C'est faux ça, c'est même le début de la discussion, c'est x3 dans une gamme précise de fréquence pour une antenne, mais qui tient 15x plus de connexions. Donc, cela varie selon le type d'antenne et la fréquence.
Oui vous affirmez qu'une grosse antenne 5G consomme trois fois plus qu'un 4G, sauf qu'elle peut servir quatorze fois plus de connexions. Mais est-ce si l'antenne 5G gère autant de connexions qu'un antenne 4G, consommera-t-elle aussi trois fois plus ? Si votre 38 tonnes transporte la même charge qu'une voiture Renault Twingo, ce poids lourd consommera quand même beaucoup plus.
Enfin cette consommation est théorique, car comme l'indique l'article Faut-il faire la 5G ?, le constat des opérateurs chinois ayant déployé 80 000 sites 5G depuis un an est que la consommation d’énergie a été multipliée par 2,5 à 3. Comment expliquez-vous ce constat ?
Vous accusez The Shift Projet de confondre des octets et des bits, mais aussi d'oublier « 10M dans une division » (d'ailleurs vous n'avez pas indiqué où, on est obligé de vous croire sur parole), alors que vous, vous confondez juste vingt ans avec dix ans... De quoi remettre en cause votre crédibilité. Mais effectivement, l'article rédigé par l'Agence internationale de l'énergie estime que la consommation des centres de données n'a pas bougé en dix ans (et non vingt ans comme vous l'affirmiez à tort), alors que d'autres études estiment que la consommation des centres de données a augmenté. Comme l'étude publiée sans la revue américaine Sciences, qui estime que la consommation des centres de donnés a augmenté de 6 % en huit ans ? Qui croire ? Qui a raison. La réponse aucune des études n'a raison, ce ne sont que des estimations, cela dépend de la méthode utilisée pour les estimations. Ces études n'incluent malheureusement pas les émissions dégagées par la fabrications des dizaines de millions de serveurs, routeurs, switchs, disques fabriqués tous les ans. Face à l'incertitude des ces études et la crise climatique, doit-on augmenter sans cesse la taille des centres de données ?
Mais on s'en fout, un seul voyage est équivalent à des milliers d'heures de streaming.
Dans le cas où l'on cherche à diviser nos émissions de gaz à effet de serre par trois d'ici 2050 alors on ne peut pas s'en foutre. Alors que dans le même temps des estimations avancent que les émissions d'Internet ont dépassé ceux de l'aviation. En 2015, il y a cinq ans, Anne-Cécile Orgerie chargée de recherche CNRS, affirmait qu'il existait un consensus affirmant qu'Internet émettait entre 4 et 5 % alors qu'en comparaison, l’aviation représente environ 2 % des émissions. D'ailleurs comment calculez-vous le gain d'émissions gagné par la visioconférence par rapport aux déplacements ? C'est bien entendu incalculable. Sans compter l'effet rebond évident, si j'ai un outil pour faire des visioconférences, pourquoi ne pas en programmer une par semaine plutôt qu'une par mois. Pourquoi ne pas utiliser la visioconférence avec des vidéos 4k affichant la tête de tous les participants, alors qu'une simple conférence audio aurait suffit, c'est bien plus rigolo.
D'ailleurs la numérisation de l'économie et Internet ont-ils fait baisser la croissance de nos émissions mondiales de gaz à effet de serre ces dix dernières années ? Non, il y a aucun effet visible du bienfait de la numérisation de l'économie et d'Internet sur nos émissions.
C'est bien pour ça que je dis que si il faisait comme nous, le problème serait bien moindre.
Sauf que comme dit plus haut, vu les réserves d'uranium 235 sont insuffisantes. Cela veut dire que si le parc devait ne serait-ce représenter et non pas 11 % mais 50 % de la production électrique mondiale, c'est qu'on supprimerait tout le charbon pour le remplacer par du nucléaire, 40 % de la production électrique mondiale, avec les réserves connues on ne tient que... vingt ans.
Que 40 téraoctet en 8 h, c'est rien pour un GPU.
Je pensais plutôt aux quantités de données générées par les voitures autonomes qu'il va falloir stocker dans les centres de données, quelle quantité par jour et par voiture devra être stockée ?
Oui, mais si on est tous mort en aillant atteint les +1°C, cela nous fera une belle jambe.
Le réchauffement dû aux activités humaines se situe aujourd'hui à 1 °C par rapport aux niveaux préindustriels. Et nous ne sommes pas tous morts. Le combat des des 1,5 °C est perdu. Aujourd'hui on se bat pour ne pas dépasser les 2 °C. Je crois que certaines simulations du GIEC prévoient une instabilité alimentaire partout sur terre au delà de 3 °C de réchauffement et qu'a delà de 4 °C plus de trois milliards d'êtres humains vivraient dans des zones plus chaudes que le Sarah. Il y aura bien entendu pleins d'autres mauvaises surprises et le GIEC ne pourra jamais tout prévoir.
Une fois le problème compris,toute personne ayant un minimum de bon sens voudrait appuyer sur la pédale frein de l'économie, afin d'entrer en décroissance pour ralentir au plus vite nos émissions de gaz à effet de serre. À voir une des dernières conférences de Jean-Marc Jancovici à Genève : Finance contre Docteur Carbone.
[^] # Re: encore ce fake ?
Posté par Bruno Ethvignot (site web personnel) . En réponse au lien Coup de tonnerre : la 5G serait 3 fois plus énergivore que la 4G. Évalué à 2.
Oui vous affirmez qu'une grosse antenne 5G consomme trois fois plus qu'un 4G, sauf qu'elle peut servir quatorze fois plus de connexions. Mais est-ce si l'antenne 5G gère autant de connexions qu'un antenne 4G, consommera-t-elle aussi trois fois plus ? Si votre 38 tonnes transporte la même charge qu'une voiture Renault Twingo, ce poids lourd consommera quand même beaucoup plus.
Enfin cette consommation est théorique, car comme l'indique l'article Faut-il faire la 5G ?, le constat des opérateurs chinois ayant déployé 80 000 sites 5G depuis un an est que la consommation d’énergie a été multipliée par 2,5 à 3. Comment expliquez-vous ce constat ?
Vous accusez The Shift Projet de confondre des octets et des bits, mais aussi d'oublier « 10M dans une division » (d'ailleurs vous n'avez pas indiqué où, on est obligé de vous croire sur parole), alors que vous, vous confondez juste vingt ans avec dix ans... De quoi remettre en cause votre crédibilité. Mais effectivement, l'article rédigé par l'Agence internationale de l'énergie estime que la consommation des centres de données n'a pas bougé en dix ans (et non vingt ans comme vous l'affirmiez à tort), alors que d'autres études estiment que la consommation des centres de données a augmenté. Comme l'étude publiée sans la revue américaine Sciences, qui estime que la consommation des centres de donnés a augmenté de 6 % en huit ans ? Qui croire ? Qui a raison. La réponse aucune des études n'a raison, ce ne sont que des estimations, cela dépend de la méthode utilisée pour les estimations. Ces études n'incluent malheureusement pas les émissions dégagées par la fabrications des dizaines de millions de serveurs, routeurs, switchs, disques fabriqués tous les ans. Face à l'incertitude des ces études et la crise climatique, doit-on augmenter sans cesse la taille des centres de données ?
Dans le cas où l'on cherche à diviser nos émissions de gaz à effet de serre par trois d'ici 2050 alors on ne peut pas s'en foutre. Alors que dans le même temps des estimations avancent que les émissions d'Internet ont dépassé ceux de l'aviation. En 2015, il y a cinq ans, Anne-Cécile Orgerie chargée de recherche CNRS, affirmait qu'il existait un consensus affirmant qu'Internet émettait entre 4 et 5 % alors qu'en comparaison, l’aviation représente environ 2 % des émissions. D'ailleurs comment calculez-vous le gain d'émissions gagné par la visioconférence par rapport aux déplacements ? C'est bien entendu incalculable. Sans compter l'effet rebond évident, si j'ai un outil pour faire des visioconférences, pourquoi ne pas en programmer une par semaine plutôt qu'une par mois. Pourquoi ne pas utiliser la visioconférence avec des vidéos 4k affichant la tête de tous les participants, alors qu'une simple conférence audio aurait suffit, c'est bien plus rigolo.
D'ailleurs la numérisation de l'économie et Internet ont-ils fait baisser la croissance de nos émissions mondiales de gaz à effet de serre ces dix dernières années ? Non, il y a aucun effet visible du bienfait de la numérisation de l'économie et d'Internet sur nos émissions.
Sauf que comme dit plus haut, vu les réserves d'uranium 235 sont insuffisantes. Cela veut dire que si le parc devait ne serait-ce représenter et non pas 11 % mais 50 % de la production électrique mondiale, c'est qu'on supprimerait tout le charbon pour le remplacer par du nucléaire, 40 % de la production électrique mondiale, avec les réserves connues on ne tient que... vingt ans.
Je pensais plutôt aux quantités de données générées par les voitures autonomes qu'il va falloir stocker dans les centres de données, quelle quantité par jour et par voiture devra être stockée ?
Le réchauffement dû aux activités humaines se situe aujourd'hui à 1 °C par rapport aux niveaux préindustriels. Et nous ne sommes pas tous morts. Le combat des des 1,5 °C est perdu. Aujourd'hui on se bat pour ne pas dépasser les 2 °C. Je crois que certaines simulations du GIEC prévoient une instabilité alimentaire partout sur terre au delà de 3 °C de réchauffement et qu'a delà de 4 °C plus de trois milliards d'êtres humains vivraient dans des zones plus chaudes que le Sarah. Il y aura bien entendu pleins d'autres mauvaises surprises et le GIEC ne pourra jamais tout prévoir.
Une fois le problème compris,toute personne ayant un minimum de bon sens voudrait appuyer sur la pédale frein de l'économie, afin d'entrer en décroissance pour ralentir au plus vite nos émissions de gaz à effet de serre. À voir une des dernières conférences de Jean-Marc Jancovici à Genève : Finance contre Docteur Carbone.