Posté par bubar🦥 .
En réponse au journal pankkake bronsonisé.
Évalué à 10.
Dernière modification le 11 décembre 2020 à 05:47.
C'était ses idées.
Son décès volontaire et conscient, son suicide, ne m'interroge nullement sur la personne (paix à lui) mais plutôt sur la prise en charge de la douleur et le chemin qu'il nous reste à faire sur la compassion médicale. C'est plutôt sur cela que j'aurai tendance à questionner.
L'oubli est un mécanisme naturel de défense, il semble possible qu'il joue un rôle inconscient dans notre incapacité à correctement prendre en compte la douleur physique d'un autre. Nous avons tous été salement malades à un moment, nous avons tous eu sacrément mal à d'autres moments, pourtant nous nous retrouvons souvent dans une incapacité à prendre en compte dans notre comportement la souffrance de l'autre. Par exemple souffrir physiquement c'est souvent se retrouver à fleur de peau nerveusement, donc être irritable et désagréable facilement envers l'autre, pourtant cela semble difficile de s'adapter face à quelqu'un dans cette situation, il y a une tendance à demander à l'autre de se comporter normalement, de faire comme si de rien n'était. Pourtant, donc, non seulement nous pourrions comprendre mais en plus nous en avons tous fait l'expérience à un moment ou un autre de nos vies. Il semble possible que le mécanisme de stratégie d'oubli nous empêche ou nous freine dans l'empathie. J'essai de trouver une raison logique au fait que même très évoluée et civilisée notre société n'est toujours pas capable de prendre en compte et en considération correctement les personnes se trouvant en souffrance physique invisible pour autrui. Finalement peu importe les raisons, il nous reste bien du chemin dans la compassion médicale. Chemin social et culturel bien sûr, mais aussi chemin technique;
J'aurai tendance à questionner aussi notre rapport à l'autonomie sociale et intellectuelle que nous accordons aux individus lorsqu'ils font le choix de mettre fin à leur vie. Certes nous sommes des êtres sociaux, vivant et construisant des communautés, les plus 'vieux et solitaires loups' y compris, alors certes la mort d'un individu, tout comme la naissance, ne concerne pas seulement cet individu. Cependant l'individu est libre de ses pensées et responsable de ses actes. Alors, bien que douloureux, ne devrait on pas se munir des meilleurs outils permettant une fin de vie simple et sans souffrance, et accepter que l'un des notres s'en serve, après y avoir réfléchi, après l'avoir verbalisé avec ses proches, donc pas seulement après l'avoir muri mais aussi après que son entourage ai pu avoir cette réflexion ? Là aussi, du chemin nous attends : peser la part d'autodétermination de l'individu, sans égoïsme en prenant en compte la dimension sociale avec son entourage, et les respecter.
[^] # Re: quand on lit ces notes...
Posté par bubar🦥 . En réponse au journal pankkake bronsonisé. Évalué à 10. Dernière modification le 11 décembre 2020 à 05:47.
C'était ses idées.
Son décès volontaire et conscient, son suicide, ne m'interroge nullement sur la personne (paix à lui) mais plutôt sur la prise en charge de la douleur et le chemin qu'il nous reste à faire sur la compassion médicale. C'est plutôt sur cela que j'aurai tendance à questionner.
L'oubli est un mécanisme naturel de défense, il semble possible qu'il joue un rôle inconscient dans notre incapacité à correctement prendre en compte la douleur physique d'un autre. Nous avons tous été salement malades à un moment, nous avons tous eu sacrément mal à d'autres moments, pourtant nous nous retrouvons souvent dans une incapacité à prendre en compte dans notre comportement la souffrance de l'autre. Par exemple souffrir physiquement c'est souvent se retrouver à fleur de peau nerveusement, donc être irritable et désagréable facilement envers l'autre, pourtant cela semble difficile de s'adapter face à quelqu'un dans cette situation, il y a une tendance à demander à l'autre de se comporter normalement, de faire comme si de rien n'était. Pourtant, donc, non seulement nous pourrions comprendre mais en plus nous en avons tous fait l'expérience à un moment ou un autre de nos vies. Il semble possible que le mécanisme de stratégie d'oubli nous empêche ou nous freine dans l'empathie. J'essai de trouver une raison logique au fait que même très évoluée et civilisée notre société n'est toujours pas capable de prendre en compte et en considération correctement les personnes se trouvant en souffrance physique invisible pour autrui. Finalement peu importe les raisons, il nous reste bien du chemin dans la compassion médicale. Chemin social et culturel bien sûr, mais aussi chemin technique;
J'aurai tendance à questionner aussi notre rapport à l'autonomie sociale et intellectuelle que nous accordons aux individus lorsqu'ils font le choix de mettre fin à leur vie. Certes nous sommes des êtres sociaux, vivant et construisant des communautés, les plus 'vieux et solitaires loups' y compris, alors certes la mort d'un individu, tout comme la naissance, ne concerne pas seulement cet individu. Cependant l'individu est libre de ses pensées et responsable de ses actes. Alors, bien que douloureux, ne devrait on pas se munir des meilleurs outils permettant une fin de vie simple et sans souffrance, et accepter que l'un des notres s'en serve, après y avoir réfléchi, après l'avoir verbalisé avec ses proches, donc pas seulement après l'avoir muri mais aussi après que son entourage ai pu avoir cette réflexion ? Là aussi, du chemin nous attends : peser la part d'autodétermination de l'individu, sans égoïsme en prenant en compte la dimension sociale avec son entourage, et les respecter.
Quelqu'aient été tes idées, paix à toi, pankkake<