Si la police accepte d'enregistrer une plainte, elle fait automatiquement baisser les indicateurs envoyés chaque mois aux directions puis relayés au ministère après correction. Et ça, c'est très très mauvais pour l'avancement car ça veut dire qu'on demande plus de personnel et de matériel.
Donc la pratique communément admise et fortement encouragée si on veut une faire une longue et belle carrière est de décourager le plus de monde possible de déposer plainte ou de dire qu'on enregistre la plainte mais en réalité faire une simple main courante (non enregistrée dans l'informatique) ou pour la gendarmerie un procès-verbal.
Pour contourner ce premier filtrage, je conseille de faire une pré-plainte en ligne sur https://www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr. C'est aussi conçu pour décourager les plaignants (compter au moins une à 2 heures) mais ça oblige la police ou la gendarmerie à enregistrer une vrai plainte, ils ne peuvent plus contourner l'informatique.
Ensuite, très très peu de plaintes seront acceptés, le rejet pour "manque d'éléments de preuve" ou autre excuse bidonnée est aussi la règle implicite car le ministère de la justice a encore moins de moyens que celui de l'intérieur.
Voir alors https://www.quechoisir.org/lettre-type-justice-comment-porter-plainte-n959/
J'ai déjà vu une personne âgée victime de vol et d'agression sortir en pleurant d'une gendarmerie après s'être fait vertement envoyée promener par les gendarmes. J'ai une amie qui a été violée dans un cabinet d'avocats étant étudiante, sa plainte n'a jamais été prise en compte. On a encore un long chemin à faire avant d'avoir de vrais gardiens de la paix. La loi du silence et la mutation pour ne pas faire de vague sont toujours de règle, comme dans l'armée et l'église. Ces pratiques historiques encouragent de fait le harcèlement, les violences, le je-m’en-foutisme et finissent par faire perdre le sens du bien commun.
# Plaintes
Posté par InfoLibre . En réponse au journal J’ai testé pour vous : se faire usurper son identité. Évalué à 10. Dernière modification le 25 juillet 2020 à 16:20.
Si la police accepte d'enregistrer une plainte, elle fait automatiquement baisser les indicateurs envoyés chaque mois aux directions puis relayés au ministère après correction. Et ça, c'est très très mauvais pour l'avancement car ça veut dire qu'on demande plus de personnel et de matériel.
Donc la pratique communément admise et fortement encouragée si on veut une faire une longue et belle carrière est de décourager le plus de monde possible de déposer plainte ou de dire qu'on enregistre la plainte mais en réalité faire une simple main courante (non enregistrée dans l'informatique) ou pour la gendarmerie un procès-verbal.
Pour contourner ce premier filtrage, je conseille de faire une pré-plainte en ligne sur https://www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr. C'est aussi conçu pour décourager les plaignants (compter au moins une à 2 heures) mais ça oblige la police ou la gendarmerie à enregistrer une vrai plainte, ils ne peuvent plus contourner l'informatique.
Ensuite, très très peu de plaintes seront acceptés, le rejet pour "manque d'éléments de preuve" ou autre excuse bidonnée est aussi la règle implicite car le ministère de la justice a encore moins de moyens que celui de l'intérieur.
Voir alors https://www.quechoisir.org/lettre-type-justice-comment-porter-plainte-n959/
J'ai déjà vu une personne âgée victime de vol et d'agression sortir en pleurant d'une gendarmerie après s'être fait vertement envoyée promener par les gendarmes. J'ai une amie qui a été violée dans un cabinet d'avocats étant étudiante, sa plainte n'a jamais été prise en compte. On a encore un long chemin à faire avant d'avoir de vrais gardiens de la paix. La loi du silence et la mutation pour ne pas faire de vague sont toujours de règle, comme dans l'armée et l'église. Ces pratiques historiques encouragent de fait le harcèlement, les violences, le je-m’en-foutisme et finissent par faire perdre le sens du bien commun.