• [^] # Re: Pourquoi des CV sous LaTeX rendent mieux que sous Word

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Les doigts dans l’engrenage fatal. Évalué à 5.

    Il y a un peu de ça c'est vrai. :-)
    Je voulais aussi répondre à la partie suivante, donc je profite qu'un fil soit initié pour le faire directement.

    Ce n’est pas très compliqué. Les personnes qui font un CV avec LaTeX utilisent des modèles. J’en soupçonne un certain nombre, d’ailleurs, de ne pas vraiment connaître LaTeX et de se reposer entièrement sur le modèle. Comme les modèles sont techniquement propres, ça donne des documents propres. Ça commence à devenir un peu pas terrible quand les mêmes commencent à vouloir un peu bidouiller le modèle (et j’ai vu des horreurs typographiques, passons).

    La comparaison est un peu délicate car il y a bien des modèles, avec des thèmes ou pas, (jusque là c'est comparable aux traitements de texte) mais c'est un peu (ou beaucoup) plus parce-que d'abord c'est du balisage textuel. L'usage du balisage textuel, permet de conserver tout en texte avec ses avantages (outils de versionnage de code et non un truc dédié qui serait intégré, par exemple) et ses inconvénient (bien que ce ne soit pas de la programmation mais de la/le description/balisage, ça peut rebuter si on est trophabituée/conditionnée aux interface clic-voit-direct) ; et oblige à travailler en faisant fi de la forme finale avant la fin (d'ailleurs les personnes qui débutent et veulent commencer à bidouiller font souvent de l'aperçu et veulent se lancer dans des changements sans avoir le recul et cela abouti à des horreurs typographiques.) Ce qui s'en rapproche le plus avec le traitement de texte est de bien utiliser les « styles » partout (et je remarque que c'est pareillement moins évident pour ces mêmes personnes qui vont modifier certains trucs directement —les boutons et menus invitent à le faire, ce qui n'aide pas— ou vont, quand il y a un peu de patience, aller modifier le style par rapport à une besoin immédiat —le seul titre actuel qu'on vient de mettre et qui semble déconner— sans la vision d'ensemble —aussi bien du reste du document que des autres éléments du style entre eux.)

    Ce principe est appliqué ici, quand on pond un commentaire : on balise le texte, quand on a fini on prévisualise, quand c'est bon on balance sinon retour au texte brute avec ses balises. Loin du fonctionnement wysiowyg. Quand on a publié son commentaire, le balisage est interprété pour générer le rendu final. C'est un peu pareil avec LaTeX et ses sœurs : les balises vont déclencher des macros (oui au fond c'est un langage de programmation, TeX, mais on n'a pas besoin de mettre la main dedans) qui font des choses bien fines que je ne retrouve pas avec les traitements de texte (c'est bien beau les interfaces graphiques où on peut régler des choses en centimètres, mais ici le travail est de l'ordre du micromètre et les détails de calcul vont jusqu'entre les caractères) L'usager normal de ce genre d'outils ne se prend pas pour quelque expert en typographie (et en programmation) mais pose juste le balisage qui correspond sémantiquement puis confie le travail aux orfèvres pour obtenir son bijou final. C'est une approche radicalement différente.

    J'aimerais attirer l'attention sur ce dernier point : l'approche... Or il ne peut y avoir une manière faire et/ou un outil qui convienne à tout le monde et à toutes les situations. Il faudrait donc éviter des comparaisons qui ne servent pas vraiment (je le dis aussi pour tous les commentaires qui veulent ramener la supériorité de *TeX quad on parle de LibO : ces guéguerres ne servent les intérêts ni des uns ni des autres, sauf probablement des logiciels privateurs)

    "It is seldom that liberty of any kind is lost all at once." ― David Hume