Exactement, Soufron parle de "corruption culturelle". C'est un phénomène bien connu qui remonte au "nobody gets fired for buying IBM" d'il y a 50-30 ans (devenu "nobody gets fired for buying Microsoft" à partir des années 90, puis "nobody gets fired for buying AWS" aujourd'hui).
Et sur la question de l'intégrité, il y a effectivement de quoi dire, en commençant pas les mensonges devant la juge sur la date de signature des contrats.
Au delà de ces questions, il y a la question de la cohérence de décisions qui pénalisent notre écosystème alors même que la commande publique devrait nous aider à nous développer.
Cf. ce passage de https://www.antidox.fr/2020/10/15/veille-intelligence-strategique-diplomatie-et-communication-digitale-15-octobre/ : "En réalité, cette affaire interroge au-delà même de la question tech- nique. Cela traduit tout à la fois une cécité des autorités françaises, mais encore une discordance manifeste entre un discours affirmé de souveraineté numérique et des choix radicalement opposés. De la même manière, Renault, entreprise détenue pour partie par l’Etat, doit-elle confier le traitement de ses données industrielles à Google comme elle s’apprête à le faire ? BPI, le bras armé financier de la France, qui a activement garanti les prêts consentis au titre de la relance économique pendant la période de crise sanitaire, devait-elle enregistrer les dossiers de demande de crédit des entreprises fran- çaises dans une solution extra-européenne, en l’occurrence AWS d’Amazon ? Le renseignement intérieur doit-il se soumettre à la solution américaine Palantir pour l’exploitation des données d’in- terception ?".
Bref, JB Soufron a pesé ses mots, mais je le suis à 100% sur cette citation.
"There's no such thing as can't. You always have a choice." - Ken Gor
[^] # Re: Quelques précisions
Posté par Stefane Fermigier (site web personnel) . En réponse à la dépêche Le Conseil d’État reconnaît que le gouvernement US peut accéder aux données de santé des Français. Évalué à 10.
Exactement, Soufron parle de "corruption culturelle". C'est un phénomène bien connu qui remonte au "nobody gets fired for buying IBM" d'il y a 50-30 ans (devenu "nobody gets fired for buying Microsoft" à partir des années 90, puis "nobody gets fired for buying AWS" aujourd'hui).
Et sur la question de l'intégrité, il y a effectivement de quoi dire, en commençant pas les mensonges devant la juge sur la date de signature des contrats.
Au delà de ces questions, il y a la question de la cohérence de décisions qui pénalisent notre écosystème alors même que la commande publique devrait nous aider à nous développer.
Cf. ce passage de https://www.antidox.fr/2020/10/15/veille-intelligence-strategique-diplomatie-et-communication-digitale-15-octobre/ : "En réalité, cette affaire interroge au-delà même de la question tech- nique. Cela traduit tout à la fois une cécité des autorités françaises, mais encore une discordance manifeste entre un discours affirmé de souveraineté numérique et des choix radicalement opposés. De la même manière, Renault, entreprise détenue pour partie par l’Etat, doit-elle confier le traitement de ses données industrielles à Google comme elle s’apprête à le faire ? BPI, le bras armé financier de la France, qui a activement garanti les prêts consentis au titre de la relance économique pendant la période de crise sanitaire, devait-elle enregistrer les dossiers de demande de crédit des entreprises fran- çaises dans une solution extra-européenne, en l’occurrence AWS d’Amazon ? Le renseignement intérieur doit-il se soumettre à la solution américaine Palantir pour l’exploitation des données d’in- terception ?".
Bref, JB Soufron a pesé ses mots, mais je le suis à 100% sur cette citation.
"There's no such thing as can't. You always have a choice." - Ken Gor