• [^] # Re: Je ne sais pas

    Posté par . En réponse au journal Les syndicats mentent-ils ?. Évalué à 10.

    Bonjour,
    Je ne pense pas que ce soient les syndicats qui inventent les acronymes, ou pondent les documents de plus 200 pages (comme ce fût le cas pour la loi de programmation pluriannuelle de la recherche je crois) qui parviennent "tardivement" (4-5 jours à peine avant la réunion, parfois moins) aux mandatés.
    En tout cas, pour ma part, bien que syndiqué j'y suis allergique, mais la technostructure nous les impose.
    De même que le franglais dans les réunions, les "groupes de travail" à n'en plus finir où on nous banane et nous endort et autres commissions "consultatives" où l'on peut donner un avis, parfois même intersyndical (c'est rare mais ça arrive) unanime qui soit contraire aux attentes de la hiérarchie, qui passera donc en force. Voilà la gueule du "dialogue social" dont il est question donc.
    Pour en revenir à la loi en question, qui est proprement imbuvable pour la plupart des gens concernés, et encore plus pour les extérieurs à ce microcosme, vous en lirez si vous le souhaitez des analyses, que certains trouveront sans doute partisanes, sur les sites de nombreux collectifs comme sauvonsluniversite ou par exemple: https://academia.hypotheses.org/24364
    Au moment de la crise du SARS-COV2, vous trouverez sans peine des tribunes de chercheurs spécialistes des coronavirus contraints soit de réduire leurs recherches, soit de changer de thématiques car celles-ci furent "passées de mode" quelques années après la première épidémie de SARS-COV de 2003.
    Cette "nouvelle" loi va amplifier ces phénomènes de "mode" où l'on multiplie les appels à projet sur les sujets en vogue du moment (un jour la "bioinformatique", puis "les nanotechnologies", puis "l'intelligence artificielle" etc...) sous couvert d'accélérer "l'innovation".
    Si la menuiserie de mon grand-père avait fonctionné de la sorte, les employés auraient tous passé plus de temps à remplir des dossiers pour acheter chacun du bois, de la colle et des rabots qu'à faire des meubles!

    Après pour répondre à d'autres intervenants un peu en amont dans ce fil de discussion, si vous pensez que le rôle d'un syndicat consiste à accepter de vous faire subir 50 coups de fouet au lieu de 100 alors que vous êtes innocents, et bien vous en trouverez qui sauront défendre cette ligne. Pour ma part je fais plutôt miens ces mots d'un ancien secrétaire confédéral de la CGT:
    "Une régression ne se négocie pas, elle se combat".