Dans l'écrit français, on retrouve beaucoup d'éléments « élitistes » qui ne suivent pas la linguistique de la langue naturelle : par exemple, les conjugaisons fictives à l'écrit. La langue orale a peu de conjugaisons réelles pour la plupart des verbes : par exemple, au présent de l'indicatif les verbes en -er n'ont des variations qu'aux formes plurielles chantons, chantez, le reste sont des homophones de chante. Ça reste plus que l'anglais (qui n'a qu'une seule variation à la troisième personne du singulier), mais moins que les 5 formes de l'écrit français.
Par contre, même si moins présent qu'à l'écrit (par exemple -e muets marquant un genre fictif « élitiste » à la fin, style ami vs amie), le genre est un phénomène grammatical qui existe dans la langue orale, ce n'est pas le fruit d'un élitisme, mais d'une évolution naturelle. Dans certaines langues comme le français, c'est partiellement corrélé au genre sexuel (donc pas de disjonction totale des genres grammatical et sexuel). D'autres langues ont des genres différents (animé vs non-animé, fort vs faible, rationnel vs irrationnel, humain vs animal vs non-animé, humain vs animal vs plante vs abstrait vs fruit/liquide ... etc.). Beaucoup de langues ayant un système ayant un système de genre grammatical forcent beaucoup de mots à rentrer dans une des catégories, même quand le système a priori ne les concernerait pas : ce qui décide à la fin, c'est la chance et des considérations comme la phonétique (du style par quel son ça commence ou termine) ou la morphologie, rarement des influences culturelles (du genre les chaises seraient utilisées par les femmes et les tabourets par les hommes) ou élitistes.
[^] # Re: Distance entre l'oral et l'écrit
Posté par anaseto . En réponse au lien Une "écriture excluante" qui "s’impose par la propagande". Évalué à 4.
Dans l'écrit français, on retrouve beaucoup d'éléments « élitistes » qui ne suivent pas la linguistique de la langue naturelle : par exemple, les conjugaisons fictives à l'écrit. La langue orale a peu de conjugaisons réelles pour la plupart des verbes : par exemple, au présent de l'indicatif les verbes en -er n'ont des variations qu'aux formes plurielles chantons, chantez, le reste sont des homophones de chante. Ça reste plus que l'anglais (qui n'a qu'une seule variation à la troisième personne du singulier), mais moins que les 5 formes de l'écrit français.
Par contre, même si moins présent qu'à l'écrit (par exemple -e muets marquant un genre fictif « élitiste » à la fin, style ami vs amie), le genre est un phénomène grammatical qui existe dans la langue orale, ce n'est pas le fruit d'un élitisme, mais d'une évolution naturelle. Dans certaines langues comme le français, c'est partiellement corrélé au genre sexuel (donc pas de disjonction totale des genres grammatical et sexuel). D'autres langues ont des genres différents (animé vs non-animé, fort vs faible, rationnel vs irrationnel, humain vs animal vs non-animé, humain vs animal vs plante vs abstrait vs fruit/liquide ... etc.). Beaucoup de langues ayant un système ayant un système de genre grammatical forcent beaucoup de mots à rentrer dans une des catégories, même quand le système a priori ne les concernerait pas : ce qui décide à la fin, c'est la chance et des considérations comme la phonétique (du style par quel son ça commence ou termine) ou la morphologie, rarement des influences culturelles (du genre les chaises seraient utilisées par les femmes et les tabourets par les hommes) ou élitistes.