• [^] # Re: Cool

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche D'une blague sur LinuxFr.org à l'écriture d'un roman de SF. Évalué à 5. Dernière modification le 07 septembre 2020 à 17:17.

    C'est une longue réflexion et elle est personnelle, ce sera ton chemin personnel vers le libre, donc juste quelques petites notes :

    C'est sans doute la mieux car une personne peut se prémunir le temps de garantir le retour sur investissement mais ça permet aussi aux gens de sortir des versions que moi et l'auteur ne pourrons pas nous réapproprier librement.

    D'une l'auteur dans ce cas a déjà accepté l'idée (il a diffusé sur son site en CC-BY), de deux c'est encore plus un travail sur soit, je n'étais pas allé jusqu'à la surtout connaissant la sensibilité ici sur le "-SA" (que certains défendent bec et ongle comme "l'idée derrière le libre" quand d'autres jugent que c'est priver le autres de libertés qui ne nous font pas de mal, on aurait pas le droit de s'approprier librement les versions non libre, et alors? On peut juste les ignorer et les considérer non existantes). C'est à toi de méditer dessus, discuter avec Ploum du pourquoi il a pris sa licence, et ce autour de plein de bières plein de fois, tellement le sujet est personnel et un long processus.

    Il faut juste être clair sur une chose : BY ou BY-SA sont exactement pareil au niveau libre, les 2 sont libres.
    L'oeuvre de Ploum ou Pepper & Carrot sont en BY, Wiipedia est en BY-SA, et les 3 sont libres de la mème manière.

    Du point de vue de ma société, si je libère sans conditions le commercial, je n'ai aucun intérêt économique à présenter le livre aux éditions de Poche ou à un éditeur étranger pour une traduction, etc.

    Oui et non, il te reste le nom, la réputation (être la source), par exemple.

    Que doit-on faire des oeuvres méritantes qui ne parviennent pas à atteindre une souscription minimale (parce que l'auteur est méconnu) ?

    C'est un curseur à mettre avec une étude "marketing", la c'est ton expertise du milieu qui est un plus.
    j'ai mis 50% et 200% mais si d'autres nombres sont plus en phase avec le risque à prendre...

    Et ça pose la question de "est-ce morale de systématiquement conditionner le CC-BY à une forme de prise d'otage ?".

    Tu trouveras toujours des gens pour dire que ta morale est pourrie, à toi de te faire ta propre opinion, c'est une piste que je t'indique, et c'est personnellement une piste que je prend parfois dans mes projets (logiciels, je suis pas doué en autre chose), perso c'est un des compromis que j'ai trouvé pour la viabilité financière de mes projets d'un côté, et ne pas garder pour moi ce que j'ai déjà fait de l'autre, en rendant libre quand je me suis payé + prime de risque. Personnellement j'estime responsabiliser les autres sur la licence, ils ne sont pas passifs mais acteurs (et j'en voit me faire de la pub dans le but de rendre une oeuvre libre)

    Pour donner une autre idée, en gros ma réflexion actuelle sur la viabilité du libre (car contrairement aux préjugés de gens "qui ne font pas de code", le code a aussi des problèmes de viabilité financière) est d'avoir 5 "niveaux" vers le libre :
    1/ pas libre tant que pas un business suffisant pour démarrer la pompe
    2/ livrable sur le site (celui le plus vu, qui a la réputation, et les gens ont la flemme de chercher ailleurs) payant et non libre, source (et le source dans ton domaine est encore une autre histoire, plus tard ;-) ) libre fournis que aux acheteurs (et sur ce point vu encore personne le diffuser, l'accord tacite est dans la tête des gens libristes qu'ils "forkeront" si je ne fait plus le taf correctement)
    3/ livrable sur le site payant et non libre, source disponible pour tous en libre (et pas foule ne "forke" pour la même raison)
    4/ livrable sur le site payant et libre
    5/ livrable sur le site gratuit et libre (j'ai fait assez de business avec, maintenant je ne garde plus rien pour moi et me motive avec le nouveau)

    A noter qu'à partir de 2/ c'est libre ;-), le libre ne veut pas dire que le source doit être fourni en libre à tous, seulement à ceux qui reçoivent.