• [^] # Re: Petit bémol

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Hégémonie et navigateurs. Évalué à 9.

    le quasi abandon de Thunderbird

    Thunderbird n'est pas abandonné. Il y a des salariés à temps plein dessus. Certes, le projet a maintenant sa propre structure, mais il vit. Si Mozilla n'a pas consacré autant de ressources sur ce logiciel que sur Firefox, c'est parce qu'ils n'ont pas réussi à trouver un business modèle pour financer son développement (et ce n'est pas faute d'avoir essayé, il y a eu un temps une équipe pour ça). Développer à perte, ça devient compliqué au bout d'un moment. Sans parler qu'en parallèle, il y a les buldozers comme gmail qui raflent les parts de marché.

    Le rejet de toutes techno venant de Google (Dart VM, PNaCL, ...),

    C'est surtout que ces technos n'avait pas grand chose à voir avec le web, fondamentalement parlant... Et par la suite, il y a eu le Webassembly qui a pu concillier les objectifs de ces technos google avec le web. Donc aucun regret à avoir avec ces technos.

    Leur moteur était plus difficile à maintenir que Webkit

    C'est probable. Mais ce qui a fait choisir webkit par rapport à gecko, sur nombre projet, c'est surtout la facilité d'embarquer le moteur, pas sa complexité interne (un développeur qui utilise une lib, il s'en fout de comment elle est faite en interne, ce qu'il veut c'est une API simple et stable).

    Et Gecko n'était pas fait pour être embarqué, mais plutôt pour embarquer (aka Xulrunner, XPCOM etc..). On peut regretter cependant le manque de volonté de rendre Gecko embarquable (mais cela nécessite une API stable, et cela a donc des conséquences aussi sur l'évolutivité du composant).

    À noter que Servo, le moteur experimental de Mozilla, a été conçu dès le départ pour être embarqué.