Ce que dit Nicolas, c'est aussi ce que pense les spécialistes ... en vulgarisation comme Roland Lehoucq :
La vulgarisation est non-intuitive pour un chercheur, parce qu’elle consiste essentiellement à faire des choix cornéliens pour ne dire en un temps forcément limité que ce qui est le plus utile pour le grand public. Très souvent, le travail du chercheur, toute son intelligence, tous les efforts qu’il a fournis pendant sa carrière, concernent un domaine très restreint. Évidemment, c’est de son domaine d’expertise qu’il veut parler. Mais le grand public, pour comprendre les raisons qui ont amené le chercheur à travailler sur ce domaine, a besoin d’un certain nombre de prérequis. Et si ces prérequis sont inexistants, ou trop courts, le public ne peut pas comprendre l’intérêt du sujet et ses problématiques étudiées. Il faut donc y consacrer du temps alors que ce sont des généralités pour les chercheurs et les chercheuses. Il faut ainsi passer, sur une heure de conférence, quarante-cinq minutes à exposer les prérequis et quinze minutes à expliquer son domaine de recherche. Il faut se mettre au service de la discipline, s’effacer et éviter ce « syndrome du spécialiste », qui consiste à parler uniquement de ce qui est important pour soi, de ses 10 ou 15 années de recherche. C’est une démarche tout à fait légitime, mais le chercheur qui tombe dans ce piège risque de perdre son public !
[^] # Re: Mauvaise idée...
Posté par Big Pete . En réponse au journal vers un sciencefr.org ?. Évalué à 5.
Ce que dit Nicolas, c'est aussi ce que pense les spécialistes ... en vulgarisation comme Roland Lehoucq :
https://blogrecherche.wp.imt.fr/2018/02/15/science-fiction-roland-lehoucq/
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.