Je me retrouve à 100% dans ça. J'ai fait toutes sortes de job, y compris des trucs très cons et qui pouvaient être considérés comme "peu satisfaisant", mais si sur le moment j'avais l'impression de "faire quelque chose", alors ça allait. À l'inverse si je ne trouve pas d'intérêt à ce que je fais, à la fin de la semaine je commence à regarder les offres d'emploi pour d'autres job...
C'est vraiment ma motivation principale : essayer de trouver le flow, m'abstraire dans ma tâche en cours, et finir la journée en ayant l'impression d'avoir fait "quelque chose".
d) les gens autour.
Ça c'est le second point important pour moi au travail. Je n'y vais pas pour les gens, je ne suis pas une passionnée des relations amicales au travail, mais j'ai besoin que tout le monde se comporte en être humain digne pour me sentir bien. Dans mes derniers jobs, je faisais passer des principes de communication "saine" (type CNV) à mes collègues, et les ambiances un peu délétères finissaient par s'améliorer au fil des semaines. J'ai aussi quitté des jobs où la hiérarchie traitait les salariés comme des gens à exploiter.
Avoir un salaire est pour moi une motivation à chercher du travail, mais pas pour y rester. Un excellent salaire ne me convaincrait pas de faire dans la durée un travail où je m'ennuie. Un week-end ou une semaine, oui, parce qu'il y a le challenge de la découverte, toute l'excitation à comprendre comment ça marche dans la structure ; une fois que je commence à avoir mes marques, faut que je trouve de quoi "gagner ma vie", et ça n'a rien de pécunier : gagner sa vie, c'est ne pas perdre les heures de sa vie dans un truc qui rend malheureux, c'est trouver comment maximiser le bonheur vécu chaque jour. Et encore une fois, ça peut se trouver dans des tâches à la noix... ouf !
Je précise aussi que cet état d'esprit n'est pas lié au fait d'être dans une branche "porteuse". Simplement, je sais ce qu'est la vraie précarité, la survie, et ça ne me fait pas suffisamment peur pour accepter un job qui ne me plaît pas. Il y a eu des moments de très grosses galères, mais je ne regrette rien : même mes choix foireux m'ont appris des choses, qui m'ont permis de vivre de meilleures choses ensuite.
Cela fait quelques années maintenant que mon état de santé ne me permet plus de prétendre à un job salarié. Ça a été vraiment dur au début, j'ai passé les trois premières années à essayer de voir comment concilier une activité rémunérée et mon handicap, parce que pour moi, le travail, c'est une occasion de s'éclater, de "faire des choses" : sans ça, j'avais l'impression que je n'avais plus de vie (sans parler du regard de la société sur les gens malades et sans travail... la lie !). Finalement j'en fait mon deuil, je me rends compte que le temps que je peux mettre dans les activités associatives est une forme de travail aussi, que je continue à apprendre, à faire des choses, à avoir une certaine utilité pour le monde qui m'entoure. Ce n'est pas vraiment différent de la façon dont je considérais mes jobs, même s'il n'y a pas de salaire.
Je suis triste quand je vois les témoignages en réponse à ce journal : tellement de gens qui perdent leur vie dans un travail ! Il n'y a pas de temps pour ça, la vie est courte, chaque jour devrait être rempli de satisfaction, autant que possible. Faire un bilan de compétence peut vraiment être utile, histoire d'aller vers un truc plus plaisant. Ou un travail psy, ça peut vraiment aider à trouver ce qui bloque l'accès au bonheur. Ou parfois simplement répondre à la question "qu'est-ce qui est important dans ma vie ? qu'est-ce qui ne me va pas actuellement" et bosser à changer ça, une fois que c'est bien identifié. Le mieux c'est de faire les trois ; j'ai alterné entre ces trois actions régulièrement et ça n'a jamais été du temps perdu ;)
[^] # Re: Plusieurs angles
Posté par Zatalyz (site web personnel) . En réponse au journal Quelles sont vos motivations au travail ?. Évalué à 10.
Je me retrouve à 100% dans ça. J'ai fait toutes sortes de job, y compris des trucs très cons et qui pouvaient être considérés comme "peu satisfaisant", mais si sur le moment j'avais l'impression de "faire quelque chose", alors ça allait. À l'inverse si je ne trouve pas d'intérêt à ce que je fais, à la fin de la semaine je commence à regarder les offres d'emploi pour d'autres job...
C'est vraiment ma motivation principale : essayer de trouver le flow, m'abstraire dans ma tâche en cours, et finir la journée en ayant l'impression d'avoir fait "quelque chose".
Ça c'est le second point important pour moi au travail. Je n'y vais pas pour les gens, je ne suis pas une passionnée des relations amicales au travail, mais j'ai besoin que tout le monde se comporte en être humain digne pour me sentir bien. Dans mes derniers jobs, je faisais passer des principes de communication "saine" (type CNV) à mes collègues, et les ambiances un peu délétères finissaient par s'améliorer au fil des semaines. J'ai aussi quitté des jobs où la hiérarchie traitait les salariés comme des gens à exploiter.
Avoir un salaire est pour moi une motivation à chercher du travail, mais pas pour y rester. Un excellent salaire ne me convaincrait pas de faire dans la durée un travail où je m'ennuie. Un week-end ou une semaine, oui, parce qu'il y a le challenge de la découverte, toute l'excitation à comprendre comment ça marche dans la structure ; une fois que je commence à avoir mes marques, faut que je trouve de quoi "gagner ma vie", et ça n'a rien de pécunier : gagner sa vie, c'est ne pas perdre les heures de sa vie dans un truc qui rend malheureux, c'est trouver comment maximiser le bonheur vécu chaque jour. Et encore une fois, ça peut se trouver dans des tâches à la noix... ouf !
Je précise aussi que cet état d'esprit n'est pas lié au fait d'être dans une branche "porteuse". Simplement, je sais ce qu'est la vraie précarité, la survie, et ça ne me fait pas suffisamment peur pour accepter un job qui ne me plaît pas. Il y a eu des moments de très grosses galères, mais je ne regrette rien : même mes choix foireux m'ont appris des choses, qui m'ont permis de vivre de meilleures choses ensuite.
Cela fait quelques années maintenant que mon état de santé ne me permet plus de prétendre à un job salarié. Ça a été vraiment dur au début, j'ai passé les trois premières années à essayer de voir comment concilier une activité rémunérée et mon handicap, parce que pour moi, le travail, c'est une occasion de s'éclater, de "faire des choses" : sans ça, j'avais l'impression que je n'avais plus de vie (sans parler du regard de la société sur les gens malades et sans travail... la lie !). Finalement j'en fait mon deuil, je me rends compte que le temps que je peux mettre dans les activités associatives est une forme de travail aussi, que je continue à apprendre, à faire des choses, à avoir une certaine utilité pour le monde qui m'entoure. Ce n'est pas vraiment différent de la façon dont je considérais mes jobs, même s'il n'y a pas de salaire.
Je suis triste quand je vois les témoignages en réponse à ce journal : tellement de gens qui perdent leur vie dans un travail ! Il n'y a pas de temps pour ça, la vie est courte, chaque jour devrait être rempli de satisfaction, autant que possible. Faire un bilan de compétence peut vraiment être utile, histoire d'aller vers un truc plus plaisant. Ou un travail psy, ça peut vraiment aider à trouver ce qui bloque l'accès au bonheur. Ou parfois simplement répondre à la question "qu'est-ce qui est important dans ma vie ? qu'est-ce qui ne me va pas actuellement" et bosser à changer ça, une fois que c'est bien identifié. Le mieux c'est de faire les trois ; j'ai alterné entre ces trois actions régulièrement et ça n'a jamais été du temps perdu ;)