• [^] # Re: Gentoo pour se faire peur

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Linux ne m'intéresse plus. Évalué à 10.

    Quand j’ai voulu passer à Linux je voulais commencer par Gentoo mais un ami m’a conseillé Mandrake et m’a filé des CDs et un manuel en me disant que ce serait plus facile. Quelques jours plus tard je fêtais mon anniversaire avec des amis et je n’ai pas pu sortir le CD du lecteur sans redémarrer, alors j’ai compris que je ne comprendrai rien comme ça. Alors je suis parti sur ma Gentoo en partant du stage 1. En fait j’ai rencontré moins de problèmes puisque tout était expliqué. J’ai donc trouvé Gentoo plus facile que Mandrake qui était vraiment très opaque et avec trop de solutions uniques à Mandrake.

    Puis un jour j’ai compris que j’avais des problèmes spécifiques à Gentoo et que je ne pouvais pas vraiment discerner ce qui était spécifique à Gentoo et ce qui ne l’était pas donc j’ai switché sur Slackware qui m’a suivit longtemps. Dans le même temps j’ai expérimenté FreeBSD, OpenBSD, Solaris...

    À l’époque Debian fut une expérience désastreuses pour moi (je dois toujours avoir quelque part le CD où j’ai vais écrit au marqueur, d’un geste râgeur, un long « staaaaaaaaaaaaaaable » ironique parce qu’il était plus simple d’installer et obtenir quelque chose qui reboote complètement après installation avec OpenBSD ou Solaris que Debian.

    Puis un jour je n’avais plus le temps de jouer avec mon ordinateur, ni vraiment de connexion Internet (genre une heure par semaine), et je n’avais pas du tout le temps de compiler des logiciels (sous Slackware je recompilais mon noyau, e17 et plein de trucs), un ami m’a conseillé Arch en me disant que c’était comme Gentoo mais avec des paquets précompilés... À l’époque Arch n’était pas du tout prête avec une logithèque ridiculement petite, trop petite pour mes seuls usages pour commencer...

    Alors, ayant déjà installé plein d’Ubuntu, j’ai appliqué la méthode du dogfooding et je me le suis installé. 12 ans plus tard je l’ai encore sur mon poste principal, il y a peu de chance que je la remplace par autre chose qu’une Debian sans-sucre ajouté.

    Il y a 10 ans l’essentiel de mon boulot fut de remplacer des Mandrivas par du Debian, qui était heureusement devenue réellement utilisable à l’époque. Le seul vrai problème que j’ai rencontré avec Debian était sysvinit mais je pouvais m’en tenir loin, et maintenant je ne crois pas avoir de véritable critique envers Debian, à part une chose : Debian rend assez aisée la recompilation de paquet, mais j’aimerai pouvoir faire quelque chose comme apt-get install --from-source nom-du-paquet et que la mise à jour de ce paquet se fasse alors par recompilation avec les mêmes options (coucou USE), ce serait très pratique quand une paquet fournit par Debian n’a pas telle option par défaut (exemple : squid et SSL, je crois pour une question de conflit de licence).

    Et sur les serveurs, je fait du 100% Debian désormais. Tout est là pour me permettre de répondre aux besoins des gens.
    Je pense que ce point de vue est essentiel : j’exerce moins ma découverte, mon apprentissage et ma confrontation à des problèmes nouveaux en bidouillant mon propre système mais en répondant aux besoins des gens.

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