En fait la présente situation n'a rien de nouveau: nous reprenons dans un contexte épidémique la dialectique entre sécurité et liberté. L'Etat devant garantir l'un et l'autre nous avions l'habitude de lui confier la gestion des conflits entre ces deux notions, lui laissant paresseusement la tâche d'arbitrer les conflits. Un pangolin plus loin force est de constater que nous avons laissé notre confiance entre des mains peu expertes et très dogmatiques qui, se souvenant des conséquences de quelques affaires comme celle du sang contaminé en ont conclus qu'il ne sauraient en aucun cas accepter un ratio de victime trop élevé qui pourrait les conduire à une défaite électorale, voir devant les tribunaux pour au choix, homicide involontaire ou non assistance à personne en danger.
C'est donc un arsenal sécuritaire qui a été mis en oeuvre par des gens qui avaient montré à l'occasion du mouvement des gilets jaunes qu'ils n'hésitaient pas à couper des membres et à crever des yeux en guise de doctrine du maintien de l'ordre. Quoique l'on pense des gilets jaunes force est de constater que ce traitement a valu à la France plus que des remarques en matière de défense des droits de l'homme.
Le tournant sécuritaire s'étant révélé payant et la colère ensevelie sous les coups de matraques il fallait désormais gérer une crise sanitaire et notre exécutif se voyait confier la tâche de sauver des vies, on ne change pas comme cela de perspective, quoiqu'il en coûte!
D'un instant à l'autre oublié les principes économiques d'équilibre budgétaire qui avaient justement envoyé une frange de la population dans la rue. La plus faible d'ailleurs il est décidé de stopper l'économie à l'instar d'un gouvernement chinois et de restreindre les libertés élémentaires à la hauteur de notre voisin d'orient. Quoiqu'il en coûte y compris les principes fondamentaux de notre démocratie, l'avenir de notre pays et de notre jeunesse. Quoiqu'il en coûte parce qu'il se trouve que la peur musèle les oppositions et que les comptes sont renvoyés à plus tard. Quoiqu'il en coûte parce qu'un virus peut nous faire oublier les idéaux de résistance ceux de la révolution. Quoiqu'il en coûte parce que nous sommes nombreux à accepter de transiger sur des atteintes jamais vues dans notre pays pour l'espoir, souvent teinté d'altruisme, d'un peu de sécurité. Sauf que cet espoir est lui-même létal et que, à la fin du banquet, il ne restera rien de notre pays, de la vie que nous menions avant et du goût sauvage de la Liberté.
[^] # Re: Bravo!
Posté par Nitchevo (site web personnel) . En réponse au journal Notre Santé nous appartient !. Évalué à 4.
En fait la présente situation n'a rien de nouveau: nous reprenons dans un contexte épidémique la dialectique entre sécurité et liberté. L'Etat devant garantir l'un et l'autre nous avions l'habitude de lui confier la gestion des conflits entre ces deux notions, lui laissant paresseusement la tâche d'arbitrer les conflits. Un pangolin plus loin force est de constater que nous avons laissé notre confiance entre des mains peu expertes et très dogmatiques qui, se souvenant des conséquences de quelques affaires comme celle du sang contaminé en ont conclus qu'il ne sauraient en aucun cas accepter un ratio de victime trop élevé qui pourrait les conduire à une défaite électorale, voir devant les tribunaux pour au choix, homicide involontaire ou non assistance à personne en danger.
C'est donc un arsenal sécuritaire qui a été mis en oeuvre par des gens qui avaient montré à l'occasion du mouvement des gilets jaunes qu'ils n'hésitaient pas à couper des membres et à crever des yeux en guise de doctrine du maintien de l'ordre. Quoique l'on pense des gilets jaunes force est de constater que ce traitement a valu à la France plus que des remarques en matière de défense des droits de l'homme.
Le tournant sécuritaire s'étant révélé payant et la colère ensevelie sous les coups de matraques il fallait désormais gérer une crise sanitaire et notre exécutif se voyait confier la tâche de sauver des vies, on ne change pas comme cela de perspective, quoiqu'il en coûte!
D'un instant à l'autre oublié les principes économiques d'équilibre budgétaire qui avaient justement envoyé une frange de la population dans la rue. La plus faible d'ailleurs il est décidé de stopper l'économie à l'instar d'un gouvernement chinois et de restreindre les libertés élémentaires à la hauteur de notre voisin d'orient. Quoiqu'il en coûte y compris les principes fondamentaux de notre démocratie, l'avenir de notre pays et de notre jeunesse. Quoiqu'il en coûte parce qu'il se trouve que la peur musèle les oppositions et que les comptes sont renvoyés à plus tard. Quoiqu'il en coûte parce qu'un virus peut nous faire oublier les idéaux de résistance ceux de la révolution. Quoiqu'il en coûte parce que nous sommes nombreux à accepter de transiger sur des atteintes jamais vues dans notre pays pour l'espoir, souvent teinté d'altruisme, d'un peu de sécurité. Sauf que cet espoir est lui-même létal et que, à la fin du banquet, il ne restera rien de notre pays, de la vie que nous menions avant et du goût sauvage de la Liberté.