• [^] # Re: Desktop, OEM : SuSE passe à l'offensive

    Posté par . En réponse à la dépêche Desktop, OEM : SuSE passe à l'offensive. Évalué à 1.

    Je comprends bien la logique suivie par la FSF. Ce qui me gêne c'est que le document n'est vu que comme documentation d'un programme. Si le texte qui le compose ne pouvait avoir d'autre utilité que d'être utilisé dans cette documentation, alors oui ce serait du libre en pratique. Mais c'est comme si on considérait, dans le cas du logiciel, que la liberté de modifier n'était là que pour modifier le logiciel tout en faisant en sorte qu'il reste lui-même (par exemple, corriger des bugs, apporter une fonctionnalité, mais pas réutiliser le code dans un autre projet).

    Avec des sections invariantes un peu abusives par leur nombre, un document FDL pourra effectivement être libre « localement », en tant que manuel d'un logiciel particulier, mais son contenu ne pourra pas être réutilisé ailleurs. C'est en pratique juger de l'utilisation future de ce document : adapter, modifier le manuel semble être considéré comme légitime, mais en utiliser un extrait ailleurs semble être une utilisation illégitime... c'est quelque chose qu'on ne trouve pas dans le logiciel libre, et c'est pour ça que je trouve qu'un section invariante ne peut être que non libre...

    Le début du passage que tu cites évoques quelque chose qui en pratique n'est pas respecté, dans le cas du logiciel, et qui j'espère disparaîtra (sous cette forme) dans une future révision de la GPL. En pratique, on n'indique pas qu'un fichier a été modifié, si le changement est indiqué dans le changelog, c'est bien suffisant (RMS a d'ailleurs dit qu'il était d'accord avec ça).

    Et pour répondre rapidement à ton post précédent, je ne fais pas de distinction entre texte et logiciel pour qualifier de libre ou de non libre. Ou du moins, même si j'en faisais une, je sais que j'attendrais la liberté de faire des modifications dans les deux cas, de réutiliser des extraits ailleurs sans contrainte, etc. C'est en gros l'idée qu'on retrouve dans les licences libres non spécifiques aux logiciels. Pour moi le libre est le contraire du propriétaire, c'est à dire qu'il vise à donner à l'utilisateur les même droits que ceux de l'auteur, dans les limites légales possibles (étant donné ce qu'impose le copyright, l'auteur gardera toujours quelques privilèges), et en reconnaissant la « paternité » des auteurs et contributeurs successifs. C'est ce que donnent raisonnablement les licences de logiciel libre, d'art libre, etc. mais pas la FDL dans le cas de documents avec des sections invariantes.