Pour macOS, un système de base sans aucune applications ouvertes a déjà plus de 450 processus et 2Go de RAM utilisé...
Je répond a cette section histoire d'avoir une citation, mais je pense que ce que je vais dire s'applique à l'ensemble des systèmes d'exploitation.
Mac OS (ou windows, ou KDE, ou gnome) peut et même doit avoir une chiée de processus, parce qu'il doit être capable de s'adapter à un écosystème bordélique d'objets connectés et intelligents, absolument pas gérés par leur propriétaire.
Il faut que tout soit automatique, que tout soit plus intelligent que l'utilisateur, parce que sinon «c'est trop compliqué».
Et ça ne me choque pas.
Je pense personnellement qu'une distribution ne peux pas tout faire et le faire correctement, ou du moins, pas sans un effort non négligeable de l'utilisateur, à la fois en terme d'apprentissage et en terme de concession.
Si en plus on parle de distros maintenues principalement par des volontaires (Debian, slackware, archlinux, gentoo...) il me paraît déconnant d'espérer que ça colle aux besoins réels «locaux» sans s'investir un minimum.
Quant aux systèmes faits par des entreprises, hé bien, c'est pareil. Elles ont une cible, et vont plus oeuvrer à satisfaire la cible dans sa globalité qu'un petit groupe de barbus qui veut du simple et du bas niveau. De tout façon, s'ils voulaient vraiment ça, rien ne les empêcherait de le faire (c'est ce que font les mainteneurs de crux, de kiss, de slackware, au final, non?).
Pour info, mon système minimaliste nécessite 3 processus vivants par daemon: le daemon lui-même, une instance de runsv (le watchdog) et une instance de svlogd (les logs, que je ne consulte jamais en plus).
J'ai, à la louche, une 10aine de daemons (ttys, udev, clients dhcp, acpid, cups (tiens, faut que je lui fasse un runscript à lui d'ailleurs), ce qui est très peu.
Ensuite, il y a mon bureau. Et la, c'est le drame: mpd, xinit, xorg, claws-mail, quassel, unclutter, ssh-agent, urxvtd, xosview, une chiée de zsh... (faut que je pense a mettre les plus important sous watchdog d'ailleurs) mais en fait, ça va encore.
Ce qui est pire que le drame, c'est la Bérézina, j'ai nommé les clients web: vivaldi à un "score" de 60 dans pstree -p | grep vivaldi | wc -l. Firefox avec un seul onglet: 73.
Tout ça, en ajoutant les lignes du kernel, ça me fait 158 lignes dans mon ps. C'est un système minimaliste, qui ne fait quasiment rien automatiquement, inutilisable par «le commun des mortels».
Donc, 450 process pour macOS qui à pour cible l'utilisateur qui veux juste utiliser son outil (tournevis?) sans se prendre la tête? Ça me choque pas.
Ce qu'il faut, ce sont des distro qui soient adaptées a ces usages de niche que sont le hobby et la récup de vieux systèmes par les gens que ça intéresse.
[^] # Re: moi c'est l'inverse
Posté par freem . En réponse au journal Linux ne m'intéresse plus. Évalué à 5.
Je répond a cette section histoire d'avoir une citation, mais je pense que ce que je vais dire s'applique à l'ensemble des systèmes d'exploitation.
Mac OS (ou windows, ou KDE, ou gnome) peut et même doit avoir une chiée de processus, parce qu'il doit être capable de s'adapter à un écosystème bordélique d'objets connectés et intelligents, absolument pas gérés par leur propriétaire.
Il faut que tout soit automatique, que tout soit plus intelligent que l'utilisateur, parce que sinon «c'est trop compliqué».
Et ça ne me choque pas.
Je pense personnellement qu'une distribution ne peux pas tout faire et le faire correctement, ou du moins, pas sans un effort non négligeable de l'utilisateur, à la fois en terme d'apprentissage et en terme de concession.
Si en plus on parle de distros maintenues principalement par des volontaires (Debian, slackware, archlinux, gentoo...) il me paraît déconnant d'espérer que ça colle aux besoins réels «locaux» sans s'investir un minimum.
Quant aux systèmes faits par des entreprises, hé bien, c'est pareil. Elles ont une cible, et vont plus oeuvrer à satisfaire la cible dans sa globalité qu'un petit groupe de barbus qui veut du simple et du bas niveau. De tout façon, s'ils voulaient vraiment ça, rien ne les empêcherait de le faire (c'est ce que font les mainteneurs de crux, de kiss, de slackware, au final, non?).
Pour info, mon système minimaliste nécessite 3 processus vivants par daemon: le daemon lui-même, une instance de
runsv(le watchdog) et une instance desvlogd(les logs, que je ne consulte jamais en plus).J'ai, à la louche, une 10aine de daemons (ttys, udev, clients dhcp, acpid, cups (tiens, faut que je lui fasse un runscript à lui d'ailleurs), ce qui est très peu.
Ensuite, il y a mon bureau. Et la, c'est le drame: mpd, xinit, xorg, claws-mail, quassel, unclutter, ssh-agent, urxvtd, xosview, une chiée de zsh... (faut que je pense a mettre les plus important sous watchdog d'ailleurs) mais en fait, ça va encore.
Ce qui est pire que le drame, c'est la Bérézina, j'ai nommé les clients web: vivaldi à un "score" de 60 dans
pstree -p | grep vivaldi | wc -l. Firefox avec un seul onglet: 73.Tout ça, en ajoutant les lignes du kernel, ça me fait 158 lignes dans mon
ps. C'est un système minimaliste, qui ne fait quasiment rien automatiquement, inutilisable par «le commun des mortels».Donc, 450 process pour macOS qui à pour cible l'utilisateur qui veux juste utiliser son outil (tournevis?) sans se prendre la tête? Ça me choque pas.
Ce qu'il faut, ce sont des distro qui soient adaptées a ces usages de niche que sont le hobby et la récup de vieux systèmes par les gens que ça intéresse.