• # Le captcha se base sur la présomption de culpabilité

    Posté par . En réponse au lien Protéger simplement un formulaire contre le spam en 2020 (sans reCAPTCHA). Évalué à 4. Dernière modification le 12 septembre 2020 à 23:49.

    J'avais lu quelque part un argumentaire qui m'avait bien plus, c'est que le captcha se basait sur la présomption de culpabilité, dans la mesure où on part du principe que l'utilisateur est une machine tant qu'il n'a pas prouvé par une action qu'il est un humain. C'est infâme, et ce qui me plaît dans la démarche de SpaceFox, c'est qu'il part du principe inverse : celui que l'utilisateur est de bonne foi, tant que certains comportements dans la lecture de la page tendent à prouver que ça n'est pas le cas. Bravo à ce genre de raisonnements, qui prouvent que des comportements éthiques ont encore place dans le monde d'internet.

    Je remarque d'ailleurs que dans le domaine civil, le basculement de la présomption d'innocence à celle de culpabilité s'est produit concurremment au développement du big-data, et en partie permis par celui-ci (fichage de la population entière comme potentiellement dangereuse, par exemple). Il n'est pas vraiment étonnant que dans le cœur de l'usage informatique, ce même basculement se soit produit, et toute position freinant cette dynamique est bienvenue.