Relachement d'une faible quantité de radioactivité, évacuation de population dans un rayon de 8 km, un réacteur détruit et 1 milliard de dollars pour nettoyer.
C'est l'ASN qui vérifie ça et s'en occupe, pas EDF. C'est d'ailleurs la cause de certains retards de l'EPR.
Donc si une centrale tourne, c'est que l'ASN juge l'installation conforme aux normes de sûreté et ce peu importe le coût que cela nécessite pour atteindre ce résultat.
Et donc une bonne façon de construire une centrale c'est de laisser EDF faire n'importe quoi en espérant que l'ASN ne ratera aucune bourde ? C'est une nouvelle version de la norme ISO 9000 ?
Avec ce genre de raisonnement on ne devrait rien construire, on a eu des rupture de barrages hydroélectriques, des usines de toute sorte qui ont eu des incidents, des mines qui se sont effondrés, des coups de grisou, des accidents de voitures ou ferroviaires ou d'avions à tout va, etc. Et pourtant globalement toutes ces installations et technologies sont devenues plus sûres avec le temps car les normes de ces secteurs ont changé, la technologie a progressé, les normes et la mentalité autour de l'acceptation du risque ont changé aussi. Mais pour le nucléaire non, une erreur du passé doit condamner la filière à vie ?
Quand une techno est assez dangereuse pour rayer le pays de la carte, on n'a pas vraiment le droit à l'erreur. Maintenant, il y a également d'autres technos qu'on devait certainement arrêter, et certainement avant le nucléaire, mais ça n'enlève rien au problème.
Ce sont des installations plus volumineuses, avec moins de couches de protection des parties radioactives et le gaz employé a engendré pas mal de corrosion sur certaines structures.
Donc il y a plus de travail en volume et ce travail est plus difficile à faire.
Je ne suis pas expert donc je veux bien te croire mais j'ai quand même des doutes. Brennilis est une petite centrale et je ne vois pas en quoi les échangeurs de chaleur seraient plus volumineux que les générateurs de vapeur des REP. Et dans tous les cas, peu importe, EDF annoncait un démantèlement vite-fait bien-fait mais dans les faits ce n'est pas le cas. Donc on peut quand même avoir des doutes sur ce qu'ils annoncent aujourd'hui même si bien-sûr "ce n'est pas pareil".
Ce n'est pas un hasard si Chooz A (qui est un REP) a un calendrier de démantèlement respecté à ce jour et que EDF pense le démanteler bien avant les autres types de centrales.
Peut-être justement parce que "notre" REP est une techno américaine et qu'EDF sous-traite le démantèlement des parties sensibles.
Cela reflète la faisabilité technique de la chose.
Et bien tant mieux, 40 ans après en avoir déployé sur toute la France, c'est rassurant... Et on attendra de voir les couts et délais réels avant de conclure. Et aussi de voir s'ils ne nous font pas un coup à la Maine Yankee, où le "retour à la terre" comporte un stockage à haute activité coutant 8 millions de dollars par an...
[^] # Re: N'importe quoi...
Posté par nokomprendo . En réponse au lien Électricité bas carbone et vision politique en cette période de canicule. Évalué à 3.
Relachement d'une faible quantité de radioactivité, évacuation de population dans un rayon de 8 km, un réacteur détruit et 1 milliard de dollars pour nettoyer.
Et donc une bonne façon de construire une centrale c'est de laisser EDF faire n'importe quoi en espérant que l'ASN ne ratera aucune bourde ? C'est une nouvelle version de la norme ISO 9000 ?
Quand une techno est assez dangereuse pour rayer le pays de la carte, on n'a pas vraiment le droit à l'erreur. Maintenant, il y a également d'autres technos qu'on devait certainement arrêter, et certainement avant le nucléaire, mais ça n'enlève rien au problème.
Je ne suis pas expert donc je veux bien te croire mais j'ai quand même des doutes. Brennilis est une petite centrale et je ne vois pas en quoi les échangeurs de chaleur seraient plus volumineux que les générateurs de vapeur des REP. Et dans tous les cas, peu importe, EDF annoncait un démantèlement vite-fait bien-fait mais dans les faits ce n'est pas le cas. Donc on peut quand même avoir des doutes sur ce qu'ils annoncent aujourd'hui même si bien-sûr "ce n'est pas pareil".
Peut-être justement parce que "notre" REP est une techno américaine et qu'EDF sous-traite le démantèlement des parties sensibles.
Et bien tant mieux, 40 ans après en avoir déployé sur toute la France, c'est rassurant... Et on attendra de voir les couts et délais réels avant de conclure. Et aussi de voir s'ils ne nous font pas un coup à la Maine Yankee, où le "retour à la terre" comporte un stockage à haute activité coutant 8 millions de dollars par an...