçage et l’isolement ; on aurait pu viser de quasiment éradiquer la maladie en France. Mais là, c’est râpé. La situation sanitaire et la saison sont moins favorables et les variantes plus contagieuses sont déjà là.

    « Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone