Encore une fois, d'un côté on a une technologie qui a atteint ses limites, de l'autre une en plein essor. Suivant le projet considéré, le solaire peut déjà être plus compétitif.
Ce n'est pas juste une question de technologie, mais également de physique, le solaire ou l'éolien sont des énergies diffuses et intermittentes. Le volume de 1 000 m3 de vent qui souffle à 80 km2 et qui passe dans les pales d'une éolienne produit l'énergie fournie par la combustion de 3 millilitres de pétrole. Est-ce que c'est plus simple d'avoir 3 millilitres d'une énergie qu'on peut utiliser quand on veut ou d'avoir 1 000 m3 d'énergie extrêmement diffuse qui arrive quand elle en envie ?
Renewable energy costs tumble et son prix n'a fait que baisser, baisser, et baisser encore.
D'après l'article l'énergie renouvelable la plus rentable serait l'hydroélectrique... qui n'a pourtant pas connue de progrès technologique flagrant depuis son invention il me semble. Sans parler que pour l'hydroélectricité on a atteint la limite possible.
L'article compare ensuite des choux et des carottes. Comparer le coût des énergies intermittentes comme le solaire ou l'éolien à des énergies disponibles à la demande comme le charbon ou le pétrole, n'a pas vraiment de sens. Avec le stockage du solaire ou de l'éolien il faut bien sûr multiplier les prix par trois à six et cela reste très compliqué à grande échelle.
Il faut aussi comprendre que le bas prix de l'éolien bénéficie du charbon pour faire la métallurgie et le mat en acier, bénéfice du pétrole pour acheminer l'éolienne depuis la chine ou elles sont fabriquées (il n'y a pas plus mondialisés que le solaire et l'éolien) et bénéfice du gaz pour fabriquer le ciment du plot de l'éolienne...
Tout comme il a été illusoire de croire qu'on remplacerait toutes ces voitures à chevaux, tout comme il a été impossible de remplacer le Minitel présent dans tant de foyers en France.
Quel est le rapport avec le sujet ? Ou c'est juste un sophisme peut-être.
Tout est toujours impossible, est un jour on se réveille et c'est fait. La Chine a construit des centrales au charbon à une vitesse prodigieuse, mais maintenant ils mettent le paquet sur le nucléaire, le solaire et l'éolien (même si je me doute qu'ils construisent encore des centrales au charbon).
Alors oui, y'a encore du chemin, oui ça va prendre du temps, oui, ça n'avance que parce que ça fait plus de sens économiquement, mais dire que ça n'arrivera jamais, ça, c'est vraiment illusoire.
Pour prendre un exemple sur l'infaisabilité de la chose, on peut citer le projet Desertec qui prévoyait l'exploitation du potentiel énergétique solaire des déserts d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient afin d'approvisionner durablement les régions avoisinantes en électricité renouvelable. Comme l'écrit Philippe Bihouix à ce sujet : « Certes un quadrilatère de quelques dizaines ou centaines de kilomètres de côté pourrait fournir toute l'électricité mondiale [attention toute l'électricité, pas toute l'énergie mondiale]. Cependant les calculs de coin de table ne veulent rien dire. Pour produire les 22 000 TWh de la consommation électrique mondiale (en 2011), il faudrait installer l'équivalent de cinq cent années de production actuelle de panneaux solaires ! Sans oublier qu'au bout de quarante ans ou plus il faudrait tout recommencer, étant donnée la durée de vie des panneaux photovoltaïques. Et qui passerait le balai à chaque tempête de sable sur les dizaines de milliers de kilomètres carrés de panneaux ? »
[^] # Re: inévitable
Posté par Bruno Ethvignot (site web personnel) . En réponse au lien Révolution énergétique - Un exode des flux financiers hors des énergies fossiles a commencé. Évalué à 4. Dernière modification le 22 octobre 2020 à 22:35.
Ce n'est pas juste une question de technologie, mais également de physique, le solaire ou l'éolien sont des énergies diffuses et intermittentes. Le volume de 1 000 m3 de vent qui souffle à 80 km2 et qui passe dans les pales d'une éolienne produit l'énergie fournie par la combustion de 3 millilitres de pétrole. Est-ce que c'est plus simple d'avoir 3 millilitres d'une énergie qu'on peut utiliser quand on veut ou d'avoir 1 000 m3 d'énergie extrêmement diffuse qui arrive quand elle en envie ?
D'après l'article l'énergie renouvelable la plus rentable serait l'hydroélectrique... qui n'a pourtant pas connue de progrès technologique flagrant depuis son invention il me semble. Sans parler que pour l'hydroélectricité on a atteint la limite possible.
L'article compare ensuite des choux et des carottes. Comparer le coût des énergies intermittentes comme le solaire ou l'éolien à des énergies disponibles à la demande comme le charbon ou le pétrole, n'a pas vraiment de sens. Avec le stockage du solaire ou de l'éolien il faut bien sûr multiplier les prix par trois à six et cela reste très compliqué à grande échelle.
Il faut aussi comprendre que le bas prix de l'éolien bénéficie du charbon pour faire la métallurgie et le mat en acier, bénéfice du pétrole pour acheminer l'éolienne depuis la chine ou elles sont fabriquées (il n'y a pas plus mondialisés que le solaire et l'éolien) et bénéfice du gaz pour fabriquer le ciment du plot de l'éolienne...
Quel est le rapport avec le sujet ? Ou c'est juste un sophisme peut-être.
Dans les faits en 2018 en Chine : 85,3 % de la production énergétique issues des énergies fossiles et 3,2 % issues de l'éolien et du solaire. Et en 2020 le Figaro titrait Les investissements dans le charbon ne diminuent pas et sous-titrait « La Chine, en particulier, continue d’investir dans cette source d’énergie, note le dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie. »
Pour prendre un exemple sur l'infaisabilité de la chose, on peut citer le projet Desertec qui prévoyait l'exploitation du potentiel énergétique solaire des déserts d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient afin d'approvisionner durablement les régions avoisinantes en électricité renouvelable. Comme l'écrit Philippe Bihouix à ce sujet : « Certes un quadrilatère de quelques dizaines ou centaines de kilomètres de côté pourrait fournir toute l'électricité mondiale [attention toute l'électricité, pas toute l'énergie mondiale]. Cependant les calculs de coin de table ne veulent rien dire. Pour produire les 22 000 TWh de la consommation électrique mondiale (en 2011), il faudrait installer l'équivalent de cinq cent années de production actuelle de panneaux solaires ! Sans oublier qu'au bout de quarante ans ou plus il faudrait tout recommencer, étant donnée la durée de vie des panneaux photovoltaïques. Et qui passerait le balai à chaque tempête de sable sur les dizaines de milliers de kilomètres carrés de panneaux ? »