Je me retrouve dans ces 4 sources mais je ne mets pas le même poids à chaque.
En ce qui me concerne, ce qui m'intéresse c'est sans doute de devenir meilleur à ce que je fais. Je ne saurais expliquer pourquoi et je n'ai pas envie de chercher, je sais juste que ça me stimule.
Au travail ce sera ma première motivation : atteindre un objectif en apprenant des choses au passage. Construire un logiciel, un outil, du mieux que je peux, en le découpant en petites tâches que je résoudrai une à une pour construire quelque chose de plus grand et d'utile à quelqu'un. J'apprends en pratiquant et l'aboutissement du projet, la confrontation au public, sert à confirmer que je m'en suis bien sorti.
Ensuite les technos jouent beaucoup. De tous les langages que j'ai essayé, je préfère faire du C++. J'ai trouvé insupportable d'utiliser Unity. Les langages du web et tout l'écosystème qui va avec m'ennuient. J'aime aussi bosser avec un tooling léger, moins il y en a, mieux je me porte. En gros tu me files Linux + CMake + Bash + GCC et je suis heureux.
Je dirais donc énormément pour « maîtrise » (il faut que ce soit un peu plus compliqué que ce que je sais faire), beaucoup pour « autonomie » (je choisis mes outils et contribue à la méthode de résolution) et pas mal de « sens » (il faut que ce que je fais serve à quelqu'un).
Pour ce qui est de l'effet tribu, il y a de ça aussi. Effectivement c'est mieux si je suis en phase avec les collègues et que nous marchons en rythme vers un objectif commun, en accord sur les méthodes. Je ne suis pas sûr cependant qu'on puisse trouver ça dans de grandes équipes ; à un moment il y a forcément des profils disons moins stimulants. Et puis il faut voir ce que chacun apporte. J'ai eu un collègue qui était très bon sur un domaine où j'étais nul, mais à côté de ça son code était plutôt médiocre et il n'avait aucune intention de faire des efforts sur ce point. Au final il n'y a pas grand chose à faire, chacun apporte sa contribution au projet.
Tu passes sur le salaire mais ça a sa pertinence aussi, pas tant pour la somme que pour le symbole de reconnaissance. Avoir une renégociation genre une fois par an avec une petite augmentation, c'est rassurant. A contrario, voir le coût de la vie augmenter et son revenu stagner, ça donne l'impression d'être coincé dans une impasse, c'est démotivant. Pareil pour les primes, recevoir une prime quand on dépasse les attentes, c'est encourageant. Sans ça on fait vite le ratio revenu sur effort et on arrête les efforts.
# Plein de trucs
Posté par Julien Jorge (site web personnel) . En réponse au journal Quelles sont vos motivations au travail ?. Évalué à 9.
Je me retrouve dans ces 4 sources mais je ne mets pas le même poids à chaque.
En ce qui me concerne, ce qui m'intéresse c'est sans doute de devenir meilleur à ce que je fais. Je ne saurais expliquer pourquoi et je n'ai pas envie de chercher, je sais juste que ça me stimule.
Au travail ce sera ma première motivation : atteindre un objectif en apprenant des choses au passage. Construire un logiciel, un outil, du mieux que je peux, en le découpant en petites tâches que je résoudrai une à une pour construire quelque chose de plus grand et d'utile à quelqu'un. J'apprends en pratiquant et l'aboutissement du projet, la confrontation au public, sert à confirmer que je m'en suis bien sorti.
Ensuite les technos jouent beaucoup. De tous les langages que j'ai essayé, je préfère faire du C++. J'ai trouvé insupportable d'utiliser Unity. Les langages du web et tout l'écosystème qui va avec m'ennuient. J'aime aussi bosser avec un tooling léger, moins il y en a, mieux je me porte. En gros tu me files Linux + CMake + Bash + GCC et je suis heureux.
Je dirais donc énormément pour « maîtrise » (il faut que ce soit un peu plus compliqué que ce que je sais faire), beaucoup pour « autonomie » (je choisis mes outils et contribue à la méthode de résolution) et pas mal de « sens » (il faut que ce que je fais serve à quelqu'un).
Pour ce qui est de l'effet tribu, il y a de ça aussi. Effectivement c'est mieux si je suis en phase avec les collègues et que nous marchons en rythme vers un objectif commun, en accord sur les méthodes. Je ne suis pas sûr cependant qu'on puisse trouver ça dans de grandes équipes ; à un moment il y a forcément des profils disons moins stimulants. Et puis il faut voir ce que chacun apporte. J'ai eu un collègue qui était très bon sur un domaine où j'étais nul, mais à côté de ça son code était plutôt médiocre et il n'avait aucune intention de faire des efforts sur ce point. Au final il n'y a pas grand chose à faire, chacun apporte sa contribution au projet.
Tu passes sur le salaire mais ça a sa pertinence aussi, pas tant pour la somme que pour le symbole de reconnaissance. Avoir une renégociation genre une fois par an avec une petite augmentation, c'est rassurant. A contrario, voir le coût de la vie augmenter et son revenu stagner, ça donne l'impression d'être coincé dans une impasse, c'est démotivant. Pareil pour les primes, recevoir une prime quand on dépasse les attentes, c'est encourageant. Sans ça on fait vite le ratio revenu sur effort et on arrête les efforts.