De ce qu'il me semble la logique s'intéresse uniquement aux langues formelles et à l'aspect objectif. Ce n'est qu'une petite partie du langage.
La logique ne s'intéresse pas, et à aucun moment, uniquement aux langues formelles. Elle s'intéresse à ce qu'il y a de formel dans toute langue (que celle-ci soit naturelle ou artificielle), ce qui constitue bien un aspect objectif du langage. Que ce ne soit qu'une partie, voire même une toute petite partie, de ce qui constitue un langage, je ne l'ai jamais nié et ne le nierai jamais. Ce n'est pas pour autant que c'est une partie à négliger.
Pour ce qui est de la nature de l'analyse logique et des langages dont elles s'occupent, tu pourras, par exemple, te reporter à mon analyse grammaticale du groupe adverbiale dans la langue française. Cela à commencer dans un journal sur la manière d'automatiser la punition consistant à recopier 100 fois la phrase « je ne dois pas jeter d'avion en papier en classe ». La précision « 100 fois » constituant le groupe adverbial (lui-même constitué d'un noyau et d'un complément), c'est-à-dire une précision, ou une spécification, de ce que le verbe « copier » signifie dans une telle phrase. Le début de l'analyse se trouve ici dans le journal à l'origine de la discussion, puis est développée plus en profondeur dans cette dépêche. Tout ce que j'ai écrit à l'époque relève de l'analyse logique du langage, bien que le support sur lequel elle s'exerce soit du français on ne peut plus usuel.
C'est justement parce que l'analyse logique s'applique à tout langage existant qu'elle se permet de prescrire des règles à ceux qui prétendent en inventer de toutes pièces. Libre à chacun de faire fie de ce qu'une science vielle de plus de 2500 ans affirme, mais il faut, dans ce cas, s'attendre à des retours de bâtons ;-)
Le fait d'être prescriptif c'est une branche de la logique, mais je pense que ça capture bien ce que je trouve profondément gênant avec tes messages.
Le fait d'être prescriptif n'est nullement une branche mais l'essence même de la logique, je ne vois pas à quoi elle pourrait servir d'autre. J'entends bien que tu trouves cela gênant dans mes messages, mais je te rétorque la question : pourquoi ? Dans une autre discussion, tu en es venu à parler d'Einstein et de sa théorie de la gravitation, en expliquant, à bon droit, que ce n'est pas parce qu'une personne avait observé toute sa vie des objets tombés qu'elles comprenait la théorie de la relativité générale. Ceci étant, considérerait-on comme acceptable qu'une personne voulant construire un système de GPS se permette d'ignorer cette théorie et donc l'influence du champ de gravitation sur la marche des horloges (comment synchroniser l'horloge du satellite et celle du récepteur resté sur terre ?) ?
À titre personnel, ce que je trouve gênant est qu'il existe une science vielle de plus de 2500 ans dont certains programmeurs (en particulier certains concepteurs de langages) semblent se moquer. J'entends par « se moquer » non se rire d'elle, mais être indifférent à ce qu'elle prescrit. Et j'ai beau retourner la question dans tous les sens dans ma tête, je n'en comprends pas la raison. Mon appel aux philosophes (je ne vois pas en quoi il a été continuel) n'étant là que pour rappeler cet état de fait : les questions ne datent pas d'aujourd'hui mais ont des siècles de réflexions humaines derrière elles.
À la base tout est partie d'une question, on ne peut plus naturelle, à savoir : comme, de deux chose l'une, un appel de fonction peut réussir ou échouer, pourquoi ne pas répondre par une alternative comme le fait Rust ? Sur cela, comme il s'agit de faire usage d'un type somme1, j'ai généralisé la question : pourquoi Go n'a pas de type somme ? Sur ces entrefaits les réponses qui m'ont été apporté ne m'ont pas convaincues, si ce n'est que les utilisateurs ou responsables du langages (cf la PR mise en lien par anaseto) ne maîtrisaient pas les notions dont il était question.
Je n'ai jamais eu, et n'aurais jamais, la volonté d'étaler ma science en place publique. C'est là une attitude que je trouve soit indécente, soit puérile. En revanche, quand je demande à ce que l'on me montre un chat, puis que l'on me montre un animal qui certes, est un quadrupède, à une queue, des poils... mais qui, quand que je joue avec, se met à aboyer, je réponds que j'ai affaire à un chien et non à un chat.
la disjonction qui se trouve dans l'expression « soit cela réussie, soit cela échoue » est appelée somme en raison du comportement identique de la disjonction et de la conjonction par rapport à l'addition et la multiplication. Lorsque l'on commande un menu au restaurant, l'alternative «(plat et entrée) ou (plat et dessert) » est équivalente à celle-ci « plat et (entrée ou dessert) ». ↩
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
[^] # Re: Raisons d'essayer Rust
Posté par kantien . En réponse au journal Retour d'expérience sur les langages de programmation. Évalué à 2. Dernière modification le 29 novembre 2020 à 22:24.
La logique ne s'intéresse pas, et à aucun moment, uniquement aux langues formelles. Elle s'intéresse à ce qu'il y a de formel dans toute langue (que celle-ci soit naturelle ou artificielle), ce qui constitue bien un aspect objectif du langage. Que ce ne soit qu'une partie, voire même une toute petite partie, de ce qui constitue un langage, je ne l'ai jamais nié et ne le nierai jamais. Ce n'est pas pour autant que c'est une partie à négliger.
Pour ce qui est de la nature de l'analyse logique et des langages dont elles s'occupent, tu pourras, par exemple, te reporter à mon analyse grammaticale du groupe adverbiale dans la langue française. Cela à commencer dans un journal sur la manière d'automatiser la punition consistant à recopier 100 fois la phrase « je ne dois pas jeter d'avion en papier en classe ». La précision « 100 fois » constituant le groupe adverbial (lui-même constitué d'un noyau et d'un complément), c'est-à-dire une précision, ou une spécification, de ce que le verbe « copier » signifie dans une telle phrase. Le début de l'analyse se trouve ici dans le journal à l'origine de la discussion, puis est développée plus en profondeur dans cette dépêche. Tout ce que j'ai écrit à l'époque relève de l'analyse logique du langage, bien que le support sur lequel elle s'exerce soit du français on ne peut plus usuel.
C'est justement parce que l'analyse logique s'applique à tout langage existant qu'elle se permet de prescrire des règles à ceux qui prétendent en inventer de toutes pièces. Libre à chacun de faire fie de ce qu'une science vielle de plus de 2500 ans affirme, mais il faut, dans ce cas, s'attendre à des retours de bâtons ;-)
Le fait d'être prescriptif n'est nullement une branche mais l'essence même de la logique, je ne vois pas à quoi elle pourrait servir d'autre. J'entends bien que tu trouves cela gênant dans mes messages, mais je te rétorque la question : pourquoi ? Dans une autre discussion, tu en es venu à parler d'Einstein et de sa théorie de la gravitation, en expliquant, à bon droit, que ce n'est pas parce qu'une personne avait observé toute sa vie des objets tombés qu'elles comprenait la théorie de la relativité générale. Ceci étant, considérerait-on comme acceptable qu'une personne voulant construire un système de GPS se permette d'ignorer cette théorie et donc l'influence du champ de gravitation sur la marche des horloges (comment synchroniser l'horloge du satellite et celle du récepteur resté sur terre ?) ?
À titre personnel, ce que je trouve gênant est qu'il existe une science vielle de plus de 2500 ans dont certains programmeurs (en particulier certains concepteurs de langages) semblent se moquer. J'entends par « se moquer » non se rire d'elle, mais être indifférent à ce qu'elle prescrit. Et j'ai beau retourner la question dans tous les sens dans ma tête, je n'en comprends pas la raison. Mon appel aux philosophes (je ne vois pas en quoi il a été continuel) n'étant là que pour rappeler cet état de fait : les questions ne datent pas d'aujourd'hui mais ont des siècles de réflexions humaines derrière elles.
À la base tout est partie d'une question, on ne peut plus naturelle, à savoir : comme, de deux chose l'une, un appel de fonction peut réussir ou échouer, pourquoi ne pas répondre par une alternative comme le fait Rust ? Sur cela, comme il s'agit de faire usage d'un type somme1 , j'ai généralisé la question : pourquoi Go n'a pas de type somme ? Sur ces entrefaits les réponses qui m'ont été apporté ne m'ont pas convaincues, si ce n'est que les utilisateurs ou responsables du langages (cf la PR mise en lien par anaseto) ne maîtrisaient pas les notions dont il était question.
Je n'ai jamais eu, et n'aurais jamais, la volonté d'étaler ma science en place publique. C'est là une attitude que je trouve soit indécente, soit puérile. En revanche, quand je demande à ce que l'on me montre un chat, puis que l'on me montre un animal qui certes, est un quadrupède, à une queue, des poils... mais qui, quand que je joue avec, se met à aboyer, je réponds que j'ai affaire à un chien et non à un chat.
la disjonction qui se trouve dans l'expression « soit cela réussie, soit cela échoue » est appelée somme en raison du comportement identique de la disjonction et de la conjonction par rapport à l'addition et la multiplication. Lorsque l'on commande un menu au restaurant, l'alternative «(plat et entrée) ou (plat et dessert) » est équivalente à celle-ci « plat et (entrée ou dessert) ». ↩
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.