• [^] # Re: Problème de vocabulaire

    Posté par . En réponse au journal Accidentologie, sécurité routière et cyclisme. Évalué à 10. Dernière modification le 16 septembre 2020 à 00:48.

    ¡ ola !

    Je ne saisi pas comment les proches peuvent être blessés par le fait que je souligne qu'il n'a pas été victime d'un accident fortuit, mais d'un automobiliste dont le comportement provoque statistiquement ce genre de chose ?

    C'est un avis que je partage à priori mais :

    Dans le commentaire d'Ysabeau un point très important est en effet :

    Écrire des condoléances n'est pas facile

    Au delà de la proposition pertinente de Tanguy, il y a cette réflexion que je partage ici :

    Oui les mots sont importants, tant pour désigner les faits que pour qualifier le comportement. Ok, tout à fait ok. Mais ce chauffard a 19 ans, et il vient de tuer 2 personnes par son mauvais comportement sur la route, au volant de son véhicule de probablement plus d'une tonne et probablement lancé à plus de 50km/h, peu importe ces détails. S'il s'agit cependant d'une personne normale et non d'un psychopathe alors il est tout à fait concevable qu'il ne se relève jamais ce qu'il vient de provoquer. Que psychologiquement il soit totalement brisé, à vie. Alors si on regarde les choses complètement, et pas seulement sous l'angle cause->effet mais en prenant en compte le fait que le comportement de ce conducteur vient de l'entrainer lui aussi à être victime, sa propre victime, alors il convient de tenir des propos mesurés. Oh, cela n'ôte en rien la gravité du résultat, cela n'excuse en rien ni le comportement, ni la faute, ni la personne à l'origine! Cela met simplement de l'humanité. Nous ne savons pas s'il se réjouit de la situation, ça serait bien étonnant; on peut supposer que non (la mention "état de choc" est précise) Et au delà du profond dégoût que ce type de comportement me donne, au delà de l'importance des mots pour qualifier l'évènement, et même au delà de cette humanité envers ce qui peut être un autre drame après l'effroyable premier drame, il y a un moment de paix.

    C'est cela le propos de cette bien triste dépêche : avoir de la retenue.
    Et c'est également cela que nous sommes plusieurs à te demander pour les tiens aussi, ici et maintenant.