Tuer CentOS telle qu'elle l'était, ça monte vraiment une volonté de fermeture de la part de RedHat.
C'est au contraire tout l'inverse.
Reprenons, comment avant cela fonctionnait ?
Red Hat décidait à un moment dans l'espace temps de prendre une Fedora version n comme base pour sa future RHEL. En général cela signifie reprendre à peu près les mêmes versions de paquets mais pas toujours pour diverses raisons.
Ensuite pendant souvent 2 ans, Red Hat travaille dessus entièrement en interne. Il publie de temps en temps des bétas. Quand la version v de RHEL sort, alors CentOS peut commencer à récupérer ce travail et produire de son côté sa version et publier les mises à jour.
En gros, RHEL était le fruit d'un travail assez opaque. Sans licences RHEL (payante ou gratuite, car il y en a) tu ne pouvais rien tester du tout car CentOS ne publiait rien. Tu devais attendre la sortie finale de RHEL pour découvrir tout cela.
Le but est de maintenant faire l'inverse. C'est CentOS qui recevra le travail initial. L'infrastructure de CentOS ne changera pas, les contributions extérieures seront possibles. Comme CentOS sera la base de RHEL, son développement devient de fait plus ouvert et moins opaque.
Cela simplifie aussi le travail car la transition CentOS -> RHEL sera plus simple et rapide que dans l'autre sens. Cela permet aussi aux utilisateurs RHEL (qui n'oublions pas payent pour la plupart, donc ils peuvent avoir le droit à un peu plus de stabilité) de bénéficier des retours de CentOS avant. Et rien n'empêche in fine de reconstruire une CentOS à l'ancienne, en se basant aussi sur ce que CentOS publie par ailleurs ce qui est finalement plus simple à faire sans doute.
Par ailleurs, pour rappel les outils pour créer Fedora sont globalement réutilisés par RHEL et CentOS, et le tout reste accessible et documenté. Par ailleurs le dépôt externe de Fedora, RPMFusion utilise sa propre infrastructure basée sur celle de Fedora. Et cela ne changera pas non plus.
[^] # Re: Pourquoi ce titre ?
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse à la dépêche CentOS se saborde‐t‐elle ?. Évalué à 10.
C'est au contraire tout l'inverse.
Reprenons, comment avant cela fonctionnait ?
Red Hat décidait à un moment dans l'espace temps de prendre une Fedora version n comme base pour sa future RHEL. En général cela signifie reprendre à peu près les mêmes versions de paquets mais pas toujours pour diverses raisons.
Ensuite pendant souvent 2 ans, Red Hat travaille dessus entièrement en interne. Il publie de temps en temps des bétas. Quand la version v de RHEL sort, alors CentOS peut commencer à récupérer ce travail et produire de son côté sa version et publier les mises à jour.
En gros, RHEL était le fruit d'un travail assez opaque. Sans licences RHEL (payante ou gratuite, car il y en a) tu ne pouvais rien tester du tout car CentOS ne publiait rien. Tu devais attendre la sortie finale de RHEL pour découvrir tout cela.
Le but est de maintenant faire l'inverse. C'est CentOS qui recevra le travail initial. L'infrastructure de CentOS ne changera pas, les contributions extérieures seront possibles. Comme CentOS sera la base de RHEL, son développement devient de fait plus ouvert et moins opaque.
Cela simplifie aussi le travail car la transition CentOS -> RHEL sera plus simple et rapide que dans l'autre sens. Cela permet aussi aux utilisateurs RHEL (qui n'oublions pas payent pour la plupart, donc ils peuvent avoir le droit à un peu plus de stabilité) de bénéficier des retours de CentOS avant. Et rien n'empêche in fine de reconstruire une CentOS à l'ancienne, en se basant aussi sur ce que CentOS publie par ailleurs ce qui est finalement plus simple à faire sans doute.
Par ailleurs, pour rappel les outils pour créer Fedora sont globalement réutilisés par RHEL et CentOS, et le tout reste accessible et documenté. Par ailleurs le dépôt externe de Fedora, RPMFusion utilise sa propre infrastructure basée sur celle de Fedora. Et cela ne changera pas non plus.