Si j'ai bien compris, il ne s'agissait pas d'une étude bidonnée. L'étude (étude statistique a posteriori et donc basée sur des données du passé) a été faite sur un jeu de données fourni par une boite disant avoir des accords avec des hôpitaux du monde entier pour récupérer (sous forme anonymisée) les données de santé des patients. L'étude ainsi effectuée a été validée par les pairs. Face aux critiques de certains spécialistes, d'autres chercheurs ont voulu vérifier le jeu de données brut lui-même et avoir des informations sur sa provenance. C'est ici que ça a coincé car la boite fournisseuse a refusé au motif qu'elle avait des accords de confidentialité avec les hôpitaux d'où provenaient ces données (on peut imaginer que la divulgation d'une revente de données médicales, même anonymisées, pourraient mettre certains établissements en difficulté...). Suite à ça, un (ou deux ?) des chercheurs ayant publié l'étude se sont rétracté et The Lancet a suivi. Il y a clairement eu une erreur de la validation par les pairs : l'étude statistique en elle-même était nickel mais ça ne veut évidemment rien dire si on n'est pas sûr que les données le sont aussi.
Au final, peut-être bien que les données étaient bonnes (et donc le résultat de l'étude aussi) mais comme on n'en sait rien, il était normal de jeter l'étude à la poubelle.
Dire qu'elle était bidonnée et que The Lancet est une vaste blague me paraît en revanche très excessif et semble plutôt être une volonté opportuniste de discréditer la science et son fonctionnement (ce qui est au final peut-être plus dommageable que l'erreur faite sur cette étude).
[^] # Re: il y a du boulot
Posté par mahikeulbody . En réponse au journal Réaction envers ce Hold-Up !. Évalué à 10. Dernière modification le 24 décembre 2020 à 12:04.
Si j'ai bien compris, il ne s'agissait pas d'une étude bidonnée. L'étude (étude statistique a posteriori et donc basée sur des données du passé) a été faite sur un jeu de données fourni par une boite disant avoir des accords avec des hôpitaux du monde entier pour récupérer (sous forme anonymisée) les données de santé des patients. L'étude ainsi effectuée a été validée par les pairs. Face aux critiques de certains spécialistes, d'autres chercheurs ont voulu vérifier le jeu de données brut lui-même et avoir des informations sur sa provenance. C'est ici que ça a coincé car la boite fournisseuse a refusé au motif qu'elle avait des accords de confidentialité avec les hôpitaux d'où provenaient ces données (on peut imaginer que la divulgation d'une revente de données médicales, même anonymisées, pourraient mettre certains établissements en difficulté...). Suite à ça, un (ou deux ?) des chercheurs ayant publié l'étude se sont rétracté et The Lancet a suivi. Il y a clairement eu une erreur de la validation par les pairs : l'étude statistique en elle-même était nickel mais ça ne veut évidemment rien dire si on n'est pas sûr que les données le sont aussi.
Au final, peut-être bien que les données étaient bonnes (et donc le résultat de l'étude aussi) mais comme on n'en sait rien, il était normal de jeter l'étude à la poubelle.
Dire qu'elle était bidonnée et que The Lancet est une vaste blague me paraît en revanche très excessif et semble plutôt être une volonté opportuniste de discréditer la science et son fonctionnement (ce qui est au final peut-être plus dommageable que l'erreur faite sur cette étude).