Je comprends ton énervement (vu comment le problème te touche de près), mais je pense pas que Renault soit de mauvaise foi (aussi dur que ça puisse nous paraître à accepter, l'inverse étant probablement vrai pour lui aussi), c'est juste que sur ce genre de sujets, considérer la position contre exige d'accepter que les instances qui nous dirigent, ne sont pas seulement en général incompétentes, mais aussi cupides et désintéressés. Du coup, il a, je crois, eu du mal à s'imaginer pourquoi on écrit certains arguments, ni quelle est l'essence de l'argument ni pourquoi on y accorde de la valeur, et du coup répond à côté, puis se répète (et nous aussi).
Mets toi à sa place (du moins telle que je me l'imagine) : (hypothèses) les entités qui évaluent la gravité des catastrophes sont sérieuses et disposent de plus d'informations que nous (a priori), donc elles ne peuvent pas trop sous-estimer les conséquences (en tous cas, elles ne peuvent pas faire pire que nous, simples individus émotifs). De même, elles ne peuvent pas trop sous-estimer les coûts du nucléaire, ni sur-estimer l'avenir du nucléaire ou être trop optimistes quand à la réception. Si un gouvernement décide de mettre en place une politique nucléaire, c'est parce qu'il s'inquiète du changement climatique. Et si un gouvernement participe à des conférences sur le changement climatique, c'est parce qu'il veut faire quelque chose pour y remédier (pas pour profiter du problème pour faire des profits avec des marchés de quotas etc., qui malgré leur imperfection seraient je suppose la meilleure solution que des experts ont trouvé). De façon analogue, si un gouvernement désinforme à propos des masques en début de covid, c'est pour de bonnes raisons (experts pas clairs sur leur utilité, ou rassurer pour cacher la pénurie, etc.; je me souviens pas avoir lu l'opinion de Renault sur le sujet, mais, si j'ai un minimum compris sa façon de penser, c'est probablement ceci ?). Refuser le nucléaire, c'est accepter le changement climatique de plein fouet, puisque les experts nous disent qu'on aura jusqu'à 20% de nucléaire et qu'on pourra au mieux diviser la consommation par 3 et pas par 5 !
Bref, j'ai du mal à m'imaginer en train de penser de cette façon que toute mon expérience me crierait comme hautement improbable, mais je pense que c'est sous un angle approchant ceci qu'il faut essayer de comprendre sa position. En bref, si le nucléaire ne valait pas le coup, ce serait improbable qu'autant d'experts d'institutions connues nous le recommandent, donc si on tient cette position, c'est qu'on est pas raisonnables.
[^] # Re: N'importe quoi...
Posté par anaseto . En réponse au lien Électricité bas carbone et vision politique en cette période de canicule. Évalué à 1.
Je comprends ton énervement (vu comment le problème te touche de près), mais je pense pas que Renault soit de mauvaise foi (aussi dur que ça puisse nous paraître à accepter, l'inverse étant probablement vrai pour lui aussi), c'est juste que sur ce genre de sujets, considérer la position contre exige d'accepter que les instances qui nous dirigent, ne sont pas seulement en général incompétentes, mais aussi cupides et désintéressés. Du coup, il a, je crois, eu du mal à s'imaginer pourquoi on écrit certains arguments, ni quelle est l'essence de l'argument ni pourquoi on y accorde de la valeur, et du coup répond à côté, puis se répète (et nous aussi).
Mets toi à sa place (du moins telle que je me l'imagine) : (hypothèses) les entités qui évaluent la gravité des catastrophes sont sérieuses et disposent de plus d'informations que nous (a priori), donc elles ne peuvent pas trop sous-estimer les conséquences (en tous cas, elles ne peuvent pas faire pire que nous, simples individus émotifs). De même, elles ne peuvent pas trop sous-estimer les coûts du nucléaire, ni sur-estimer l'avenir du nucléaire ou être trop optimistes quand à la réception. Si un gouvernement décide de mettre en place une politique nucléaire, c'est parce qu'il s'inquiète du changement climatique. Et si un gouvernement participe à des conférences sur le changement climatique, c'est parce qu'il veut faire quelque chose pour y remédier (pas pour profiter du problème pour faire des profits avec des marchés de quotas etc., qui malgré leur imperfection seraient je suppose la meilleure solution que des experts ont trouvé). De façon analogue, si un gouvernement désinforme à propos des masques en début de covid, c'est pour de bonnes raisons (experts pas clairs sur leur utilité, ou rassurer pour cacher la pénurie, etc.; je me souviens pas avoir lu l'opinion de Renault sur le sujet, mais, si j'ai un minimum compris sa façon de penser, c'est probablement ceci ?). Refuser le nucléaire, c'est accepter le changement climatique de plein fouet, puisque les experts nous disent qu'on aura jusqu'à 20% de nucléaire et qu'on pourra au mieux diviser la consommation par 3 et pas par 5 !
Bref, j'ai du mal à m'imaginer en train de penser de cette façon que toute mon expérience me crierait comme hautement improbable, mais je pense que c'est sous un angle approchant ceci qu'il faut essayer de comprendre sa position. En bref, si le nucléaire ne valait pas le coup, ce serait improbable qu'autant d'experts d'institutions connues nous le recommandent, donc si on tient cette position, c'est qu'on est pas raisonnables.