• [^] # Re: Pas convaincu de la démarche

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Je viens de déposer plainte à la CNIL : mon retour d'expérience.. Évalué à 8.

    Tiens, c'est marrant la comparaison. J'ai eu un voisin comme ça ; sobre il était adorable et on papotait de temps en temps en se croisant.

    Et puis il a eu des soucis, et de plus en plus de nuits à "faire la fête". Fêtes qui se terminaient régulièrement par des bagarres.

    J'ai du aller sonner une ou deux fois pour demander à ce que le son soit baissé (sans aucun effet : parlementer avec quelqu'un de complètement bourré, c'est comme s'adresser à un mur). J'ai aussi appelé une ou deux fois les gendarmes, parce qu'entendre quelqu'un hurler "je vais te tuer" à un autre ne donne pas envie de s'en mêler, qu'il faisait bien 40 kilos de plus que moi, et que s'il y avait vraiment risque que quelqu'un soit blessé, je préférais que ce soit géré par des gens dont c'est le métier. Faut aussi dire que ça remonte à un moment où les flics avaient encore un peu de (削除) dignité (削除ここまで) garde-fous et que nos gendarmeries de campagnes ont moins de cowboy que les polices des villes.

    Et puis c'est comme tout, on s'habitue. On peste dans son coin en attendant que ça passe. Un jour, c'est définitivement passé : il s'est suicidé à la fin de sa "fête". Peut-être que si les pouvoirs publics avaient pu le prendre mieux en charge, ça aurait été évité. Ou pas. En tant qu'individu, j'avais fait ce que je pouvais, y compris lui donner l'adresse d'un bon psy : c'était peut-être peu, mais je n'avais pas beaucoup mieux dans mon sac.

    Frapper à la porte en première intention, si tu connais réellement la personne ? Oui, ça se fait. Se résigner et ne plus sonner l'alerte quand les soucis se reproduisent encore et encore et nous dépassent largement ? Ça, c'était probablement une connerie. Mais appeler les flics donne toujours mauvaise conscience. Est-ce que cette métaphore me parle ? Ouais, et je vais continuer à faire ce que je fais jusque là : quand je vois un site que j'aime bien avoir des pratiques à la con, je les contacte, j'essaye d'en parler. Si le dialogue est impossible, ou si c'est des enquiquineurs à qui je n'ai rien demandé (genre les pseudos-newsletters dont je me suis déjà désabonné trois fois sans voir de différence dans ma boîte mail, surtout quand elle proposent des trucs vraiment douteux), je signale.

    La CNIL est moins facho que les flics, j'ai pas trop d'inquiétude sur le traitement qui sera fait de la plainte : personne ne devrait être physiquement blessé. Sur les entreprises qui font de leur mieux et qui ne sont pas en récidive, s'il n'y a pas de mauvaise foi, ça ne semble pas aller bien loin, juste une mise en demeure de mettre les choses en ordre. Les grosses procédures concernent les gros poissons et les petits filous.

    De toute façon ça demande du temps de faire des signalements, donc généralement ça concerne ce qui nous touche vraiment, pas le site où on passe vite fait. Mais les signalements réalisés ont un véritable intérêt, et ça me semble important de le savoir.