Ça doit être spécifique à certains milieux ou régions, ou alors une mode récente. À l'école, j'ai toujours entendu « est-ce que quelqu'un connait la réponse ? » ou « est-ce que quelqu'un a un stylo à me prêter ? ».
L'usage de « quelqu'une » m'est d'autant plus surprenant, que dans des phrases qui n'autorisent pas les deux à la fois, comme « Je parlais avec quelqu'un » ou « J'ai vu quelqu'un », je ne pense pas l'avoir jamais vu employé ni à l'écrit ; « Je parlais avec quelqu'une » sonne très étrange, en tous cas pour moi, donc « quelqu'une » ne semble pas être un équivalent féminin (ni féminisé) de « quelqu'un » auquel son usage serait subordonné.
L'utilisation de « quelqu'une », mais seulement après « quelqu'un ou », me fait l'effet d'une parodie de galanterie assez douteuse ou au mieux d'une formule de politesse ad hoc.
[^] # Re: Distance entre l'oral et l'écrit
Posté par anaseto . En réponse au lien Une "écriture excluante" qui "s’impose par la propagande". Évalué à 3.
Ça doit être spécifique à certains milieux ou régions, ou alors une mode récente. À l'école, j'ai toujours entendu « est-ce que quelqu'un connait la réponse ? » ou « est-ce que quelqu'un a un stylo à me prêter ? ».
L'usage de « quelqu'une » m'est d'autant plus surprenant, que dans des phrases qui n'autorisent pas les deux à la fois, comme « Je parlais avec quelqu'un » ou « J'ai vu quelqu'un », je ne pense pas l'avoir jamais vu employé ni à l'écrit ; « Je parlais avec quelqu'une » sonne très étrange, en tous cas pour moi, donc « quelqu'une » ne semble pas être un équivalent féminin (ni féminisé) de « quelqu'un » auquel son usage serait subordonné.
L'utilisation de « quelqu'une », mais seulement après « quelqu'un ou », me fait l'effet d'une parodie de galanterie assez douteuse ou au mieux d'une formule de politesse ad hoc.