Tu prends littéralement l'exemple sans essayer de le comprendre.
Je pense que j'ai très bien compris ce que tu essayais de dire, et je pense que tu as tort. La différence entre une licence CC et pas de licence, c'est une différence qualitative. Ton analogie suggère qu'elle est quantitative, mais reformuler plusieurs fois la même idée ne la rend pas moins fausse.
C'est ton opinion, pas la mienne. aucune des 2 opinions est mal mais merci de respecter que d'autres n'ont pas la même opinion que toi.
Si je comprends bien, tu prétends qu'il est logiquement impossible que tu aies tort. Du coup, je ne sais même pas pourquoi on échange si tu penses que toutes les opinions sont équivalentes indépendamment de leur relation avec la réalité.
Donc, pour les autres, puisqu'apparemment pour toi les opinions n'ont pas besoin d'être justifiées, la différence entre une oeuvre sous CC et une oeuvre diffusée sans licence est que la licence CC donne des droits à l'utilisateur. Elle définit les limites, mais elle donne les droits : vous avez le droit de faire ci, vous avez le droit de faire ça. C'est un contrat que l'auteur passe avec les gens à qui il distribue son oeuvre.
Un texte diffusé sans licence ne donne aucun droit. Les seuls droits que tu as sont implicites, et te sont offerts par la loi, et pas par l'auteur du texte.
L'auteur du journal a laissé l'idée que peut-être ça le serait
L'auteur du journal a écrit exactement "j'ai eu le plaisir d'y découvrir qu'il était sous licence Creative Commons". Je pense que si tu as compris "c'est libre", ce n'est pas de la faute de l'auteur du journal.
Ça m'est arrivé par le passé de souhaiter avoir raison en dépit des faits, et ça me permet d'essayer de reconstituer ton raisonnement. Mais je peux t'affirmer qu'il est fallacieux, et que ça a un nom : c'est de la mauvaise foi. 1) tu sais que CC != libre. 2) tu sais que l'auteur du journal a écrit "CC" (et pas "libre"). 3) tu aurais aimé que l'auteur parle de "libre" vs "non-libre", plutôt que de "CC" vs "pas de licence". 4) tu prétends donc que l'auteur t'a trompé parce que quand tu as lu "CC" tu as cru lire "libre". Or, ça n'est pas possible, puisque toi, tu connais la différence. Donc tu imagines que quelqu'un d'autre aurait pu être trompé. Mais comme tu trouves que l'argument est trop faible ("OK, moi je connais la différence et ce que tu écris est factuellement vrai, et j'ai d'ailleurs bien compris, mais peut-être que quelqu'un qui n'est pas moi aurait pu mal comprendre, même s'il n'y a aucun fait qui suggère que l'affirmation ait pu vraiment tromper quelqu'un"), alors tu prétends avoir été trompé. Donc c'est un mensonge. Pas un gros, hein, et en plus, c'est un mensonge que tu pourras toujours nier comme tu veux puisqu'il s'agit de ton interprétation; peut-être qu'à la seconde où tu as lu le message tu as momentanément oublié que tu savais la différence entre CC et libre, et que ça ne n'est revenu qu'après, personne ne peut le prouver. Il n'y a que toi qui sait que c'est un mensonge, donc voila, c'est un "petit" mensonge pour avoir raison.
note : rigolo que le 2 poids 2 mesures... on dit que macOS est dispo gratos on va dire "bouh c'est pas libre", mais pour un texte "arrête de faire chier avec ton libre" quand on veut juste savoir sans critiquer la licence... Cacher la connaissance quand on ne veut pas assumer...
Bah, déja, 1) c'est très différent, puisque MACOS n'est pas sous CC-NC (c'est un logiciel propriétaire soumis à une licence propriétaire, et c'est même beaucoup plus restrictif qu'une licence shareware), 2) les conceptueurs des logiciels libres, Stallman en tête, ont toujours fait la différence entre les licences logicielles et les licences des oeuvres non-logicielles (pour lesquelles ils n'ont en général rien prévu parce que considérées hors sujet). J'ai assisté à des conférences où Stallman expliquait n'avoir aucun problème de principe avec le droit d'auteur des oeuvres d'art (il avait beaucoup de critiques sur les détails, comme la durée de la protection, mais pas contre le principe), et qu'il trouvait normal que l'artwork des jeux vidéos soit protégé de manière traditionnelle (il souhaitait par contre que le moteur fut libre). D'ailleurs, c'est assez amusant que la licence de documentation GNU, la GFDL, n'était pas libre. Pour l'anecdote, Wikipédia a commencé sa vie sous licence GFDL, et la non-liberté de la licence a vite posé des problèmes pratiques et éthiques avant d'être remplacée par la CC-BY-SA par un tour de passe-passe assez mémorable. Il semble donc que le mouvement libriste étendu au domaine artistique soit postérieur au logiciel libre, et pas basé sur les mêmes personnes et les mêmes concepts. J'ai l'impression d'être assez vieux pour me rappeler que la raison d'être du logiciel libre n'est pas du tout la même que celle qui motiverait la diffusion d'une oeuvre sous licence libre (et en particulier, je n'ai aucun problème avec la clause ND pour une oeuvre graphique).
Bref, je me sens un peu "Stallmanien" dans mon rapport avec le libre appliqué aux arts. Je ne vois pas trop l'intérêt, et c'est un détournement (pas méchant ni nuisible, hein, juste probablement inutile) du concept de logiciel libre. Du coup, pour un roman ou un dessin, l'info intéressante, c'est pas "c'est libre?". Pour un logiciel, oui, mais pas pour un roman (qui est, pour moi, BY and ND par essence).
Ah oui, pardon, je devais répondre à "N-O-N. Combien de fois faudra-t-il le dire?". À vrai dire, je ne sais pas. Combien de fois faut-il répéter un truc faux pour le rendre vrai?
[^] # Re: Creative Commons ?
Posté par arnaudus . En réponse au journal Une cuite de Schrödinger. Évalué à 3.
Je pense que j'ai très bien compris ce que tu essayais de dire, et je pense que tu as tort. La différence entre une licence CC et pas de licence, c'est une différence qualitative. Ton analogie suggère qu'elle est quantitative, mais reformuler plusieurs fois la même idée ne la rend pas moins fausse.
Si je comprends bien, tu prétends qu'il est logiquement impossible que tu aies tort. Du coup, je ne sais même pas pourquoi on échange si tu penses que toutes les opinions sont équivalentes indépendamment de leur relation avec la réalité.
Donc, pour les autres, puisqu'apparemment pour toi les opinions n'ont pas besoin d'être justifiées, la différence entre une oeuvre sous CC et une oeuvre diffusée sans licence est que la licence CC donne des droits à l'utilisateur. Elle définit les limites, mais elle donne les droits : vous avez le droit de faire ci, vous avez le droit de faire ça. C'est un contrat que l'auteur passe avec les gens à qui il distribue son oeuvre.
Un texte diffusé sans licence ne donne aucun droit. Les seuls droits que tu as sont implicites, et te sont offerts par la loi, et pas par l'auteur du texte.
L'auteur du journal a écrit exactement "j'ai eu le plaisir d'y découvrir qu'il était sous licence Creative Commons". Je pense que si tu as compris "c'est libre", ce n'est pas de la faute de l'auteur du journal.
Ça m'est arrivé par le passé de souhaiter avoir raison en dépit des faits, et ça me permet d'essayer de reconstituer ton raisonnement. Mais je peux t'affirmer qu'il est fallacieux, et que ça a un nom : c'est de la mauvaise foi. 1) tu sais que CC != libre. 2) tu sais que l'auteur du journal a écrit "CC" (et pas "libre"). 3) tu aurais aimé que l'auteur parle de "libre" vs "non-libre", plutôt que de "CC" vs "pas de licence". 4) tu prétends donc que l'auteur t'a trompé parce que quand tu as lu "CC" tu as cru lire "libre". Or, ça n'est pas possible, puisque toi, tu connais la différence. Donc tu imagines que quelqu'un d'autre aurait pu être trompé. Mais comme tu trouves que l'argument est trop faible ("OK, moi je connais la différence et ce que tu écris est factuellement vrai, et j'ai d'ailleurs bien compris, mais peut-être que quelqu'un qui n'est pas moi aurait pu mal comprendre, même s'il n'y a aucun fait qui suggère que l'affirmation ait pu vraiment tromper quelqu'un"), alors tu prétends avoir été trompé. Donc c'est un mensonge. Pas un gros, hein, et en plus, c'est un mensonge que tu pourras toujours nier comme tu veux puisqu'il s'agit de ton interprétation; peut-être qu'à la seconde où tu as lu le message tu as momentanément oublié que tu savais la différence entre CC et libre, et que ça ne n'est revenu qu'après, personne ne peut le prouver. Il n'y a que toi qui sait que c'est un mensonge, donc voila, c'est un "petit" mensonge pour avoir raison.
Bah, déja, 1) c'est très différent, puisque MACOS n'est pas sous CC-NC (c'est un logiciel propriétaire soumis à une licence propriétaire, et c'est même beaucoup plus restrictif qu'une licence shareware), 2) les conceptueurs des logiciels libres, Stallman en tête, ont toujours fait la différence entre les licences logicielles et les licences des oeuvres non-logicielles (pour lesquelles ils n'ont en général rien prévu parce que considérées hors sujet). J'ai assisté à des conférences où Stallman expliquait n'avoir aucun problème de principe avec le droit d'auteur des oeuvres d'art (il avait beaucoup de critiques sur les détails, comme la durée de la protection, mais pas contre le principe), et qu'il trouvait normal que l'artwork des jeux vidéos soit protégé de manière traditionnelle (il souhaitait par contre que le moteur fut libre). D'ailleurs, c'est assez amusant que la licence de documentation GNU, la GFDL, n'était pas libre. Pour l'anecdote, Wikipédia a commencé sa vie sous licence GFDL, et la non-liberté de la licence a vite posé des problèmes pratiques et éthiques avant d'être remplacée par la CC-BY-SA par un tour de passe-passe assez mémorable. Il semble donc que le mouvement libriste étendu au domaine artistique soit postérieur au logiciel libre, et pas basé sur les mêmes personnes et les mêmes concepts. J'ai l'impression d'être assez vieux pour me rappeler que la raison d'être du logiciel libre n'est pas du tout la même que celle qui motiverait la diffusion d'une oeuvre sous licence libre (et en particulier, je n'ai aucun problème avec la clause ND pour une oeuvre graphique).
Bref, je me sens un peu "Stallmanien" dans mon rapport avec le libre appliqué aux arts. Je ne vois pas trop l'intérêt, et c'est un détournement (pas méchant ni nuisible, hein, juste probablement inutile) du concept de logiciel libre. Du coup, pour un roman ou un dessin, l'info intéressante, c'est pas "c'est libre?". Pour un logiciel, oui, mais pas pour un roman (qui est, pour moi, BY and ND par essence).
Ah oui, pardon, je devais répondre à "N-O-N. Combien de fois faudra-t-il le dire?". À vrai dire, je ne sais pas. Combien de fois faut-il répéter un truc faux pour le rendre vrai?