• [^] # Re: Quelques idées...

    Posté par . En réponse à la dépêche Gestion de jardin : Garden party. Évalué à 6.

    Une bonne bases de données sur les espèces vivantes : https://species.wikimedia.org/wiki/Main_Page + Wikidata + infos sur Wikipedia. Il est possible de récupérer (et d'y enrichir, plutôt que de recommencer une base de zéro) des caractéristiques, soit via le wiki, soit via wikidata. Il y a déjà une bonne base de photographies qui peut aussi aider à reconnaître les différentes plantes/animaux. Wikidata (en lien à gauche des wiki) contient également, pour chaque espèce, les liens, vers différentes bases de données spécialisées qui vont décrire chacune à leur façon les plantes ou animaux. Offrir un lien vers ces données dans l'application, comme le fait par exemple Marble pour les informations sur les différents lieus, pourrait à mon avis déjà grandement enrichir l'application.

    Je pense qu'il faudrait savoir au moins quelle type de terre est adaptée et réciproquement quelle effet la plante va avoir sur la terre.
    Les haricots (entre autres), sont par exemple des plantes azotantes. Ce type de plante capture l'azote dans l'air (c'est la grande majorité de l'air, ~78 % de diazote), va l'utiliser pour sa propre consommation et va en fournir à la terre, ce qui pourra nourrir d'autres plantes non-azotantes. Elle nécessite par contre du phosphate pour son développement. L'idéal est d'avoir une terre déjà argileuse ou argilo-calcaire, ou bien comportant des roches volcaniques. Dans tous les cas il vaut mieux éviter les engrais chimiques (dérivés de pétrole, ce qui est déjà moyen pour le bilan énergétique+carbone) qui ont tendance à enrichir sur l'instant, mais dommage collatéral, appauvrir la terre en maltraitant la vie qui la régénère. Les lombrics, par exemple, participent à la production d'argile, en remontant les roches des profondeurs riches en minéraux vers les terres de surface. L'argile va fixer le phosphate et le retransmettre aux plante pas ses racines. Si la terre a été détruire par une maltraitence chimique/labour auparavant, j'ai vu qu'on peut enterrer des déchets alimentaires de type pelure d'agrumes ou de bananes pour un apport en phosphates. Si on voit des tâches jaunes ou marrons apparaître sur les feuilles, cela signifie qu'il y a un manque de phosphate.

    Il y a des plantes dites pionnières qui vont creuser plus en profondeur, chercher de l'eau pour ré-humidifier le sol. On l'utilise pas mal pour reverdir les désert (d'immenses pratiqué et avec efficacité, notamment en Chine, Éthiopie et Jordanie, trois lieux rendus désert par les plus anciennes civilisations agricoles (respectivement chinoise, égyptienne et mésopotamienne). Désolé lien Youtube, il y a des sous titre en français si besoin dans la vidéo). Il y a des projets pour reboiser également, l'Écosse qui était également fait de forêts autrefois. On voit dans cette vidéo l'australien Geoff Lawton, un des pionniers de la permaculture, qui a amené ces techniques en Jordanie. Il explique pas mal de principes aussi.

    Je ne suis pas un spécialiste, mais c'est un sujet qui me passionne et sur lequel je me renseigne depuis pas mal de temps en espérant m'y mettre dès que j'aurais un terrain (en attendant c'est jardinières+échanges avec amis ayant des terrains et lecture de akl documentation disponible, mais ça marche déjà plutôt bien, j'ai plusieurs arbres limités à l'état d'arbustes (pas assez de terre), comme des bonzaïs géants, que je pourrait planter dès que j'ai un terrain), et j’espère ne pas dire trop de bêtises par manque de pratique, mais certaines choses à éviter :
    * Brûler, pour obtenir rapidement du phosphate rapidement, on détruit les champignons et vie animales essentielles échanges autosuffisants. Apporté au contraire du paillage, et tout ce qu'on peut pour donner de la nourriture et reproduire les phénomène de forêt.
    * Remuer trop la terre, cela endommage également la vie. Faire au contraire des cultures sur butes qui accumulent mieux l'eau. Comme on faisait au moyen-âge en Europe pour les cultures d'épices.
    * Éviter les grandes surfaces crées après le remembrement. Les buissons servent d'abris à tout un tas d'animaux qui vont se nourrit de certains autres qui pourraient nuire à la production, et vont continuer le cycle de la vie, par leur déjections, en nourrissant d'autres animaux.
    * Éviter les insecticides, utiliser des plantes qui vont repousser les insectes nuisibles aux plantes, favoriser les plantes qui vont attirer leur prédateurs. Sacrifier quelques légumes est mieux que perdre toute la productivité en détruisant la faune. Certaines salades après s'être fait croquer une première fois par des limaces, produisent d'elles même des répulsifs.

    La philosophie des pratiquants de la permaculture est la même que celle du libre, échanger librement les informations et s'entraider, certains sautent sur le créneaux pour faire des formations hors de prix, mais ça sort réellement de la philosophie, attention à ne pas se faire avoir. Un bon blog (avec vidéos sur Youtube, une grande partie ont été dupliquées sur PeerTube) : http://www.permacultureetc.com/) Il explique type de plante par type de plante, les caractéristiques de différentes variétés, dans l'optique de permaculture). Il y a aussi pas mal d'ouvrage sur le sujet. Et énormément de de ressources dispersées sur Internet.

    Ce qui me paraît le plus pertinent c'est l'agroforesterie avec les notions de permaculture, permettant d'avoir une production encore plus dense, arbres fruitiers + plantes grimpantes + arbustes + champignons. C'est en fait rapidement pris en compte dans l'organisation d'un jardin en permaculture, avec comme première étape les grands arbres au nord du jardin, et un étalement, qui réduit progressivement la hauteur vers le sud pour que la majorité profite du soleil. Par contre, les plantes les plus au sud, profiterons moins de la capture de l'humidité de la partie plus boisée. Mais il y a une infinité de modèles possible en permaculture, et la règle est que c'est à chacun de trouver la sienne, et surtout de savoir s'adapter au terrain et à l'environnement dans lequel on pratique.