• [^] # Re: Autohébergement

    Posté par . En réponse au journal Linux ne m'intéresse plus. Évalué à 4.

    Honnêtement, à une étape près, ce n'est pas compliqué de s'auto-héberger pour les mails. Pour reprendre ta liste :
    - IP fixe : prendre un bon FAI ou louer un kimsufi à pas cher
    - Reverse DNS : bah en prenant son domaine chez un bon registrar, y a pas de problème
    - les certificats : bah y a lets encrypt maintenant
    - DKIM : ca c'est la partie pénible à faire, surtout que certains fournisseurs mails peuvent être un peu particulier. Je crois avoir entendu parler de certains d'entre eux parmi les gros que, si on met en place le DKIM, faut mettre une policy strict dessus si on veut que nos mails soient acceptés.
    - SPF et DMARC : c'est l'affaire de 5 minutes en étant large.

    Y a au moins une autre étape à faire en plus : vérifier les listes noires pour demander à s'en faire retirer. Si les courriels sont toujours refusés après tout ca, c'est potentiellement une question de réputation de l'IP, va falloir la laisser quelques temps en jachère ou essayer d'en avoir une autre. Si c'est Microsoft qui les refuse, ils ont leur propre blacklist, et c'est un peu pénible d'en sortir mais ca se fait.

    Pour le spam, bah c'est comme pour les adresses normales en fait. Suffit de pas mettre son adresse courriel n'importe où, y a yopmail pour ca. Pour l'anecdote, mon adresse "à spam" qui me sert à m'inscrire sur les trucs de e-commerces, ne reçoit finalement que les newsletters de ces sites. Le mois dernier a été la première fois en 5 ans que j'ai reçu du spam pour du viagra dessus, à cause d'un leak.
    Mais dans ces cas, le filtrage peut être très simple et rapide. Il suffit d'utiliser les tags dans les adresses (vous savez le login+tag@domain.tld) en remplacant le '+' par un point ou un '-' pour que ca soit incognito, et de gérer ca à coup de filtres sieve.

    Emacs le fait depuis 30 ans, et sans pubs ni télémétrie.