• [^] # Re: Histoire de savoir de quoi on parle vraiment...

    Posté par . En réponse au journal Projet de loi "Sécurité Globale". Évalué à 3.

    je ne peux pas répondre sur tout, mais sur ceci:

    on peut être condamné si on a une preuve qu'on a lancé des pavés, sans prouver que c'est bien un des pavés qu'on a lancé qui a blessé le CRS

    bein non, des gens ont été condamnés parce qu'ils étaient près du groupe qui lançait des pavés, sans preuve.


    Pour du grain à moudre:

    pour être interdites, les images doivent être diffusées dans le but de porter atteinte à l’« intégrité physique ou psychique » de l’agent. Un garde fou qui ne pèse pas lourd puisqu’ « à partir du moment où une personne diffuse ces images, le procureur a tout loisir de renvoyer devant un tribunal correctionnel en disant "je ne sais pas quelle est l’intention, ce sera au juge de le déterminer" », explique l’avocat Arié Alimi au site Reporterre.

    https://rapportsdeforce.fr/pouvoir-et-contre-pouvoir/violences-policieres-ces-images-que-lon-ne-verra-plus-11048442

    https://reporterre.net/Interdiction-de-diffuser-des-images-de-policiers-drones-reconnaissance-faciale-ce-que

    Les principaux syndicats de journalistes sont également farouchement opposés au contenu du projet de loi et dénoncent une attaque inédite contre la liberté d’informer. Des vidéos contenant des images de policiers ont parfois une grande valeur informative : elles avaient par exemple permis de faire la lumière sur plusieurs événements comme l’affaire Benalla, l’affaire Le Gay ou la mort de Cédric Chouviat.

    objectif avoué:

    La communication ministérielle laisse d’ailleurs peu de doutes sur les objectifs de cette loi. Sur RMC le 2 novembre, Gérald Darmanin exposait clairement ses intentions : « J’avais fait une promesse, celle ne plus pouvoir diffuser les images des policiers et des gendarmes sur les réseaux sociaux. Cette promesse sera tenue puisque la loi prévoira l’interdiction de la diffusion de ces images ». Une promesse qu’il avait effectivement faite le jeudi 10 septembre lors du congrès du syndicat UNSA police où il annonçait vouloir « retenir l’idée d’obliger les télés et les réseaux sociaux à ne pas diffuser les images des visages des policiers, mais de les flouter ». La raison invoquée : « Protéger [ceux] qui nous protègent », renchérissait Marlène Schiappa.